Irak: nouvelle arrestation d'un suspect impliqué dans un massacre de l'EI en 2014

Des soldats irakiens transportent des cercueils contenant les restes de dix de leurs camarades qui ont été tués dans le massacre de Speicher, après qu'ils ont été remis à des proches après des semaines d'examen pour vérifier leur identité via des tests ADN, lors de leur cortège funèbre dans la ville sainte irakienne de Najaf le 1er juillet 2015. (Photo HAIDAR HAMDANI / AFP)
Des soldats irakiens transportent des cercueils contenant les restes de dix de leurs camarades qui ont été tués dans le massacre de Speicher, après qu'ils ont été remis à des proches après des semaines d'examen pour vérifier leur identité via des tests ADN, lors de leur cortège funèbre dans la ville sainte irakienne de Najaf le 1er juillet 2015. (Photo HAIDAR HAMDANI / AFP)
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Publié le Jeudi 27 juillet 2023

Irak: nouvelle arrestation d'un suspect impliqué dans un massacre de l'EI en 2014

  • Le "terroriste Abdelkhalek Khazaal Soltan, qui avait rallié l'organisation terroriste EI en 2013", a été interpellé par les services de renseignement irakiens en coopération avec le service antiterroriste de Souleimaniyeh
  • L'homme "a participé à plusieurs opérations ayant pris pour cible les forces de sécurité (...) et a participé au massacre de Speicher, dont il était un des exécutants en 2014"

BAGDAD: Les autorités irakiennes ont annoncé jeudi l'arrestation d'un homme soupçonné d'être "un des exécutants" du massacre de Speicher, un "crime de guerre" commis en Irak par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) au moment de leur montée en puissance en 2014.

En juin 2014, alors que les jihadistes occupaient déjà plusieurs villes du nord de l'Irak, ils avaient enlevé sur la base de Speicher, près de Tikrit, au nord de Bagdad, des centaines de jeunes recrues de l'armée, essentiellement chiites.

Ils avaient exécuté un par un les jeunes soldats, tuant --selon différents bilans-- jusqu'à 1.700 personnes. Certains corps avaient été jetés dans le fleuve Tigre, qui traverse Tikrit, tandis que d'autres avaient été enterrés dans des fosses communes.

Le "terroriste Abdelkhalek Khazaal Soltan, qui avait rallié l'organisation terroriste EI en 2013", a été interpellé par les services de renseignement irakiens en coopération avec le service antiterroriste de Souleimaniyeh, deuxième ville du Kurdistan autonome dans le nord de l'Irak, a indiqué dans un communiqué le ministère de l'Intérieur.

L'homme "a participé à plusieurs opérations ayant pris pour cible les forces de sécurité (...) et a participé au massacre de Speicher, dont il était un des exécutants en 2014", ajoute le communiqué publié par le porte-parole du ministère, le général Saad Maan.

Ce massacre de Speicher avait provoqué l'effroi dans le monde entier par sa brutalité, et poussé de nombreux volontaires chiites en Irak à s'enrôler dans des groupes armés combattant les jihadistes.

Les crimes commis par l'EI contre "des cadets non-armés de l'armée de l'air majoritairement chiites et le personnel de l'Académie de Tikrit" constituent des "crimes de guerre", avaient estimé en 2021 les enquêteurs de l'Unitad, l'équipe de l'ONU chargée d'enquêter sur les crimes des jihadistes.

Ils avaient évoqué "des meurtres, des actes de tortures, des traitements cruels et des atteintes à la dignité de la personne".

Pour leur implication dans ce massacre, des dizaines de personnes ont été condamnées à mort par les tribunaux irakiens et exécutées.

En janvier, 14 personnes ont été condamnées à mort pour leur participation au massacre de Speicher. En 2016, 36 hommes avaient été pendus pour les mêmes motifs.


ONG interdites à Gaza: MSF pourrait mettre fin à ses activités en mars

L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
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  • Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité"
  • MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires"

PARIS: L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny.

Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité".

MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires".

"Pour travailler en Palestine, dans les territoires palestiniens occupés, nous devons être enregistrés (...) Cet enregistrement a pris fin le 31 décembre 2025", a expliqué sur France Inter Isabelle Defourny, médecin et présidente de MSF France.

"Depuis le mois de juillet 2025, nous étions impliqués dans un processus de réenregistrement et à ce jour, nous n'avons pas reçu de réponse. (...) On a encore 60 jours pendant lesquels on pourrait travailler sans être réenregistrés, et donc nous devrions mettre fin à nos activités en mars", si Israël maintenait sa décision de sanction, a-t-elle ajouté.

L'ONG dispose d'une quarantaine de personnels internationaux dans la bande de Gaza et travaille avec 800 personnels palestiniens dans huit hôpitaux.

"On a encore du +staff+ international qui, très récemment, ces derniers jours, a pu rentrer dans Gaza", a néanmoins précisé Mme Defourny.

"On est le second distributeur d'eau (dans la bande de Gaza). L'année dernière, en 2025, on a pris en charge un peu plus de 100.000 personnes blessées, brûlées, victimes de différents traumatismes. On est les deuxièmes en nombre d'accouchements effectués", a encore souligné la présidente de MSF France.

S'appuyant notamment sur une note du Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, Isabelle Defourny a estimé que la décision de sanction israélienne s'expliquait par le fait que les ONG "témoignent sur les violences commises par l'armée israélienne" à Gaza.

"Les journalistes internationaux n'ont jamais été autorisés à Gaza, les journalistes nationaux sont (...) ciblés les uns après les autres, tués par l'armée israélienne", a-t-elle ajouté.

Et de rappeler que "plus de 500 humanitaires ont été tués, dont 15 membres de MSF" dans des bombardements de l'armée israélienne depuis octobre 2023.


Le Conseil de transition du Sud salue l'invitation saoudienne au dialogue sur le Yémen

Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
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  • L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel yéménite
  • Le royaume a exhorté toutes les factions à participer "pour développer une vision globale"

RIYAD: Le Conseil de transition du Sud (CTS) au Yémen a salué samedi l'invitation de l'Arabie saoudite à participer à un dialogue inclusif entre les factions du sud du Yémen à Riyad.

Dans un communiqué, le groupe a déclaré que cette initiative reflétait l'engagement du Royaume à résoudre les questions politiques par le dialogue, notamment en ce qui concerne le droit du peuple du sud à restaurer son État.

Le STC a souligné que tout dialogue sérieux doit reconnaître la volonté du peuple du sud, inclure des garanties internationales complètes et envisager un référendum libre dans le cadre de toute proposition ou solution politique future.

Le Conseil a déclaré avoir pris part à toutes les étapes du dialogue parrainé par l'Arabie saoudite et le Conseil de coopération du Golfe, en commençant par l'accord de Riyad en 2019, suivi par les consultations de Riyad en 2022, et culminant dans le dialogue global avec le Sud qui a conduit à l'adoption de la Charte nationale du Sud en 2023 - soulignant son engagement constant en faveur du dialogue et de la responsabilité politique.

L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel de direction du Yémen.

Le Royaume a exhorté toutes les factions à participer "à l'élaboration d'une vision globale" qui répondrait aux aspirations du peuple du Sud.

L'initiative a reçu un large soutien régional et international.


L’Arabie saoudite accueillera un « dialogue » entre les factions du sud du Yémen

L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
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  • La conférence vise à « élaborer une vision globale » afin de répondre aux aspirations des Yéménites

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a invité les factions du sud du Yémen à tenir un dialogue à Riyad afin de « discuter de solutions justes à la question du Sud ».

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la conférence, prévue dans la capitale saoudienne, avait été demandée par Rachad Al-Alimi, président du Conseil de direction présidentielle yéménite. Le Royaume a exhorté l’ensemble des factions à y participer « pour élaborer une vision globale » à même de répondre aux aspirations de la population du Sud.

Le Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste, s’est récemment emparé de territoires dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra.

L’Arabie saoudite a estimé que l’action du STC constituait une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume et pour la stabilité régionale.

Plus tôt cette semaine, la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite a mené des frappes aériennes visant un chargement d’armes et de véhicules destiné aux forces séparatistes du Sud. Cette cargaison était arrivée au port d’al-Mukalla à bord de deux navires.

L’Arabie saoudite a réitéré que la seule voie permettant de résoudre la question du Sud passe par le dialogue.

Mardi, des pays du Golfe et d’autres pays arabes ont exprimé leur soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com