Cambodge: élections sans suspense dimanche, passation en vue entre Hun Sen et son fils

Hun Manet, commandant de l'armée royale cambodgienne et fils aîné du Premier ministre Hun Sen, salue des partisans lors d'un rassemblement électoral à Phnom Penh le 21 juillet 2023. (AFP)
Hun Manet, commandant de l'armée royale cambodgienne et fils aîné du Premier ministre Hun Sen, salue des partisans lors d'un rassemblement électoral à Phnom Penh le 21 juillet 2023. (AFP)
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Publié le Vendredi 21 juillet 2023

Cambodge: élections sans suspense dimanche, passation en vue entre Hun Sen et son fils

  • Imposer son fils, «c'est un coup de poignard dans le dos du peuple cambodgien» de la part du dirigeant, selon Phil Robertson de Human Rights Watch
  • Les détracteurs de Hun Sen l'accusent d'avoir fait reculer les libertés et utilisé le système judiciaire pour museler ses adversaires

PHNOM PENH: Les Cambodgiens sont appelés à renouveler dimanche une Assemblée nationale totalement acquise au Premier ministre Hun Sen, au cours d'une élection largement qualifiée de simulacre, toute opposition crédible ayant été exclue.

Dans ce scrutin étroitement contrôlé par le régime, le Parti du peuple cambodgien (PPC) de Hun Sen, qui occupe les 125 sièges de la chambre sortante, devrait de nouveau facilement obtenir une large majorité.

Au pouvoir depuis 38 ans, le Premier ministre âgé de 70 ans, aux méthodes jugées autoritaires, postule pour un nouveau mandat avec la quasi garantie de l'obtenir.

Le dirigeant prépare désormais son héritage, souhaitant cimenter le contrôle avant de passer le relais - peut-être d'ici 3 à 4 semaines, a-t-il déclaré dans une interview cette semaine - à son fils aîné, le général quatre étoiles Hun Manet, formé aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

"Dans le meilleur des cas, une fois au pouvoir, Hun Manet permettrait à un parti d'opposition aujourd'hui brimé comme le Parti de la bougie de participer aux élections, sans réelle chance de gagner", déclare à l'AFP Sebastian Strangio, auteur d'un ouvrage sur le Cambodge sous Hun Sen.

Imposer son fils, "c'est un coup de poignard dans le dos du peuple cambodgien" de la part du dirigeant, selon Phil Robertson de Human Rights Watch, une ONG de défense des droits humains.

"Aujourd'hui est un jour de victoire pour nous", a lancé Hun Manet vendredi matin lors du dernier rassemblement de la campagne, promettant que le royaume retrouvera la fierté de l'empire khmer qui domina la région pendant 500 ans au Moyen Age.

Face à une marée de supporters, sous un portrait géant de son père, il a exhorté les Cambodgiens à voter pour le parti au pouvoir, le seul "capable de diriger le Cambodge", avant de prendre la tête d'un cortège de plusieurs milliers de véhicules à travers la capitale.

Cambodge: les grandes dates de Hun Sen, au pouvoir depuis 1985

Les Cambodgiens votent dimanche dans le cadre d'élections législatives qui devraient une nouvelle fois voir Hun Sen triompher, après avoir exclu de la course toute opposition sérieuse.

A 70 ans, cet homme fort, qui compte parmi les dirigeants les plus anciens du monde, dirige le petit pays pauvre d'Asie du Sud-Est d'une main de fer depuis le milieu des années 1980.

Voici une chronologie de sa vie politique, depuis sa jeunesse chez les khmers rouges, son émergence comme dirigeant, l'écrasement de l'opposition jusqu'à la préparation de sa succession :

 

1952

Août: naissance dans un petit village au nord-est de Phnom Penh.

1970

Devient cadre au sein des Khmers rouges avant de s'enfuir au Vietnam pour échapper aux purges internes en 1977.

1979

Janvier: retourne au Cambodge avec l'invasion vietnamienne. Hanoi installe un nouveau régime à Phnom Penh, il en devient le ministre des Affaires étrangères.

1985

Janvier: à 32 ans, Hun Sen devient Premier ministre d'un gouvernement pro-vietnamien. 38 ans plus tard, il est toujours au pouvoir.

1991

Octobre: signature à Paris d'un traité de paix par toutes les factions, dont les Khmers rouges, après plus de 20 ans de guerre civile. Le pays est placé sous tutelle de l'ONU jusqu'à l'organisation d'élections libres.

1993

Septembre: une nouvelle Constitution rétablit Sihanouk sur le trône. Son fils Norodom Ranariddh est élu premier Premier ministre, et Hun Sen nommé second Premier ministre.

1997

Juillet: coup d'Etat sanglant, Norodom Ranariddh est évincé du pouvoir, Hun Sen redevient seul Premier ministre.

2013

Juillet: le Parti du peuple cambodgien (CPP) de Hun Sen remporte les législatives mais l'opposition crie à la fraude et conteste les résultats, ouvrant une crise politique. Un an plus tard, une répression policière met fin aux manifestations.

2017

Septembre: le Parti du sauvetage national du Cambodge (PSNC), principal mouvement d'opposition, remporte largement les élections locales, mais son leader, Kem Sokha est inculpé pour trahison et placé en détention.

Novembre: la Cour suprême cambodgienne, contrôlée par le régime, ordonne la dissolution du PSNC. De nombreux cadres fuient à l'étranger.

2018

Juillet: le parti d'Hun Sen remporte sans surprise les élections législatives, raflant les 125 sièges du Parlement et suscitant une condamnation internationale.

Devant les menaces de sanctions de l'UE, plusieurs opposants sont libérés.

2019

En réaction aux élections, l'UE prend des premières mesures pour annuler les accords commerciaux avec le Cambodge.

Novembre: Kem Sokha est libéré de son assignation à résidence, mais reste sous la menace d'un procès pour trahison, et d'autres opposants politiques sont également libérés.

2020

Janvier: Kem Sokha est jugé pour trahison, et des responsables syndicaux sont arrêtés.

2021

Octobre: une loi est adoptée interdisant aux hommes politiques de posséder une double nationalité, visant directement certains opposants en exil.

Hun Sen parle de son fils Hun Manet comme de son successeur.

2022

Mars: Sam Rainsy, opposant en exil en France, est condamné à 10 ans de prison, de même que d'autres figures de l'opposition.

Juin: 60 personnalités de l'opposition sont condamnées.

Octobre: Rainsy est condamné à la prison à vie, reconnu coupable d'avoir voulu céder une partie du territoire cambodgien à une entité étrangère.

2023

Février: Hun Sen ordonne la fermeture de l'un des derniers médias indépendants.

Mars: Kem Sokha est condamné à 27 ans de prison, suscitant une condamnation internationale.

Mai: la commission électorale refuse d'enregistrer le Parti de la bougie, principale force d'opposition, pour les élections législatives de juillet.

1er Juillet: coup d'envoi de la campagne.

Sam Rainsy est interdit de se présenter pendant 25 ans après avoir incité les Cambodgiens à mettre un bulletin nul dans l'urne en signe de protestation. Plusieurs de ses partisans sont arrêtés.

«Une élection très déloyale»

Les détracteurs de Hun Sen l'accusent d'avoir fait reculer les libertés et utilisé le système judiciaire pour museler ses adversaires.

Les semaines précédant les législatives ont été marquées par le resserrement de sa poigne de fer envers ses opposants, privés de leur liberté ou en exil.

Entre répression politique, destructions environnementales et corruption rampante, Hun Sen a transformé en profondeur le petit royaume pauvre d'Asie du Sud-Est, dont l'économie dépend largement de la Chine et des aides internationales.

"Notre espoir d'(instaurer) une véritable démocratie s'estompe", confie à l'AFP Vanna, 30 ans, dans un café, refusant de livrer son identité complète. Les Cambodgiens ordinaires sont de plus en plus nerveux à l'idée de critiquer le gouvernement.

"Je pense que c'est encore une élection très déloyale", ajoute Vanna.

Lors du dernier scrutin national en 2018, le PPC de Hun Sen avait remporté tous les sièges après la dissolution par un tribunal du principal parti d'opposition.

Cette fois-ci, c'est le Parti de la bougie, seul rival crédible du Premier ministre, qui a été exclu de la course pour ne pas s'être enregistré correctement auprès de la commission électorale.

"Comme le Parti de la bougie ne pourra pas participer aux élections, ce ne sera pas libre et équitable", fait valoir Rong Chhun, vice-président du mouvement auprès de l'AFP, soulignant que les électeurs n'ont d'autre choix que de voter pour le PPC.

"L'absence du Parti de la bougie dans la course est un revers pour la démocratie et la liberté", souligne-t-il.

Minimiser le mécontentement 

Pour les 17 partis encore en lice, difficile de rivaliser avec la véritable machine de guerre de Hun Sen, dont le parti est capable de réunir des dizaines de milliers de partisans offrant à la population des t-shirts et des casquettes à son effigie.

"Malgré cela, ils ont besoin de légitimité, ils cherchent à minimiser le mécontentement", explique à l'AFP l'analyste politique Virak Ou.

La méfiance s'est accrue au fur et à mesure que Hun Sen rapprochait son pays de la Chine. "Il comprend qu'il y a un risque en agissant ainsi et c'est pourquoi il est toujours très prudent", dit-il.

Mais une telle campagne ne dupe personne et permet juste à Hun Sen de prétendre que l'élection est légitime, estime Phil Robertson.

"En réalité, il a tout fait pour être certain de ne rencontrer aucune véritable opposition."


Le président iranien estime que la reprise des hostilités avec les Etats-Unis n'est pas dans l'intérêt de son pays

Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
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  • Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA
  • L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense"

BICHEK: Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie.

"Nous continuons de nous efforcer de trouver un chemin d'accord et de compréhension, et nous pensons que continuer la guerre n'est pas dans notre intérêt, ni dans l'intérêt de la région", a expliqué le président iranien lors d'une réunion avec le Premier ministre indien Narendra Modi avant le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Kirghistan.

"Nous pensons que la solution aux problèmes existants réside dans le dialogue et la compréhension, et toutes les capacités doivent être mobilisées pour éviter l'extension de l'insécurité et du conflit", a-t-il ajouté, selon un communiqué de la présidence iranienne.

Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA. L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense".

Le conflit est entré dans son septième mois et les efforts diplomatiques pour y mettre fin patinent.

Ces dernières semaines ont été marquées par une accalmie au Moyen-Orient, même si des tirs sporadiques ont été recensés, surtout dans et autour du détroit d'Ormuz.

Des dizaines de dirigeants, dont le dirigeant chinois Xi Jinping, le russe Vladimir Poutine, le Premier ministre indien Narendra Modi et son homologue pakistanais Shehbaz Sharif, doivent participer lundi et mardi au sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se déroule cette année dans la capitale kirghize, Bichkek.

 


Crise migratoire à Ceuta : Sánchez réfute toute implication marocaine

Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
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  • Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines
  • "Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines"

MADRID: Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines dans le brusque afflux de migrants arrivés dans le territoire espagnol de Ceuta depuis le Maroc il y a un mois.

"Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines", a déclaré le chef de gouvernement socialiste sur la radio Cadena Ser.


Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"

Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
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  • Washington et Caracas annoncent un accord pétrolier présenté comme historique, portant sur 17 champs vénézuéliens, avec 65 milliards de barils de potentiel et plus de 100 milliards de dollars d’investissements
  • L’accord vise à relancer la production pétrolière du Venezuela et à réduire les prix de l’énergie aux États-Unis, mais des incertitudes persistent sur les investissements, la sécurité et la stabilité politique

WASHINGTON: Washington et Caracas ont annoncé vendredi avoir conclu un accord pétrolier "historique", qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des Etats-Unis.

Il précise que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées".

Caracas a confirmé avoir signé un accord pétrolier "historique" avec les Etats-Unis, Mme Rodriguez remerciant "chaleureusement" Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Selon elle, l'accord prévoit "de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État" vénézuélien.

"Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée.

En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient la SPR fin février pour pallier les perturbations d'approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années".

Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".

 

- Mainmise américaine -

 

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Le gouvernement américain essaye de pousser les entreprises américaines à s'engager dans le pays, suscitant toutefois des réactions mitigées face aux lourds investissements nécessaires pour remettre en état les infrastructures pétrolières du pays et y extraire de l'or noir.

Une réticence suscitée aussi par les expropriations menées par le régime vénézuélien dans le passé. Le géant américain ExxonMobil l'a notamment été à deux reprises.

"Le principal problème au Venezuela concernait la sûreté et la sécurité", a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon lui, les Etats-Unis pourraient chercher avec cet accord à "créer une sorte de zone d'État où les entreprises américaines peuvent s'implanter, exercer leurs activités sans subir de répercussions, et (...) éliminer le risque politique qui accompagne habituellement les investissements au Venezuela".

Pour Jorge R. Pinon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas à Austin, de nombreuses "zones d'ombre" subsistent toutefois, notamment le risque qu'un futur gouvernement vénézuélien change brutalement "les règles du jeu", remettant en cause tout accord actuel.

"Ce sont des projets qui mettront très certainement de nombreuses années avant de voir le jour et de porter leurs fruits", estime par ailleurs l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola.

Pour Elias Ferrer, fondateur du Think tank Orinoco Research, cette annonce relève d'"un jeu de récits autour d'accords qui étaient déjà en cours de négociation", l'achat par les Etats-Unis de brut vénézuélien étant dans tous les cas "garanti".

D'après l'expert, Donald Trump présente ces arrangements comme une victoire politique, en les inscrivant dans le contexte plus large du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie.