Fin d'alerte à Berlin, la lionne était probablement un sanglier

Des policiers participent à la recherche d'un animal sauvage en liberté, apparemment une lionne, à Stahnsdorf, au sud-ouest de Berlin, le 20 juillet 2023. (Photo, AFP)
Des policiers participent à la recherche d'un animal sauvage en liberté, apparemment une lionne, à Stahnsdorf, au sud-ouest de Berlin, le 20 juillet 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 21 juillet 2023

Fin d'alerte à Berlin, la lionne était probablement un sanglier

  • Outre le film tourné cette nuit-là, des policiers avaient ensuite également dit avoir vu l'animal, dans une zone où pullulent hardes de sangliers, cervidés et autres renards
  • Or, après analyse des images par des spécialistes, le dos, la musculature, les pattes, la queue de l'animal filmé ne correspondent pas à la morphologie d'une lionne, ont expliqué les autorités, croquis à l'appui

BERLIN: Et la lionne redevint sanglier : après plus de 24 heures de traque fébrile près de Berlin, les autorités ont levé l'alerte vendredi devant l'évidence qu'aucun fauve ne rôdait dans les banlieues cossues de la capitale.

"Il ne s'agit pas d'une lionne", a pu asséner à la mi-journée le maire de Kleinmachnow, où la bête avait été signalée dans la nuit de mercredi à jeudi.

Après le témoignage et la vidéo tournée par des passants, c'est avec la même assurance que police et pompiers avaient affirmé qu'une lionne se promenait dans les quartiers résidentiels du sud-ouest de la capitale allemande.

Une chasse au fauve s'était alors engagée, suivie par tout le pays, et mobilisant des moyens considérables : plus de 200 policiers, des chasseurs, hélicoptères, drones et caméras thermiques.

Le tout était accompagné d'appels à la prudence pour la population, qui tanguait entre incrédulité et panique, tout en gardant enfermés ses animaux domestiques.

Mais les signalements des habitants ces dernières 24h00, dont certains affirmant avoir entendu des rugissements, "n'ont mené nulle part", a expliqué Michael Grubert, le maire de Kleinmachow, situé au sud-ouest de Berlin.

"Il n'y a pas de situation de danger", a-t-il martelé à plusieurs reprises, en annonçant, aux côtés de la police, la fin du dispositif de recherche.

Disparu dans les airs ?

Des experts indépendants, dont un "d'Afrique du Sud" ont analysé la vidéo, de mauvaise qualité, et sont parvenus à la conclusion qu'"il s'agissait probablement d'un sanglier".

Outre le film tourné cette nuit-là, des policiers avaient ensuite également dit avoir vu l'animal, dans une zone où pullulent hardes de sangliers, cervidés et autres renards.

Or, après analyse des images par des spécialistes, le dos, la musculature, les pattes, la queue de l'animal filmé ne correspondent pas à la morphologie d'une lionne, ont expliqué les autorités, croquis à l'appui.

Aucun parc animalier, zoo ou cirque n'avait signalé de disparition, selon la police, qui s'était également assurée que les deux douzaines de lions enregistrés dans le Land de Brandebourg, qui entoure Berlin, n'avaient pas échappé à leur propriétaire.

Plusieurs experts avaient rapidement émis des doutes sur cette alerte à la lionne.

L'expert de la faune berlinoise Derk Ehlert s'était étonné de l'absence de toute trace de la bête depuis jeudi matin. "Une lionne ne disparaît pas simplement dans les airs", avait-il déclaré à la radio publique RBB.

Avec d'autres spécialistes, il avait relevé la queue relativement courte de la créature dans la vidéo ainsi que ses grandes oreilles.

"Si ça c'est un lion, j'en mange mon chapeau". "L'animal est bien trop fluet et trop petit", avait affirmé le directeur d'un cirque des environs de Berlin, Michel Rogall.

Ce n'était pas la première fois que les Allemands étaient sur le qui-vive pour des escapades d'animaux sauvages.

En mai, les habitants de la ville d'Erfurt, dans le centre du pays, ont été secoués par la vue d'un kangourou sautant sur une route très fréquentée après s'être échappé d'une propriété privée.

En 2019, il a fallu plusieurs jours pour qu'un cobra mortel soit repris dans la ville de Herne, où les habitants avaient été invités à garder leurs fenêtres fermées et à éviter les hautes herbes.

En 2016, des gardiens de zoo allemands ont dû abattre un lion qui s'était échappé de son enclos dans la ville de Leipzig, à l'est de l'Allemagne, et qu'un tranquillisant n'avait pas réussi à arrêter.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.