Après 3 semaines de canicules, l'ONU confirme: Juillet sera le mois le plus chaud jamais enregistré sur la planète

La végétation en feu lors d'un incendie de forêt près de la ville de Volos, au centre de la Grèce, le 27 juillet 2023 (Photo, AFP).
La végétation en feu lors d'un incendie de forêt près de la ville de Volos, au centre de la Grèce, le 27 juillet 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 28 juillet 2023

Après 3 semaines de canicules, l'ONU confirme: Juillet sera le mois le plus chaud jamais enregistré sur la planète

  • Les signes visibles du réchauffement climatique d'origine humaine se manifestent en simultané
  • L'été 2022, déjà record en termes de chaleur en Europe, a provoqué une surmortalité de 60 000 personnes dans cette région du monde

PARIS: Après plusieurs semaines de surchauffe dans les mers et sur trois continents, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations unies et l'observatoire européen Copernicus estiment avoir suffisamment de données pour annoncer que juillet 2023 sera "très certainement le mois le plus chaud jamais mesuré", dépassant le précédent record de juillet 2019.

L'événement est probablement "sans précédent" sur des milliers d'année et n'est qu'un "avant-goût" de l'avenir climatique de la planète, estiment les deux institutions de référence.

La Grèce en partie ravagée par les flammes de même que le Canada, par ailleurs victime de terribles inondations, une chaleur écrasante sur l'Europe du Sud, l'Afrique du Nord, le sud des Etats-Unis et une partie de la Chine, qui vient également d'essuyer les ravages du typhon Doksuri: les signes visibles du réchauffement climatique d'origine humaine se manifestent en simultané.

"L'ère du réchauffement climatique est terminée, place à l'ère de l'ébullition mondiale", s'est alarmé le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, devant la presse. "Le changement climatique est là. Il est terrifiant. Et c'est seulement le début".

Le changement climatique est une "menace existentielle", a abondé le président américain Joe Biden, alors que "plus de 100 millions" de ses concitoyens sont confrontés à des records de chaleur aux Etats-Unis, premier émetteur historique de gaz à effet de serre.

Même si d'autres régions connaissent un été clément, voire frais dans le nord de l'Europe, les scientifiques sont formels: "il est extrêmement probable que juillet soit le mois de juillet le plus chaud jamais enregistré" et même "le plus chaud tous mois confondus", ont annoncé l'OMM et Copernicus, qui confirme ses prévisions alors que juillet touche à sa fin.

Après un mois de juin déjà record, les trois premières semaines de juillet sont déjà les trois plus chaudes jamais mesurées. Et l'anomalie de température mesurée par Copernicus, dont les données complètes remontent à 1940, est telle qu'il n'est pas nécessaire d'attendre la fin du mois pour confirmer le record.

Au-delà de la fine précision des mesures modernes, les données paléoclimatologiques, à partir des cernes de croissance des arbres et des carottes de glace, permettent d'avancer que ces températures actuelles sont certainement "sans précédent dans notre histoire au cours des derniers milliers d'années", a déclaré Carlo Buontempo, directeur du service climatique de Copernicus (C3S).

Et même "sur une période beaucoup plus longue, probablement de l'ordre de 100.000 ans", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

«Tueurs silencieux»

Selon Carlo Buontempo, "il est peu probable que le record de juillet reste isolé cette année" vu les prévisions saisonnières du C3S et la montée en puissance annoncée du phénomène climatique cyclique El Niño au-dessus du Pacifique, synonyme de réchauffement mondial.

Malgré trois années successives du phénomène inverse, La Niña, qui a en partie masqué les effets du réchauffement, les années 2015-2022 ont été les plus chaudes jamais mesurées.

Et les regards sont désormais braqués sur le record annuel de 2016, qui pourrait être battu dès 2023 ou 2024.

Les observations sont toutefois conformes aux prévisions répétées des climatologues. Mardi, le réseau scientifique World Weather Attribution (WWA) a conclu que les récentes canicules en Europe et aux Etats-Unis auraient été "quasiment impossibles" sans l'effet des émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine.

"Les extrêmes météorologiques subis par des millions de personnes en juillet ne sont que la dure réalité du changement climatique et un avant-goût de ce que nous réserve l'avenir", alerte Petteri Taalas, le secrétaire général de l'OMM. "L'action climatique n'est pas un luxe mais une nécessité".

Il ne "s'agit pas seulement de s'adapter" mais de "reconnaître qu'il s'agit de la crise la plus grave à laquelle notre civilisation ait jamais dû faire face", abonde David King, ancien émissaire britannique pour le climat, désormais président du Climate Crisis Advisory Group.

Alors que le climat mondial tourne désormais autour d'environ 1,2°C de réchauffement, certains tentent de dessiner les mesures d'urgence pour espérer ne pas dépasser la barre des 1,5°C recommandé par l'accord de Paris.

Entre autres mesures, "nous devrions réduire la production de combustibles fossiles chaque année d'environ 6% pour atteindre une réduction globale de notre usage de 40% d'ici 2030", a déclaré Catherine Abreu de l'ONG Destination Zero, lors d'un point presse mercredi.

Ces records qui se succèdent, "ce ne sont pas que des chiffres", a souligné à ses côtés la climatologue britannique Friederike Otto, du WWA. Des événements, comme les vagues de chaleur, sont d'abord et avant tout des "tueurs silencieux".

L'été 2022, déjà record en termes de chaleur en Europe, a provoqué une surmortalité de 60.000 personnes dans cette région du monde.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.