L'astronaute émirati Sultan al-Neyadi déclare à Arab News: «C'est une nouvelle ère pour l'exploration spatiale arabe»

Lama al-Hamawi s'adressant à Sultan al-Neyadi depuis le Centre spatial Mohammed ben Rached à Dubaï (Capture d’écran).
Lama al-Hamawi s'adressant à Sultan al-Neyadi depuis le Centre spatial Mohammed ben Rached à Dubaï (Capture d’écran).
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Publié le Dimanche 30 juillet 2023

L'astronaute émirati Sultan al-Neyadi déclare à Arab News: «C'est une nouvelle ère pour l'exploration spatiale arabe»

  • Al-Neyadi rends hommage au prince Sultan, pionnier arabe de l'espace, et se souvient de la rencontre «extraordinaire» avec les astronautes saoudiens Rayyanah Barnawi et Ali al-Qarni à bord de l'ISS
  • Il souligne l'importance des matières de science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) pour préparer et inspirer la prochaine génération d'astronautes arabes

DUBAÏ: Les missions habitées lancées par les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite marquent «une nouvelle ère dans l'exploration spatiale arabe», a déclaré l'astronaute émirati Sultan al-Neyadi à Arab News depuis la Station spatiale internationale.

Premier astronaute arabe déployé dans le cadre d'une mission spatiale de longue durée – Al-Neyadi est arrivé à l'ISS en mars aux côtés de trois Américains et de trois Russes. Il est le premier Arabe à effectuer une sortie dans l'espace en ouvrant la voie à l'industrie spatiale naissante du monde arabe.

«Honnêtement, c'est un grand honneur de suivre les traces des pionniers de l'espace dans le monde arabe: Le prince Sultan ben Salmane, Mohammed Faris et mon collègue Hazzaa al-Mansouri, qui ont voyagé dans l'espace avant moi», a-t-il déclaré lors d'une interview réalisée vendredi depuis le centre spatial Mohammed ben Rached de Dubaï, via une liaison vidéo avec l'ISS.

Al-Neyadi faisait référence au prince Sultan d'Arabie saoudite, qui s'est envolé à bord de la navette spatiale Discovery de la mission américaine STS-51-G en 1985, devenant ainsi le premier Arabe dans l'espace; Faris, le premier Syrien et le deuxième Arabe dans l'espace, voyageant à bord du Soyouz TM-3 vers la station spatiale Mir en 1987; et Al-Mansouri, le premier Émirati dans l'espace, qui a passé huit jours à bord de l'ISS en 2019.

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Adnan al-Rais, directeur général adjoint (secteur des opérations spatiales et de l'exploration) et chef de mission du programme des astronautes des EAU, fait visiter le Centre spatial Mohammed ben Rached à Dubaï à la journaliste d'Arab News Lama al-Hamawi (Photo, AN).

«C'est une grande réussite pour toutes les missions, mais nous devons continuer à relever de nouveaux défis», a indiqué Al-Neyadi.

La mission que nous menons actuellement en est un parfait exemple. Passer six mois à bord de la station spatiale est vraiment important pour participer à l'effort humain visant à repousser les limites de l'exploration spatiale.

«L'EVA (activité extravéhiculaire) que j'ai effectuée est la première du genre dans le monde arabe et ouvrira certainement la voie à de nombreux astronautes», a-t-il expliqué.

Il a ajouté: «C'est sans aucun doute une nouvelle ère. C'est une nouvelle époque pour les explorations spatiales du monde arabe.»

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Lama al-Hamawi s'adressant à Sultan al-Neyadi depuis le Centre spatial Mohammed ben Rached (Photo, AN).

L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont tous deux investi dans leurs industries spatiales respectives, en mettant l'accent sur la technologie et la recherche médicale.

L'agence spatiale saoudienne a été créée il y a quatre ans par décret royal afin d'accélérer la diversification économique, de renforcer la recherche et le développement et d'accroître la participation du secteur privé à l'industrie spatiale mondiale.

