Iran: Une détenue anglo-australienne transférée vers une prison tristement célèbre

Kylie Moore-Gilbert, conférencière en politiques du Moyen-Orient à l’Université de Melbourne, a été emprisonnée en septembre 2018 pour espionnage. (Capture d’écran/YouTube)
Kylie Moore-Gilbert, conférencière en politiques du Moyen-Orient à l’Université de Melbourne, a été emprisonnée en septembre 2018 pour espionnage. (Capture d’écran/YouTube)
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Publié le Mardi 28 juillet 2020

Iran: Une détenue anglo-australienne transférée vers une prison tristement célèbre

  • Moore-Gilbert était détenue à la prison d’Evin à Téhéran avant d’être transférée à la célèbre prison de Qarchak
  • L'Agence de presse des défenseurs des droits humains (HRANA) a affirmé que Qarchak avait la pire réputation parmi toutes les prisons pour femmes en Iran

LONDRES: Une ressortissante anglo-australienne purgeant une peine de 10 ans de prison en Iran a été transférée dans une prison du désert, tristement célèbre, et utilisée pour punir les prisonniers politiques, selon des responsables.

Kylie Moore-Gilbert, conférencière en politiques du Moyen-Orient à l’Université de Melbourne, a été emprisonnée en septembre 2018 pour espionnage. Elle a été jugée en secret alors qu’elle réfute avec fermeté toutes les charges portées contre elle.

Moore-Gilbert était détenue à la prison d’Evin à Téhéran avant d’être transférée à la célèbre prison de Qarchak située dans le désert, à l’est de la capitale.

L'Agence de presse des défenseurs des droits humains (HRANA) a affirmé que Qarchak avait la pire réputation parmi toutes les prisons pour femmes en Iran.

Elle est souvent utilisée pour punir les prisonniers politiques iraniens et ses conditions de détention ont été décrites comme atroces par les précédents prisonniers.

« C’est à la prison de Qarchak que sont détenus les prisonniers de droit commun. Elle est surpeuplée et certaines des détenues sont dangereuses », a affirmé Hadi Ghaemi, directeur du Centre pour les Droits Humains en Iran.

Avant son transfert, Moore-Gilbert avait été placée à l’isolement et avait fait plusieurs grèves de la faim.

Elle aurait été battue pour avoir essayé de réconforter de nouvelles prisonnières en transmettant des messages et en les inscrivant sur les murs de la prison.

Elle avait également refusé une offre de libération en échange d’espionnage au profit de l’Iran. « Je ne suis pas une espionne », a-t-elle écrit dans des lettres sorties clandestinement de la prison au mois de janvier.

« Je n’ai jamais été une espionne et je n’ai aucun intérêt à travailler pour un organisme d’espionnage dans n’importe quel pays. »

« Ils ne sont pas contents de la voir résister et refuser de coopérer », assure Ghaemi.

L’académicienne est empêchée d’entrer en contact avec sa famille, et les conditions de détention dans la prison du désert pèsent lourdement sur sa santé mentale.

« Je pense que je suis plongée dans un sérieux problème psychologique », a-t-elle écrit en janvier, « un problème aggravé par l’interdiction de recevoir tout appel téléphonique de ma famille. »

Reza Khandan, le mari de Nasri Sotoudeh, une avocate des droits de l’homme emprisonnée, a affirmé sur Facebook que Moore-Gilbert était « en très mauvaise forme. »

Elle lui aurait dit: « Je ne peux rien manger, je ne sais pas, je suis tellement déçue. Je suis complètement déprimée. »

Dans une déclaration faite mardi, le Département Australien des Affaires Etrangères et du Commerce a affirmé que « le cas de Dr Moore-Gilbert est l’une des priorités du gouvernement, ainsi que pour les responsables de notre ambassade à Téhéran. »

Le gouvernement australien a déclaré pour sa part qu’il tenait l’Iran pour responsable de « la sécurité et du bien-être » de Moore-Gilbert et qu’il « tentait d’urgence d’entrer en contact » avec elle.

L’Iran emprisonne fréquemment des ressortissants étrangers pour des raisons infondées. La mère de famille anglo-iranienne Nazanin Zaghari-Ratcliffe est détenue dans la prison d’Evin depuis 2016. Elle est accusée de « complot pour renverser le gouvernement iranien », et réfute également avec véhémence ces charges contre elles.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.


Le Premier ministre irakien condamne une « attaque de drone» au-dessus d'Erbil

Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une "attaque de drones" qui a violé l'espace aérien d'Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus. (AFP)
Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une "attaque de drones" qui a violé l'espace aérien d'Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus. (AFP)
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  • Il s'agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil depuis le début d'un fragile cessez-le-feu en avril
  • Les forces kurdes de lutte antiterroriste ont assuré que les forces de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis avaient "abattu et détruit huit drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil entre 20H53 et 21H20"

ERBIL: La coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis a abattu plusieurs drones mercredi au-dessus d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, ont annoncé les forces kurdes.

Des journalistes de l'AFP ont dit avoir vu des drones survoler Erbil, dans le nord de l'Irak, avant d'être touchés par la défense antiaérienne, provoquant des explosions et une fumée visible près du consulat américain, qui a déjà été la cible d'attaques de drones et de roquettes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Il s'agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil depuis le début d'un fragile cessez-le-feu en avril.

Les forces kurdes de lutte antiterroriste ont assuré que les forces de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis avaient "abattu et détruit huit drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil entre 20H53 et 21H20" (17H53 et 18H20 GMT).

Il n'a pas été fait état de victimes.

Aucun groupe n'a revendiqué ces attaques dans l'immédiat. Elles coïncident avec la visite du nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi à Washington, où il a rencontré le président américain Donald Trump.

Le Kurdistan irakien, une région riche en pétrole où sont présentes des forces américaines, a été visé depuis le début de la guerre déclenchée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël le 28 février. Des groupes armés irakiens pro-iraniens ont été à l'origine de la plupart de ces attaques.

Ceux-ci ont pris pour cible plus de 600 fois des installations américaines en Irak.

L'Iran a également procédé à des frappes contre des rebelles kurdes iraniens basés au Kurdistan irakien pendant la guerre et même après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

 


L'Iran menace de réduire à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées 

L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques. (AFP)
L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques. (AFP)
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  • "Toutes les infrastructures de la région seront écrasées sous les coups d'acier des puissantes forces armées de la République islamique d'Iran, à tel point qu'il n'en restera aucune trace, comme si elles n'avaient jamais existé"
  • Donald Trump a affirmé mardi sur la chaîne Fox News qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations"

TEHERAN: L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques.

"Toutes les infrastructures de la région seront écrasées sous les coups d'acier des puissantes forces armées de la République islamique d'Iran, à tel point qu'il n'en restera aucune trace, comme si elles n'avaient jamais existé", a affirmé le commandement interarmées iranien dans un communiqué réagissant aux menaces proférées par le président américain.

Donald Trump a affirmé mardi sur la chaîne Fox News qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations".