Un grand-père accusé du viol et de la mort d’une fillette de 6 ans au Liban

Une vue générale de Beyrouth. (photo d’archive AFP)
Une vue générale de Beyrouth. (photo d’archive AFP)
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Publié le Samedi 22 juillet 2023

Un grand-père accusé du viol et de la mort d’une fillette de 6 ans au Liban

  • Le père de l’enfant, qui vit à Akkar, a pris la garde de sa fille après que lui et la mère de l’enfant, Waad Bou Khalil, ont divorcé il y a plusieurs mois
  • L’affaire a choqué l’opinion publique libanaise et a suscité une colère généralisée

BEYROUTH : Le décès d’une fillette de 6 ans, présumée victime d’un viol brutal, a suscité l’indignation au Liban, son grand-père étant accusé d’avoir commis l’agression.

Selon les allégations, la victime Lynn Taleb a subi une hémorragie interne entraînant sa mort huit jours après avoir séjourné avec sa mère dans la maison de son grand-père à Ménieh, au nord du Liban.

La procureure générale près la Cour d’appel du Liban-Nord, Mathilda Touma, a porté plainte contre le grand-père de Taleb, soupçonné d’avoir violé sa petite-fille, et contre sa mère pour avoir dissimulé les faits.

L’affaire a choqué l’opinion publique libanaise et a suscité une colère généralisée.

Le père de l’enfant, qui vit à Akkar, a pris la garde de sa fille après que lui et la mère de l’enfant, Waad Bou Khalil, ont divorcé il y a plusieurs mois.

La fille séjournait avec sa mère pendant les vacances de l’Aïd Al-Adha lorsque l’agression aurait eu lieu. Elle est décédée le 1er juillet.

Sa mère a déclaré qu’un médecin avait examiné la fillette et lui aurait prescrit des médicaments car sa température était élevée.

Cependant, le médecin n’a pas examiné tout le corps de la victime. La mère a refusé de garder sa fille au centre médical et l’a ramenée à la maison. Elle est décédée la même nuit.

La mère de la jeune enfant a publié des photos de sa fille sur les réseaux sociaux, avec son visage montrant une terreur et une peur extrêmes.

Après un examen plus approfondi, il est apparu que la fillette avait été violée à plusieurs reprises.

La famille de la mère a tenté d’accuser le père de la fille et sa famille. Ces derniers ont publié une déclaration niant ces accusations.

Selon une source judiciaire, la juge Touma a remis en cause les déclarations contradictoires de la mère et l’a placée en détention pour l’interroger.

Des échantillons ont été prélevés sur les détenus, y compris le père et les membres de la famille de la victime, pour des tests ADN.

Le père de la victime a ensuite été relâché.

Les enquêteurs qui ont consulté le téléphone de la mère ont estimé qu’elle était en conflit avec son père, Fawaz Abou Khalil.

Après avoir été interrogé, Khalil a été arrêté et l’affaire a été renvoyée à la première juge d’instruction du Liban-Nord, Samaranda Nassar.

Il n’existe pas de chiffres officiels relatifs aux viols au Liban car la plupart des incidents ne sont toujours pas signalés.

La mort de la fillette de 6 ans survient dans le cadre d’une augmentation de la violence contre les enfants ces dernières semaines.

Un bébé a été retrouvé abandonné dans un sac poubelle porté par un chien errant, et un jour plus tard, deux nouveau-nés ont été découverts dans une boîte sous le pont de Nahr Ibrahim au nord du Liban.

La violence domestique dirigée contre les femmes devant leurs enfants est également en augmentation.

Le sociologue Mamoun Tarabay a déclaré à Arab News : « L’augmentation de la violence en général et la transformation des enfants vulnérables en boucs émissaires en raison de la situation des adultes montrent que nous sommes confrontés à de graves crises qui se traduisent par la violence ».

Tarabay a déclaré qu’il pensait que la mère de la victime était dans une «situation difficile», mais aurait dû «choisir de protéger sa fille au lieu de garder le silence».

Les lois sur la protection de l’enfance au Liban sont «bonnes et bien élaborées, similaires à celles des pays occidentaux», a déclaré Tarabay. « Mais le problème réside dans l’application de ces lois et dans les sanctions ».

Il a blâmé « l’effondrement des normes et des règles informelles » pour une grande partie du problème, ajoutant : « La prostitution est devenue une sorte de commerce, et le trafic de drogue est désormais considéré comme un signe de ruse et une source de revenus ».

Citant le livre du sociologue Maurice Cusson Pourquoi punir?, Tarabay a déclaré:« Tant que nous ne punirons pas les gens, il n’y aura ni justice ni sécurité au Liban».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.