Combats au Soudan: Au moins 16 civils tués à Khartoum

Une Soudanaise réfugiée au Tchad (Photo, Reuters).
Une Soudanaise réfugiée au Tchad (Photo, Reuters).
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Publié le Mercredi 26 juillet 2023

Combats au Soudan: Au moins 16 civils tués à Khartoum

  • La plupart des combats sont concentrés dans des quartiers densément peuplés de Khartoum
  • Depuis plus de trois mois au Soudan, des millions de personnes subissent des pénuries d'eau, de nourriture et d'électricité

WAD MADANI: Des raids aériens et des tirs d'artillerie ont tué au moins 16 civils mardi à Khartoum, a annoncé un groupe de citoyens, lors de nouveaux combats entre l'armée et les paramilitaires après plus de cent jours de guerre au Soudan.

Les combats qui ont éclaté le 15 avril entre l'armée, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), commandées par le général Mohamed Hamdane Daglo, ont fait plus de 3.900 morts selon un bilan de l'ONG Armed Conflict Location & Event Data Project (Acled), et 3,3 millions de déplacés et réfugiés, selon l'ONU.

"Seize citoyens sont morts aujourd'hui dans cette guerre insensée", tués par des tirs qui ont frappé des maisons dans le quartier d'Ombada, dans le nord-ouest de Khartoum, selon le comité de résistance de ce quartier, l'un des groupes de citoyens défenseurs de la démocratie qui se sont constitués pour organiser l'entraide au sein de la population.

Mohamed Mansour, un habitant d'Ombada, a déclaré à l'AFP avoir "aidé à sortir huit corps" des décombres d'une maison.

"Quatre personnes, dont deux enfants, ont été tuées dans la maison voisine", selon un autre résident, Hagar Youssef.

La plupart des combats sont concentrés dans des quartiers densément peuplés de la capitale, où des habitants ont signalé mardi une attaque des FSR contre le dépôt de munitions de l'armée dans le sud de la ville.

Des avocats défenseurs de la démocratie avaient affirmé lundi que des civils, dans le centre et le sud de Khartoum, avaient été "chassés de force de leurs maisons" pour laisser la place à des combattants.

L’OMS renouvelle son appel

Depuis plus de trois mois, des millions de Soudanais subissent des pénuries d'eau, de nourriture et d'électricité, par une chaleur étouffante, enfermés chez eux pour tenter de se protéger des tirs.

Plus de la moitié des 48 millions de Soudanais ont désormais besoin d'aide humanitaire pour survivre, selon l'ONU.

Mardi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est alarmée de "la crise humanitaire catastrophique" qui frappe le Soudan, "où plus de 67% des hôpitaux sont hors service".

Les services de santé et les stocks d'aide humanitaire ont souvent été la cible d'attaques ou de pillages.

L'OMS a renouvelé son appel à l'aide pour lutter contre les épidémies, notamment de choléra et de malaria, habituelles durant la saison des pluies qui a commencé en juin.

"Les épidémies risquent de faire davantage de morts si des mesures d'urgence ne sont pas prises pour arrêter leur propagation", ont alerté Ahmed Al-Mandhari et Matshidiso Moeti, les directeurs régionaux de l'OMS pour la Méditerranée orientale et l'Afrique.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.