JO 2024: entre athlètes salariés et employeurs, un engagement gagnant-gagnant

Le président du Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, Tony Estanguet (à droite), avec la ministre française des Sports Amélie Oudea-Castera (à gauche), s'adresse aux médias près de la Seine, le 17 juillet 2023, lors d'un défilé destiné à tester les "manœuvres", les "distances", la "durée" et la "captation vidéo" de la future cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris en 2024. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le président du Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, Tony Estanguet (à droite), avec la ministre française des Sports Amélie Oudea-Castera (à gauche), s'adresse aux médias près de la Seine, le 17 juillet 2023, lors d'un défilé destiné à tester les "manœuvres", les "distances", la "durée" et la "captation vidéo" de la future cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris en 2024. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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Publié le Dimanche 23 juillet 2023

JO 2024: entre athlètes salariés et employeurs, un engagement gagnant-gagnant

  • Un type de CDI permet de limiter le temps passé en entreprise par le salarié athlète à une cinquantaine de jours par an et de le détacher à 100% en phase de préparation olympique
  • Outre ces contrats de travail, d'autres dispositifs existent, comme le pacte de performance, moins engageant pour l'entreprise comme pour le salarié

PARIS : Sérénité, équilibre personnel, soutien financier... Comme le judoka Cédric Revol, chargé de ressources humaines à la SNCF, une poignée d'athlètes bénéficient en France d'un contrat avec une entreprise à même de les former pour «l'après» tout en les libérant pour les entraînements et compétitions.

«A la fin de ma carrière sportive, je sais que je ne serai pas sans emploi», raconte à l'AFP le médaillé de bronze au championnat d'Europe l’an dernier, qui combat dans la catégorie moins de 60 kilos et se prépare pour les Jeux à Paris dans un an.

D'ici là, son emploi du temps est adapté. Cédric Revol, comme une trentaine de sportifs au niveau national en France, a signé une convention d'insertion professionnelle (CIP), un dispositif d'aménagement du temps de travail en vue d'un projet sportif dit de haute performance.

Ce type de CDI permet de limiter le temps passé en entreprise par le salarié athlète à une cinquantaine de jours par an et de le détacher à 100% en phase de préparation olympique. Lorsqu'il s'absente de l'entreprise, son salaire est compensé par sa fédération sportive et l'Agence nationale du sport.

L'employeur public du judoka lui confie plutôt des «missions assez longues»: «Pour mieux organiser mon emploi du temps et ma charge de travail selon mes contraintes sportives», explique l'athlète.

Seules quelques entreprises, toutes publiques, font encore ce pari coûteux: la SNCF, la RATP ou encore EDF.

- Échange de bons procédés -

Outre ces contrats de travail, d'autres dispositifs existent, comme le pacte de performance, moins engageant pour l'entreprise comme pour le salarié.

Ils offrent surtout «un soutien financier par le biais d'une bourse versée tous les trimestres», explique à l’AFP Gaëlle Edon, tireuse handisport accompagnée par la Banque Palatine (groupe BPCE) mais aussi mais «la confiance de la part d'une entreprise».

«Sans ça, je ne pratiquerais plus le haut niveau», reprend la championne de France de tir au pistolet à 10 m de 2017 à 2020, puis en 2022, car «ça coûte trop cher». Pour sa saison sportive, comptez plus de 15.000 euros, hors déplacements.

En contrepartie, la sportive met en avant son entreprise mécène lorsqu'elle communique ses résultats et intervient dans la filiale de banque privée du groupe BPCE lors de séminaires ou d'événements sportifs internes.

«Il y a beaucoup de parallèles à faire entre la vie d'un athlète et la vie professionnelle, comment travailler en collectif, comment se préparer pour des grosses échéances, comment rebondir après des échecs ou revenir après une blessure», égrène Alexandre Boulleray, responsable du sponsoring sportif chez EDF.

Les athlètes «sont des gens qui fonctionnent rapidement en circuit court et sont souvent très pragmatiques. Ils peuvent apporter un regard complètement différent sur un sujet», abonde le directeur de projets grands événements sportifs de la SNCF, Laurent Guillemette, ancien skipper français.

Cédric Revol dit donner des conseils de motivation mais aussi «une énergie un peu différente, une dynamique, d’autres sujets de discussions, un peu de rêve aussi».

- Ambassadeurs de la marque -

Outre un mécanisme de défiscalisation très avantageux, les engagements de ces entreprises sont loin d'être désintéressés.

Les athlètes de la team EDF sont les «premiers ambassadeurs de notre engagement dans le sport», souligne M. Boulleray, interrogé par l'AFP. Ils permettent de «renforcer l’attractivité de la marque», tant sur la partie commerciale qu'auprès des candidats au recrutement.

«On sait que les jeunes sont très attentifs aux marques» qui s'associent à leurs sports préférés, reprend-il.