Depuis son lancement, le programme spatial de l’Arabie saoudite, financé par l'État, a conclu des accords avec plusieurs agences spatiales, entreprises astronautiques et universités de premier plan du monde entier, afin de renforcer leur coopération.

Le 22 mai, Rayyanah Barnawi, une scientifique qui est devenue la première femme saoudienne à aller dans l'espace, et Ali al-Qarni, un pilote de chasse de formation, se sont rendus à l'ISS dans le cadre d'une mission privée.

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La journaliste d'Arab News Lama al-Hamawi au Centre spatial Mohammed ben Rached (Photo, AN).

«L'arrivée des astronautes saoudiens de l'Axiom 2 à la Station spatiale internationale a été un grand moment de rencontre et d'échange sur l'intérêt de l'espace», a signalé Al-Neyadi, en faisant référence à la visite de Barnawi et d’Al-Qarni. 

«C'était, honnêtement, une expérience surréaliste. Voir deux Arabes arriver à la station spatiale et... discuter avec eux en arabe. C'était incroyable et, encore une fois, c'était passionnant de partager l'expérience avec eux. J'étais déjà en mission depuis deux mois et je leur racontais tout ce que j'avais appris et les choses amusantes qu'ils pouvaient faire.»

«Leur mission était purement scientifique. J'ai été heureux d'aider et de faciliter la plupart des activités à bord. C'était un grand honneur et un plaisir de travailler avec eux», a précisé Al-Neyadi.

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«L'arrivée des astronautes saoudiens de l'Axiom 2 à la Station spatiale internationale a été un grand moment de rencontre et d'échange sur l'intérêt de l'espace», a signalé Al-Neyadi, en faisant référence à la visite de Barnawi et d’Al-Qarni en mai (Photo fournie / L'Agence spatiale saoudienne).

Le programme des astronautes des Émirats arabes unis a été lancé en 2017 par le Cheikh Mohammed ben Rached al-Maktoum, vice-président et Premier ministre des Émirats arabes unis, et le cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyan, à l’époque commandant suprême adjoint des forces armées des Émirats arabes unis et actuel président des Émirats arabes unis.

Al-Neyadi, qui a remplacé Al-Mansouri lors de la première mission scientifique des Émirats arabes unis à destination de l'ISS, sous le slogan «L'ambition de Zayed», a été sélectionné pour cette mission parmi plus de 4 000 candidats à l'issue d'une série de tests physiques et mentaux.

En préparation de la mission, Al-Neyadi a commencé sa formation en septembre 2018 au Centre d'entraînement des cosmonautes Youri Gagarine à la Cité des étoiles à Moscou. Il a également suivi une formation à Houston, au Texas, et à Cologne, en Allemagne, dans le cadre d'accords de partenariat avec de grandes agences spatiales, notamment la NASA, l'ESA et la JAXA.

Al-Neyadi a suivi plus de 90 cours, soit plus de 1 400 heures de formation, notamment en matière de sécurité et de survie, de manœuvres dans une combinaison spatiale pesant jusqu'à 10 kg et de tâches quotidiennes telles que la préparation de la nourriture dans l'espace, l'utilisation d'appareils photo et les communications.

Son entraînement intensif l'a préparé à l'expérience passionnante, bien que totalement étrangère, de vivre et de travailler pendant une période prolongée en apesanteur, à 260 miles au-dessus de la surface de la Terre.

«C'est le moment de la journée que je préfère, en fait, lorsque je fais de l'exercice. Nous avons un appareil sur lequel nous nous exerçons et qui fait face à la plus grande fenêtre de la station», a révélé Al-Neyadi à Arab News.

«Je vois tout passer devant moi: les montagnes, les océans, les endroits que j'ai déjà visités.»

«La meilleure partie est donc de prendre des photos de ces endroits et de les partager avec le public, et c'est incroyable. On peut couvrir toute la Terre, et en 90 minutes, on voit le jour et la nuit. C'est surréaliste de tout voir à cette vitesse», a-t-il expliqué.

