Libye: L'ONU dénonce des enlèvements et détentions de figures publiques

La Mission d'appui de l'ONU en Libye (Manul) a exprimé jeudi son inquiétude face à des enlèvements, détentions et disparitions forcées de citoyens et de figures publiques (Photo, AFP).
La Mission d'appui de l'ONU en Libye (Manul) a exprimé jeudi son inquiétude face à des enlèvements, détentions et disparitions forcées de citoyens et de figures publiques (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Vendredi 14 juillet 2023

Libye: L'ONU dénonce des enlèvements et détentions de figures publiques

  • L'ONU est «profondément préoccupée par les enlèvements continus, les arrestations arbitraires et les disparitions de citoyens et de personnalités publiques»
  • La mission onusienne a appelé les autorités libyennes et les organes de sécurité à «libérer toutes les personnes détenues arbitrairement»

TRIPOLI: La Mission d'appui de l'ONU en Libye (Manul) a exprimé jeudi son inquiétude face à des enlèvements, détentions et disparitions forcées de citoyens et de figures publiques, dont un ancien ministre, mettant en garde contre l'instauration d'un climat de peur et de tensions.

L'ONU est "profondément préoccupée par les enlèvements continus, les arrestations arbitraires et les disparitions de citoyens et de personnalités publiques par différents organes de sécurité en Libye", selon un communiqué paru jeudi.

Faraj Abderrahmane Boumtari, ancien ministre des Finances en 2018 du gouvernement d'union nationale, "a été interpellé mercredi à son arrivée à l'aéroport de Mitiga (Tripoli) et conduit dans un lieu inconnu", a indiqué la Manul.

Selon les médias locaux, il aurait été arrêté par des agents de l'Organe de la Sécurité Intérieure (OSI), mais cette information n'a pas encore été confirmée par les autorités.

Des membres de la tribu de Faraj Abderrahmane Boumtari, les Zouaya, ont menacé jeudi de bloquer les terminaux pétroliers de l'est du pays si l'ancien ministre n'était pas relâché.

Deux champs pétroliers dans le sud, al-Charara et al-Fil, d'où provient un tiers de la production d'or noir de la Libye, seraient déjà bloqués par des protestataires, selon des informations circulant sur les réseaux sociaux, non vérifiées par l'AFP.

Jeudi, "cinq membres du Haut Conseil d'Etat (HCE) ont été interdits de voyage au même aéroport", a annoncé la Manul, citant "des informations".

L'aéroport de Mitiga est tenu par les autorités mais aussi des organismes de sécurité qui ont chacun le pouvoir d'interdire aux voyageurs d'y entrer ou d'en sortir.

«Tensions intercommunautaires»

La mission onusienne a appelé les autorités libyennes et les organes de sécurité à "libérer toutes les personnes détenues arbitrairement, à garantir des enquêtes indépendantes" sur ces enlèvements.

Pour la Manul, ces dernières tensions génèrent un "climat de peur et alimentent les tensions intercommunautaires et inter-tribales", "défavorables à la tenue d'élections transparentes et inclusives ou à la réconciliation nationale".

Dotée des réserves de pétrole les plus abondantes d'Afrique, la Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 et secouée par des divisions entre l'est et l'ouest du pays.

Deux gouvernements s'y disputent le pouvoir depuis plus d'un an: l'un installé à Tripoli (ouest) et reconnu par l'ONU, dirigé par Abdelhamid Dbeibah, l'autre dans l'Est, soutenu par le puissant maréchal Khalifa Haftar.


Le Liban n'acceptera pas d'être entraîné dans le conflit, dit son Premier ministre

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
Short Url
  • Les autorités libanaises, dont le Premier ministre Nawaf Salam et le président Joseph Aoun, ont affirmé leur refus d’impliquer le Liban dans l’escalade entre les États-Unis, Israël et l’Iran, appelant à la sagesse et à la préservation de l’unité nationale
  • Le Hezbollah, affaibli par son récent conflit avec Israël, a reporté le discours de son chef Naïm Qassem et maintient une posture défensive

BEYROUTH: Les dirigeants libanais, qui craignent une implication du Hezbollah après les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, ont affirmé samedi qu'ils refusaient d'entraîner leur pays dans le conflit.

Le Hezbollah a annoncé qu'un discours de son chef Naïm Qassem, prévu à 13h00 GMT, était reporté "en raison des développements".

Les Etats-Unis et Israël ont mené samedi une série de frappes contre l'Iran qui a riposté, faisant craindre un embrasement régional.

"Je réitère que nous n'accepterons pas que quiconque entraîne le pays dans des aventures qui menacent sa sécurité et son unité", a affirmé le Premier ministre Nawaf Salam sur X.

"A la lumière des sérieux développements dans la région, j'appelle à nouveau tous les Libanais à agir avec sagesse et patriotisme et à placer les intérêts du Liban et de son peuple au-dessus de toute considération", a-t-il ajouté.

Le président Joseph Aoun a estimé dans un communiqué "nécessaire d'éviter au Liban les catastrophes des conflits extérieurs".

La coordinatrice spéciale de l'ONU au Liban, Jeanine Hennis, a exhorté "toutes les parties au Liban" de "donner la priorité, en paroles et en actes, à la nécessité de protéger le pays et son peuple des développements régionaux".

Peu avant le début des frappes, Israël a annoncé avoir visé des positions "des infrastructures" du Hezbollah dans le sud du Liban.

L'agence nationale d'information (ANI, officielle) a indiqué que des raids avaient visé des régions montagneuses où le Hezbollah est fortement implanté.

Le Liban a dit craindre des attaques d'Israël contre ses infrastructures civiles en cas d'élargissement du conflit avec l'Iran.

Le Hezbollah n'interviendra pas militairement en cas de frappes américaines "limitées" contre l'Iran, mais considérera toute atteinte contre le guide suprême, Ali Khamenei, comme une "ligne rouge", avait indiqué mercredi à l'AFP un responsable de cette formation.

Le chef du Hezbollah répète que sa formation est en "position défensive" mais a affirmé qu'elle s'estimerait "visée" par toute attaque américaine contre l'Iran.

Lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, le Hezbollah n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024, et l'accuse de se réarmer.


L’Arabie saoudite condamne les violations iraniennes de la souveraineté dans le Golfe et la région

Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
Short Url
  • L’Arabie saoudite dénonce des violations iraniennes de la souveraineté des Émirats, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, et soutient toute action de ces pays
  • Le Royaume appelle la communauté internationale à condamner ces actes et à prendre des mesures pour préserver la paix et la stabilité dans la région

RIYAD : L’Arabie saoudite a fermement condamné ce qu’elle a qualifié de violations iraniennes de l’autonomie de plusieurs États du Golfe et de la région, a indiqué le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Dans un communiqué officiel, le ministère a dénoncé ce qu’il a qualifié de « violation flagrante » de la souveraineté des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, exprimant sa pleine solidarité avec ces pays et son soutien à toute mesure qu’ils pourraient prendre.

Le Royaume a averti des graves conséquences de la poursuite de violations de l’autonomie des États et des atteintes au droit international, soulignant que de telles actions menacent la sécurité et la stabilité régionales.

L’Arabie saoudite a également appelé la communauté internationale à condamner les actions présumées de l’Iran et à prendre des mesures fermes pour faire face aux violations qui compromettent la paix et la stabilité dans la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Washington et Israël ont lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne, selon Netanyahu

Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
Short Url
  • Benjamin Netanyahu annonce qu’Israël et les États-Unis ont lancé une « opération » contre la « menace existentielle » que représente le régime iranien
  • Il appelle le peuple iranien à se soulever contre le pouvoir en place et à construire un « Iran libre et épris de paix »

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé samedi qu'Israël et les Etats-Unis avaient lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne et appelé les Iraniens à se soulever contre le pouvoir en place à Téhéran.

"Mes frères et soeurs, citoyens d'Israël, il y a peu, Israël et les Etats-Unis ont lancé une opération pour éliminer la menace existentielle que fait peser le régime terroriste en Iran", a déclaré M. Netanyahu dans un message vidéo.

"Notre action commune créera les conditions pour que le courageux peuple iranien prenne son destin en main", a ajouté M. Netanyahu. "Le temps est venu pour toutes les composantes du peuple iranien (...) de rejeter le joug de la tyrannie et de faire advenir un Iran libre et épris de paix".