Riyad condamne la «prise d'assaut» de la mosquée Al-Aqsa par un ministre israélien

Jeudi, Itamar Ben-Gvir s’est rendu sur le site de la mosquée Al-Aqsa pour la troisième fois depuis qu'il est ministre. (Fichier: AP)
Jeudi, Itamar Ben-Gvir s’est rendu sur le site de la mosquée Al-Aqsa pour la troisième fois depuis qu'il est ministre. (Fichier: AP)
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Publié le Samedi 29 juillet 2023

Riyad condamne la «prise d'assaut» de la mosquée Al-Aqsa par un ministre israélien

  • L'Arabie saoudite a condamné jeudi ce qu'elle a décrit comme «un acte de provocation» de la part du ministre israélien «extrémiste» 
  • «Le Royaume tient l'armée israélienne pour responsable des conséquences de ces violations répétées», a souligné le ministère saoudien des Affaires étrangères 

RIYAD: L'Arabie saoudite a condamné jeudi ce qu'elle a décrit comme «un acte de provocation» de la part du ministre israélien «extrémiste»: la prise d'assaut de l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem. 

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, ainsi qu’un groupe de colons s’étaient rendus auparavant à la mosquée en question dans un contexte de tensions croissantes entre l'armée israélienne et les Palestiniens en Cisjordanie. 

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette visite était une «violation flagrante» du droit international et une «provocation» envers les musulmans du monde entier. «Le Royaume tient l'armée israélienne pour responsable des conséquences de ces violations répétées», a-t-il souligné. 

Il a exhorté la communauté internationale à intervenir pour mettre fin à l'escalade provoquée par l'armée israélienne afin d’offrir la protection nécessaire aux civils palestiniens. 

La Jordanie a également condamné la visite du ministre. Elle a alerté sur le fait que les violations commises sur les Lieux saints pourraient conduire à une nouvelle escalade. Dans un communiqué, elle «a mis en garde contre les graves conséquences» liées au fait de «permettre aux extrémistes de pénétrer dans le sanctuaire sacré et de se livrer à des actes provocateurs sous la protection de la police d'occupation israélienne». 

Jeudi, Itamar Ben-Gvir s’est rendu sur le site controversé de la mosquée Al-Aqsa pour la troisième fois depuis qu'il est devenu ministre du gouvernement d'extrême droite du Premier ministre, Benjamin Netanyahou. 

Le ministre israélien a rejoint des centaines de Juifs qui visitaient l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa afin de célébrer la fête juive de Tisha Beav, un jour de deuil et de repentir au cours duquel les Juifs se penchent sur la destruction des premier et second temples, des événements considérés comme majeurs dans l'histoire juive. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Bombardements sur Gaza, tensions à la frontière israélo-libanaise

Des fumées s'élèvent lors d'un bombardement israélien sur le village de Khiam au Sud-Liban, près de la frontière avec Israël, le 19 juin 2024, dans un contexte de tensions transfrontalières, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza. (AFP)
Des fumées s'élèvent lors d'un bombardement israélien sur le village de Khiam au Sud-Liban, près de la frontière avec Israël, le 19 juin 2024, dans un contexte de tensions transfrontalières, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Dans un discours télévisé, le chef du Hezbollah a averti qu'"aucun lieu" en Israël ne serait épargné par les missiles de son mouvement, en cas d'attaque contre le Liban
  • En visite dans le nord d'Israël, le chef de l'armée israélienne, le général Herzi Halevi, a assuré que son pays détenait "des capacités infiniment plus importantes" que le Hezbollah

BEYROUTH: L'armée israélienne a bombardé jeudi la bande de Gaza pendant que la tension reste vive à la frontière israélo-libanaise, après des menaces du chef du Hezbollah contre Israël et l'annonce d'une possible offensive au Liban.

La guerre, qui a éclaté le 7 octobre dans le territoire palestinien après une attaque du mouvement islamiste Hamas contre Israël, a provoqué une flambée de violence à la frontière nord d'Israël avec le Liban, où les échanges de tirs entre l'armée et le Hezbollah libanais, allié du Hamas, se sont intensifiés récemment.

Dans un discours télévisé, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a averti mercredi qu'"aucun lieu" en Israël ne serait épargné par les missiles de son mouvement, en cas d'attaque contre le Liban.

En visite dans le nord d'Israël, le chef de l'armée israélienne, le général Herzi Halevi, a assuré que son pays détenait "des capacités infiniment plus importantes" que le Hezbollah.

Jeudi en milieu de matinée, la situation était calme dans la zone frontalière, où le Hezbollah n'a annoncé aucune attaque.