Malgré la vue imprenable sur le marbre bleu, une journée typique à bord de l'ISS semble plus familière que ce que l'on pourrait croire. «Je me réveille normalement à 4 heures du matin pour faire mes prières, puis je me rendors si je le peux», a confié Al-Neyadi.

EN BREF

* La station spatiale internationale en orbite basse est un projet auquel participent cinq agences spatiales: la NASA (États-Unis), la Roscosmos (Russie), la JAXA (Japon), l’ESA (Europe) et la CSA (Canada).

Il a poursuivi: «Sinon, je me réveille à 6h30, je prends mon petit-déjeuner, nous nous réunissons autour de l'ATU (unité terminale audio), qui est l'appareil de communication, et nous recevons les informations des différents centres de contrôle dans le monde entier.»

«Ensuite, nous commençons la routine quotidienne, qu'il s'agisse de science spatiale, d'entretien ou d'inventaire. Toutes ces activités sont en cours et nous procédons ainsi tous les jours jusqu'à midi, heure à laquelle nous nous réunissons pour la pause de midi, pour déjeuner et discuter des activités quotidiennes. Nous continuons jusqu'à 19h30, heure à laquelle nous nous réunissons pour le dernier débriefing de la journée», a ajouté Al-Neyadi.

«Il s'agit d'une routine quotidienne. Nous avons des jours spécifiques durant lesquels nous recevons des véhicules en visite ou effectuons des activités extravéhiculaires, et cela constitue ainsi l’activité de la journée. Les week-ends, nous nous réunissons tous ensemble, les sept membres de l'équipage, et nous regardons des films et prenons nos repas ensemble. C'est toujours amusant», a-t-il avisé.

Servir à bord de l'ISS n'est cependant pas sans difficultés. Loin de ses proches, Al-Neyadi se réjouit de retrouver le confort de son foyer à son retour sur Terre, plus tard dans l'année. «Ma famille me manque. Je veux d'abord les rencontrer», a indiqué ce père de six enfants, à Arab News.

«Les deux choses que je veux, c'est une douche chaude et une vraie tasse de café», a-t-il souhaité.

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Premier astronaute arabe déployé dans le cadre d'une mission spatiale de longue durée — Al-Neyadi est arrivé à l'ISS en mars aux côtés de trois Américains et de trois Russes. Il est le premier Arabe à effectuer une sortie dans l'espace en ouvrant la voie à l'industrie spatiale naissante du monde arabe (Photo fournie).

Une chose restera cependant gravée dans sa mémoire pour le reste de sa vie — le jour où il est devenu le premier Arabe à effectuer une sortie dans l'espace, quittant l'ISS sans rien d'autre que des kilomètres de ciel sous ses pieds et l'éternité de l'espace extra-atmosphérique au-dessus de sa tête.

«C'était incroyable, en fait, de mener la sortie dans l'espace», a déclaré Al-Neyadi. «Je dirais que c'est le joyau de la mission. Cela a duré sept heures. Je n'ai rien senti parce que j'étais vraiment concentré sur ma tâche et que je l'ai menée à bien sans problème.»

Je me souviens d'avoir pris une petite note sur ma liste de contrôle, pour me rappeler que «l'impossible est possible», qui est la devise du gouvernement des Émirats arabes unis, selon laquelle il n'y a rien d'impossible. Si nous croyons en un objectif et que nous travaillons dur pour l'atteindre, nous pouvons y parvenir», a-t-il souligné.

Al-Neyadi est né le 23 mai 1981 à Umm Ghafa, à 30 km au sud-est d'Al-Ain, à Abu Dhabi, où il a fréquenté l'école primaire et secondaire avant de suivre les traces de son père et de servir dans l'armée, où il a étudié l'ingénierie des communications.

Il a commencé ses études supérieures au Royaume-Uni, où il a obtenu une licence en ingénierie électronique et des communications à l'université de Brighton, avant de décrocher un master en informatique à l'université Griffith d'Australie en 2008, où il a ensuite obtenu un doctorat.

Dans une série de vidéos produites à bord de l'ISS à l'intention des étudiants restés sur Terre, Al-Neyadi a cherché à souligner l'importance du travail acharné et la pertinence des matières STIM.

