L'Arabie saoudite réitère sa condamnation de l’autodafé du Coran en Suède et au Danemark

 Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. (SPA)
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Publié le Mardi 25 juillet 2023

L'Arabie saoudite réitère sa condamnation de l’autodafé du Coran en Suède et au Danemark

  • Le cabinet saoudien a décrit l’autodafé d’exemplaires du Coran en Suède et au Danemark comme «une violation flagrante de toutes les lois et coutumes»
  • Les ministres ont approuvé un certain nombre de mémorandums d’entente au cours de la réunion hebdomadaire gouvernementale

RIYAD: Mardi, le conseil des ministres saoudien a tenu sa réunion hebdomadaire, présidée par le prince héritier Mohammed ben Salmane, renouvelant la condamnation par le Royaume des attaques contre le livre sacré de l’islam en Suède et au Danemark.

Le cabinet a réitéré la ferme condamnation par l’Arabie saoudite de l’autodafé d’exemplaires du Coran en Suède et au Danemark, les décrivant comme «une violation flagrante de toutes les lois et coutumes» et «comme étant en contradiction directe avec les efforts internationaux visant à répandre les valeurs de tolérance et de modération».

Au cours de la réunion, le cabinet a également évoqué la participation de l’Arabie saoudite à la conférence internationale sur la migration, qui s’est tenue dimanche en Italie. Le Royaume a discuté des crises migratoires et du soutien de Riyad aux efforts conjoints de l’ONU pour relever les défis sécuritaires, appelant la communauté internationale à faire preuve de solidarité et de coopération.

Le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Abdelaziz ben Saoud ben Nayef, a représenté le prince héritier à Rome lors de la conférence. Le cabinet a par ailleurs salué les résultats du 18e sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et des pays d’Asie centrale. Ce sommet, qui s’est tenu à Djeddah, a permis de renforcer l’action commune du Golfe en matière d’efforts de sécurité régionale et internationale face aux préoccupations mondiales.

En outre, le conseil des ministres a loué la participation internationale active du Royaume à la lutte contre les effets du changement climatique par le biais de divers efforts visant à réduire les émissions, notamment en diversifiant l’utilisation du bouquet énergétique et en promouvant l’utilisation de technologies propres.

L’Arabie saoudite a récemment participé à l’édition 2023 du Forum politique de haut niveau de l’ONU, qui s’est tenu du 10 au 19 juillet à New York, dans le but de réaliser les Objectifs de développement durable (ODD).

Lors de la réunion, le Royaume a mis en avant les initiatives de la Vision 2030 dans le cadre de la réalisation des ODD, notamment dans les domaines du développement humain, des soins de santé et de la diversification de l’économie.

Les ministres ont approuvé un certain nombre de mémorandums d’entente au cours de la réunion, notamment un mémorandum sur la gestion fiscale entre l’Autorité de la zakat, des impôts et des douanes du Royaume et le service des impôts d’Australie.

Le cabinet a également approuvé un mémorandum d’entente entre l’Autorité saoudienne de radiodiffusion et le China Media Group pour une coopération dans les domaines de la radio et de la télévision.

De même, un mémorandum d’entente dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et son financement a été approuvé entre l’Arabie saoudite et le Qatar. Les ministres ont discuté d’un projet de mémorandum d’entente entre le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture et le ministère irakien de l’Environnement. Toujours concernant l’Irak, le cabinet a relevé un potentiel d’investissement par l’intermédiaire du Fonds public d’investissement (PIF) saoudien.

Le cabinet a ensuite examiné un projet de mémorandum d’entente entre le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture et l’Autorité générale des douanes de Chine concernant les exigences sanitaires pour l’exportation de produits du Royaume vers la Chine.

Les membres du Conseil des ministres ont également autorisé le ministère saoudien de l’Investissement à conclure un projet d’accord avec Dijbouti sur l’encouragement et la protection des investissements.

Le cabinet a autorisé le ministère saoudien des Transports et des Services logistiques à signer un projet d’accord avec le gouvernement de la Barbade dans le domaine des services de transport aérien. Il a enfin approuvé l’affectation du vice-ministre des Transports et de la Logistique chargé des Affaires routières, Badr ben Abdallah al-Doulami, au poste de PDG de l’Autorité publique des routes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.