Dans la bande de Gaza, des frappes aériennes et des tirs d'artillerie ont visé le centre du territoire, selon un correspondant de l'AFP et des témoins. Une frappe a fait deux morts près du camp de Nousseirat, selon un médecin.

Des témoins ont aussi signalé des tirs de chars à Zeitoun, un quartier de la ville de Gaza, dans le nord, et dans les camps de Boureij et Maghazi.

Dans le sud, des combats opposent soldats israéliens et combattants palestiniens dans le centre et l'ouest de Rafah, selon une source de la branche armée du Hamas.

Une désescalade «urgente»

L'armée avait annoncé dimanche une pause quotidienne dans ses opérations le long d'une route d'une dizaine de kilomètres dans le sud de la bande de Gaza, afin de permettre l'entrée de l'aide humanitaire depuis le point de passage israélien de Kerem Shalom.

L'ONU a cependant déclaré mardi que cette pause devait "encore se traduire par davantage d'aide arrivant jusqu'aux populations".

L'armée avait parallèlement assuré poursuivre ses opérations terrestres contre le Hamas lancées le 7 mai à Rafah, qui ont entraîné la fuite d'un million de Palestiniens vers des zones plus au nord et la fermeture du poste-frontière avec l'Egypte, jusque là utilisé pour l'entrée de l'aide dans le territoire assiégé.

La guerre a éclaté le 7 octobre, quand des commandos du Hamas ont mené une attaque dans le sud d'Israël qui a entraîné la mort de 1.194 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Sur 251 personnes enlevées, 116 sont toujours retenues en otages à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l'armée.

En riposte, l'armée israélienne a lancé une offensive sur la bande de Gaza, qui a fait jusqu'à présent 37.396 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

Vivement critiqué dans son pays pour ne pas avoir réussi à obtenir la libération de tous les otages, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, assure qu'il poursuivra la guerre jusqu'à l'élimination du Hamas, au pouvoir depuis 2007 à Gaza.

Le mouvement islamiste, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël, exige un cessez-le-feu définitif et un retrait israélien total de Gaza.

Un émissaire américain, Amos Hochstein, en visite cette semaine au Liban et en Israël, a défendu un plan de cessez-le-feu présenté le 31 mai par le président Joe Biden, affirmant qu'il représentait aussi "une chance pour mettre fin au conflit" entre le Hezbollah et Israël.

Il a jugé "urgente" une désescalade à la frontière, afin d'éviter "une guerre à grande échelle".

«Aucun lieu épargné»

L'armée israélienne a annoncé mardi que "des plans opérationnels pour une offensive au Liban" avaient été "validés". Le chef de la diplomatie, Israël Katz, a menacé d'une "guerre totale" dans laquelle le Hezbollah serait "détruit".

"L'ennemi (israélien) sait qu'aucun lieu (...) ne sera épargné par nos missiles" en cas d'attaque contre le Liban, a lancé mercredi Hassan Nasrallah, dont le mouvement, armé et financé par l'Iran, exerce une influence prépondérante au Liban.

En cas de guerre, Israël devrait "nous attendre par la terre, par la mer et par les airs", a-t-il prévenu.

"Nous avons reçu de nouvelles armes (...) et nous en gardons d'autres pour les jours qui viennent", a poursuivi Hassan Nasrallah, en affirmant que sa formation comptait plus de 100.000 hommes prêts au combat.

Il a aussi menacé Chypre, disant "détenir des informations" selon lesquelles ce pays de l'Union européenne, le plus proche des côtes du Moyen-Orient, ouvrirait "des aéroports et des bases" à Israël si ce pays était attaqué.

Chypre est située à environ 300 kilomètres d'Israël et 200 kilomètres du Liban, et entretient de bonnes relations avec ces deux pays.

Le président chypriote Nikos Christodoulides a souligné en réponse que son pays n'était "impliqué d'aucune façon dans cette guerre".

Chypre fait "partie de la solution, pas du problème", a-t-il dit, faisant valoir que ce pays jouait un rôle "reconnu par le monde arabe et l'ensemble de la communauté internationale" dans le déploiement d'un corridor maritime en Méditerranée permettant d'acheminer de l'aide humanitaire à Gaza.