Si EDF soutient de longue date la fédération de canoë kayak, il faut y voir un lien direct avec son activité d'hydroélectricien. Danone oriente les prises de parole de sa team athlètes sur le «bien manger» et «la santé par l'alimentation», quand BPCE veut devenir la banque du sport.

Mais les contrats passés avec les sportifs ont leurs limites et peuvent entrer en contradiction avec des intérêts économiques encore plus grands: ceux du Comité international olympique (CIO).

Aussi la règle 40 de la charte olympique interdit-elle toute communication pendant les Jeux olympiques, mais aussi en amont de la compétition.

«Le but de ces règles très dures est de dissuader les entreprises tentées par le sponsoring d’un athlète sans être partenaire olympique», souligne Pierre Pérot, avocat du cabinet August Debouzy.


Club Med fête ses 75 ans: de la cabane en paille au luxe durable

Des modestes paillotes de Majorque aux resorts luxueux de l’Exclusive Collection, Club Med a su se réinventer au fil des décennies, tout en restant fidèle à son esprit originel. (AFP)
Des modestes paillotes de Majorque aux resorts luxueux de l’Exclusive Collection, Club Med a su se réinventer au fil des décennies, tout en restant fidèle à son esprit originel. (AFP)
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  • Quand Gérard Blitz fonde Club Med en 1950, rapidement rejoint par Gilbert Trigano, il imagine une nouvelle façon de voyager : des séjours tout compris, synonymes de liberté, convivialité et partage
  • Le concept séduit immédiatement et s’impose comme une petite révolution dans le monde du tourisme

DUBAI:  Pionnier des vacances tout compris, Club Med célèbre cette année son 75ᵉ anniversaire. Né sur les plages de Majorque en 1950, le groupe s’est imposé comme un leader mondial du tourisme haut de gamme et durable, avec 70 resorts premium et de luxe dans 40 pays.

Une success-story née d’une vision révolutionnaire

Quand Gérard Blitz fonde Club Med en 1950, rapidement rejoint par Gilbert Trigano, il imagine une nouvelle façon de voyager : des séjours tout compris, synonymes de liberté, convivialité et partage. Le concept séduit immédiatement et s’impose comme une petite révolution dans le monde du tourisme.

Des modestes paillotes de Majorque aux resorts luxueux de l’Exclusive Collection, Club Med a su se réinventer au fil des décennies, tout en restant fidèle à son esprit originel.

« Notre 75ᵉ anniversaire rend hommage à l’innovation qui a toujours porté Club Med », explique Anne Browaeys, PDG de Club Med EMEA et Amérique du Nord.
« De l’invention du tout compris à notre transformation premium, nous restons fidèles à nos valeurs de liberté et de bonheur. »

L’Esprit Libre, ADN de la marque

Pour marquer l’événement, Club Med lance une campagne mondiale baptisée “75 Years of L’Esprit Libre”, célébrant son héritage d’innovation et de joie de vivre.

Un film met en parallèle images d’archives et scènes contemporaines, rappelant le rôle précurseur de la marque :

« Nous n’avons pas inventé la détox digitale, les réseaux sociaux ou les influenceurs… mais nous avons inventé les lieux où vous pouviez vraiment les vivre », souligne la campagne.

 


La Bourse de Paris prudente, entre budget et Nvidia

"Les regards se tournent vers la publication des résultats de Nvidia, considérée comme un test décisif pour la dynamique du secteur de l’intelligence artificielle", relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank. (AFP)
"Les regards se tournent vers la publication des résultats de Nvidia, considérée comme un test décisif pour la dynamique du secteur de l’intelligence artificielle", relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank. (AFP)
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  • La Bourse de Paris évolue sans entrain mercredi, dans l'attente des résultats trimestriels du géant américain des semi-conducteurs Nvidia
  • Il reprend des couleurs, après avoir cédé 1,70% la veille, deuxième chute consécutive, plombée par les perspectives d'instabilité politique et budgétaire en France, après l'intervention de François Bayrou en début de semaine

PARIS: La Bourse de Paris évolue sans entrain mercredi, dans l'attente des résultats trimestriels du géant américain des semi-conducteurs Nvidia, fer de lance de l'intelligence artificielle sur les marchés, tout en surveillant la situation politique en France.

Vers 09H40 (heure de Paris), le CAC 40 gagnait 0,30% à 7.732,59 points.

Il reprend des couleurs, après avoir cédé 1,70% la veille, deuxième chute consécutive, plombée par les perspectives d'instabilité politique et budgétaire en France, après l'intervention de François Bayrou en début de semaine.

"Les regards se tournent vers la publication des résultats de Nvidia, considérée comme un test décisif pour la dynamique du secteur de l’intelligence artificielle", relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

Le géant américain publiera ses résultats après la fermeture de Wall Street (22H00).

Les places boursières sont portées ces dernières années par un engouement  autour de l'intelligence artificielle. Nvidia, qui fournit les semi-conducteurs à cette industrie investissant des milliards tous azimuts pour se développer, en est la figure de proue.

Il "représente désormais environ 8% du S&P 500. Ses résultats, ou la réaction du marché à ceux-ci, pourraient donc fortement influencer le marché", résume Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

D'ici là, "les investisseurs continueront à faire preuve de prudence", estime Andreas Lipkow, analyste indépendant.

La dette française sur le grill

La situation politique et budgétaire en France inquiète les investisseurs, depuis que François Bayrou a annoncé lundi qu'il solliciterait la confiance de l'Assemblée nationale le 8 septembre prochain, avec peu de chances de l'obtenir.

Le chef du gouvernement a promis mardi de se battre et demandé aux oppositions de "réfléchir" et de renoncer à leurs "réflexes spontanés", les appelant à choisir entre le "chaos" et "la responsabilité".

Après avoir été sous pression ces deux derniers jours, le taux d'intérêt à dix ans de la dette française se stabilisait mercredi, à 3,50% vers 09H40, au même niveau que la veille.

Mais il reste proche de celui imposé à l'Italie (3,56%), longtemps vue comme la lanterne rouge, mais qui bénéficie depuis plusieurs mois d'une meilleure perception des investisseurs en termes de croissance  et de limitation des dépenses.

Et l'écart entre le taux d'intérêt français et son équivalent allemand référence en Europe, baptisé le "spread", atteignait lui 0,78 point, contre 0,70 point en début de semaine avant l'intervention de M. Bayrou.

Nouvelle commande pour Alstom

Le géant français Alstom (-0,38% à 20,75 euros) ne profitait pas de la commande annoncée mardi de "quelques centaines de millions d'euros" pour fournir une ligne de métro à Mumbai en Inde.

 


Lancement de l'application d'IA saoudienne Humain Chat dans le Royaume

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  • L’Arabie saoudite a lancé ce mardi Humain Chat, une application d’intelligence artificielle en arabe
  • Cette application constitue la première solution de la suite IA développée par Humain, et repose sur un modèle de langue arabe appelé ALLAM 34B, conçu et développé en Arabie saoudite par des Saoudiens

RIYAD: L’Arabie saoudite a lancé ce mardi Humain Chat, une application d’intelligence artificielle en arabe, désormais accessible aux utilisateurs du Royaume.

Cette application constitue la première solution de la suite IA développée par Humain, et repose sur un modèle de langue arabe appelé ALLAM 34B, conçu et développé en Arabie saoudite par des Saoudiens.

Humain, une entreprise d’intelligence artificielle entièrement détenue par le Fonds d’investissement public (PIF), a été lancée en mai dernier par le prince héritier Mohammed ben Salmane. L’objectif est de développer des modèles linguistiques arabes de grande envergure et de positionner le Royaume comme un pôle mondial de l’innovation en IA.

L’application est disponible sur iOS, Android, ainsi que via navigateur web, et devrait prochainement être déployée dans d’autres pays arabophones.

« Le lancement de HUMAIN Chat est une source de fierté pour l’Arabie saoudite, marquant une étape historique dans notre mission de construire une IA souveraine, à la fois techniquement avancée et culturellement authentique, » explique Tareq Amin, PDG de HUMAIN.

ALLAM, développé entièrement par une équipe de plus de 120 spécialistes de l’IA, dont 35 chercheurs titulaires d’un doctorat en Arabie saoudite, a été conçu pour servir les 350 millions de locuteurs arabes à travers le monde.

Le modèle est sensible aux aspects culturels, comprend les différents dialectes arabes, et maîtrise l’ensemble des formes de la langue, de l’arabe classique aux variantes locales.

Disponible également en anglais, ce modèle a été entraîné sur l’un des plus grands ensembles de données arabes jamais réunis, puis affiné grâce aux retours de plus de 600 experts sectoriels et 250 évaluateurs. Le résultat : une maîtrise inégalée de l’arabe, alignée sur les nuances culturelles, religieuses et sociales du monde islamique et du Moyen-Orient, selon l’agence de presse saoudienne (SPA).

« Nous prouvons que des technologies compétitives à l’échelle mondiale peuvent naître de notre propre langue, notre infrastructure et nos valeurs — construites en Arabie saoudite par des talents saoudiens, » ajoute Tareq Amin.

« Ce n’est pas une fin en soi, mais le début d’un voyage pour servir le Royaume, le monde arabophone, et au-delà. Le potentiel est illimité, accélérant l’innovation et le progrès dans tous les domaines de la vie économique et sociale. »

Les utilisateurs en Arabie saoudite peuvent accéder à Humain Chat ici : https://chat.humain.ai/

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com