L'Iran juge «  irresponsable » la décision du Canada de mettre les Gardiens sur sa liste noire

Le Canada peut désormais geler les biens et poursuivre en justice les membres de l'organisation. Et toutes les transactions financières sont également interdites.  La décision d'Ottawa survient dans un contexte de grande tension depuis plusieurs années entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques depuis 2012. (AFP).
Le Canada peut désormais geler les biens et poursuivre en justice les membres de l'organisation. Et toutes les transactions financières sont également interdites. La décision d'Ottawa survient dans un contexte de grande tension depuis plusieurs années entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques depuis 2012. (AFP).
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  • Le Canada a annoncé mercredi d'avoir inscrit les Gardiens de la Révolution sur sa liste noire car l'Iran a fait "preuve de mépris pour les droits de l'Homme"
  • Il s'agit d'"une mesure hostile", a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Nasser Kanani, dans un communiqué

TEHERAN: L'Iran a condamné jeudi comme "irresponsable" la décision du gouvernement canadien de mettre sur sa liste d'entités terroristes les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique.

Le Canada a annoncé mercredi d'avoir inscrit les Gardiens de la Révolution sur sa liste noire car l'Iran a fait "preuve de mépris pour les droits de l'Homme" et a démontré une "volonté de déstabiliser l'ordre international".

Il s'agit d'"une mesure hostile", a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Nasser Kanani, dans un communiqué.

"Cette action irresponsable et provocatrice s’inscrit dans la mauvaise voie que le gouvernement canadien a empruntée depuis plus d’une décennie", a-t-il ajouté, en précisant que Téhéran se réservait le droit d'apporter "une réponse (...) proportionnée".

Le Canada peut désormais geler les biens et poursuivre en justice les membres de l'organisation. Et toutes les transactions financières sont également interdites.

La décision d'Ottawa survient dans un contexte de grande tension depuis plusieurs années entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques depuis 2012.

Le Canada suit les Etats-Unis qui avaient placé les Gardiens de la Révolution sur leur liste noire en 2019, alors que certains hommes politiques européens appellent leurs pays à faire de même.

Depuis la contestation déclenchée en 2022 en Iran par la mort de Mahsa Amini, jeune femme décédée en détention après avoir été arrêtée par la police des mœurs, Ottawa a pris plusieurs salves de sanctions contre des organisations et responsables iraniens accusés d'être complices du régime.

Le Canada a notamment banni de son territoire 10.000 responsables iraniens, dont les membres des Gardiens de la Révolution.

Ottawa avait déjà placé sur la liste noire la Force Qods, la branche des opérations extérieures des Gardiens.

Comme plusieurs autres pays, le Canada poursuit l'Iran devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour que Téhéran soit tenu légalement responsable d'avoir abattu un Boeing ukrainien en 2020.

Le vol PS752 de la compagnie Ukraine International Airlines, effectuant une liaison entre Téhéran et Kiev, a été abattu le 8 janvier 2020, peu après son décollage, provoquant la mort de 176 personnes, en majorité des Iraniens et des Canadiens.


Le Hezbollah libanais menace Israël et Chypre sur fond de guerre à Gaza

"Une ouverture des aéroports et des bases chypriotes à l'ennemi israélien pour cibler le Liban signifierait que le gouvernement chypriote est partie prenante de la guerre", a prévenu Hassan Nasrallah. Chypre est située à quelque 300 km d'Israël et environ 200 km du Liban, et entretient de bonnes relations avec ces deux pays. (AFP).
"Une ouverture des aéroports et des bases chypriotes à l'ennemi israélien pour cibler le Liban signifierait que le gouvernement chypriote est partie prenante de la guerre", a prévenu Hassan Nasrallah. Chypre est située à quelque 300 km d'Israël et environ 200 km du Liban, et entretient de bonnes relations avec ces deux pays. (AFP).
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  • Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah a averti mercredi qu'"aucun lieu" en Israël ne serait épargné par les missiles de son mouvement en cas d'attaque contre le Liban
  • Dans un discours télévisé retransmis en direct, il a aussi menacé pour la première fois Chypre, pays membre de l'Union européenne le plus proche des côtes du Moyen-Orient

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah a averti mercredi qu'"aucun lieu" en Israël ne serait épargné par les missiles de son mouvement en cas d'attaque contre le Liban, sur fond de craintes d'un embrasement lié à la guerre dans la bande de Gaza.

Dans un discours télévisé retransmis en direct, il a aussi menacé pour la première fois Chypre, pays membre de l'Union européenne le plus proche des côtes du Moyen-Orient, disant "détenir des informations selon lesquelles (...) Israël dit qu'il utiliserait les aéroports et bases chypriotes si le Hezbollah attaquait ses aéroports".

"Une ouverture des aéroports et des bases chypriotes à l'ennemi israélien pour cibler le Liban signifierait que le gouvernement chypriote est partie prenante de la guerre", a prévenu Hassan Nasrallah. Chypre est située à quelque 300 km d'Israël et environ 200 km du Liban, et entretient de bonnes relations avec ces deux pays.

"J'ai lu les commentaires (du chef du Hezbollah, ndlr) et je tiens à dire que la république de Chypre n'est impliquée d'aucune façon dans cette guerre", a rétorqué dans un communiqué le président chypriote Nikos Christodoulides.

Chypre fait "partie de la solution, pas du problème", a-t-il martelé, faisant valoir que son pays jouait un rôle, "reconnu par le monde arabe et l'ensemble de la communauté internationale" dans le déploiement d'un corridor maritime permettant d'acheminer de l'aide humanitaire à Gaza.

La guerre à Gaza a entraîné des violences à la frontière israélo-libanaise, entre le Hezbollah, un allié du mouvement islamiste palestinien, et l'armée israélienne, qui se sont intensifiées ces dernières semaines.

Mardi, l'armée israélienne a annoncé que "des plans opérationnels pour une offensive au Liban" avaient été "validés" et le chef de la diplomatie Israël Katz a affirmé que "dans une guerre totale, le Hezbollah sera détruit et le Liban sera touché durement".

"L'ennemi (israélien) sait parfaitement que nous nous sommes préparés au pire (..) Il sait qu'aucun lieu (..) ne sera épargné par nos missiles" en cas d'attaque contre le Liban, a lancé M. Nasrallah, dont le mouvement armé et financé par l'Iran exerce une influence prépondérante au Liban.

En cas de guerre, Israël devrait "nous attendre par la terre, par la mer et par les airs", a encore dit le chef du Hezbollah, mouvement considéré comme terroriste par les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

« Capacités plus importantes »

Mercredi, le Hezbollah a indiqué avoir tiré "des dizaines de roquettes Katioucha et d'obus" en direction d'une caserne dans le nord d'Israël, près de la frontière libanaise, en représailles à des frappes israéliennes contre des cibles dans le sud du Liban ayant tué quatre de ses combattants.

"Nous avons reçu de nouvelles armes (..) et nous en gardons d'autres pour les jours qui viennent", a poursuivi Hassan Nasrallah, en affirmant que sa formation comptait plus de 100.000 hommes prêts au combat.

Lors d'une visite dans le nord d'Israël, le chef de l'armée israélienne Herzi Halevi a affirmé que le pays détenait "des capacités infiniment plus importantes" que le Hezbollah. "L'ennemi n'en connaît que quelques-unes et il les affrontera au bon moment."

Un émissaire du président américain Joe Biden, Amos Hochstein, qui vient de visiter le Liban et Israël ces derniers jours, a jugé "urgente" une désescalade à la frontière.

Il a défendu le plan de cessez-le-feu dans la bande de Gaza présenté le 31 mai par Joe Biden, affirmant qu'il représentait aussi "une chance pour mettre fin au conflit" entre le Hezbollah et Israël.

Bombardements et combats à Gaza

Dans la bande de Gaza assiégée et dévastée par plus de huit mois de guerre, les bombardements israéliens se sont poursuivis, principalement à Rafah (sud).

Plusieurs véhicules militaires israéliens sont entrés dans un quartier de l'ouest de la ville, appuyés par des tirs de drones et de chars, selon des témoins. Des combats y ont opposé soldats et combattants palestiniens.

Sept personnes ont été tuées, selon les secouristes, par des frappes sur des tentes aux portes de Rafah, où sont réfugiés des centaines de milliers de Palestiniens.

Dans le nord, une frappe a tué trois Palestiniens près du camp de Nousseirat (centre), selon la Défense civile.

Le 7 octobre, des commandos du Hamas ont mené une attaque dans le sud d'Israël qui a entraîné la mort de 1.194 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes. Ce jour-là, 251 personnes enlevées, et 116 sont toujours retenues en otages à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l'armée.

En riposte, l'armée israélienne a lancé une offensive d'envergure sur Gaza, qui a fait jusqu'à présent 37.396 morts, essentiellement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

La guerre a aussi provoqué une catastrophe humanitaire dans le territoire menacé de famine selon l'ONU et où l'aide internationale entre en quantité insuffisante.

L'ONU a dit qu'une pause "humanitaire" quotidienne annoncée par Israël dans ses opérations du matin au soir dans une zone de Gaza n'avait pas encore permis une augmentation des aides pour le territoire palestinien.

Selon des médecins, dix personnes ont été tuées après qu'une frappe israélienne a touché près de Rafah un groupe de Palestiniens attendant l'arrivée de camions d'aide.