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Rayyanah Barnawi, première femme saoudienne dans l'espace et première femme arabe à bord de l'ISS, a mené des expériences scientifiques au cours de la mission Ax-2, notamment dans les domaines de l'ingénierie tissulaire et de la médecine régénérative (Photo, Twitter/Astro_Rayyanah).

«Je crois qu'une partie de la mission consiste à atteindre le public et à présenter ce que l'on fait à bord de la station», a déclaré AlNeyadi à propos de ses vidéos.

«Il s'agit d'une science très importante, d'une technologie très importante que nous présentons. Mais nous devons montrer ces choses importantes de manière simple et interactive pour que les gens puissent apprendre», a-t-il expliqué.

«Et cela est honnêtement, un moyen d'encourager les jeunes étudiants à suivre une formation en STIM. Il s'agit des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques», a-t-il insisté.

Al-Neyadi espère ainsi inspirer la prochaine génération d'astronautes arabes qui mèneront les programmes spatiaux naissants du Moyen-Orient sur la lune, sur Mars et au-delà.

«Lorsque nous parlons d'enseignement des STIM, cela peut ouvrir un grand nombre de possibilités pour les jeunes», a-t-il affirmé.

«C'est pourquoi, de manière amusante et interactive, j'ai voulu montrer cela — la science est amusante, la science est vraiment intéressante — pour que la nouvelle génération puisse penser à quelque chose d'important à l'avenir», a-t-il soutenu. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Dans une rare visite en Egypte, Xi appelle à combattre «les ingérences» au Moyen-Orient

L'Egypte a déroulé le tapis rouge à Xi Jinping pour cette visite porteuse de promesses financières. (AFP)
L'Egypte a déroulé le tapis rouge à Xi Jinping pour cette visite porteuse de promesses financières. (AFP)
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  • Pékin, partenaire majeur de Téhéran, est en première ligne et cherche l'appui du Caire, dont les banques sont aussi ciblées
  • La semaine dernière, le Trésor américain a en effet annoncé des sanctions contre la branche émiratie de la deuxième plus grande banque égyptienne, Banque Misr, accusée de participer aux échanges financiers avec Téhéran

LE CAIRE: Le président chinois Xi Jinping, à l'occasion de sa première visite en Egypte en dix ans, a mis en garde mercredi contre les "ingérences extérieures" au Moyen-Orient, au moment où la région s'enfonce de nouveau dans la guerre.

Le conflit était au coeur des discussions au palais d'Al-Ittihadiya au Caire, Xi et son homogue égyptien Abdel Fattah al-Sissi appelant à des "solutions diplomatiques" pour mettre durablement fin aux hostilités.

"Nous devons défendre le principe selon lequel les peuples du Moyen-Orient sont maîtres de leurs propres affaires, nous opposer aux ingérences extérieures (...)", a déclaré M. Xi, dont les propos ont été rapportés par l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.

Il s'est aussi dit prêt à travailler avec les pays de la région pour assurer la sécurité de la navigation, ébranlée par les attaques régulières de navires dans le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Canal de Suez 

L'Egypte a déroulé le tapis rouge à Xi Jinping pour cette visite porteuse de promesses financières.

Les deux pays ont notamment signé un accord lançant la troisième phase de la zone industrielle égypto-chinoise, qui accueille déjà 200 entreprises et représente environ quatre milliards de dollars d'investissements, selon les autorités.

Cette annonce, dont les détails financiers n'ont pas été dévoilés, permettra à Pékin de renforcer davantage sa présence dans la zone du canal de Suez, alors que la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran menace le commerce maritime mondial.

Une série d'accords supplémentaires ont été signés, sans que les autorités égyptiennes en précisent la teneur.

La venue du président chinois intervient au moment où Washington accroît sa pression sur les partenaires commerciaux de l'Iran.

Pékin, partenaire majeur de Téhéran, est en première ligne et cherche l'appui du Caire, dont les banques sont aussi ciblées.

La semaine dernière, le Trésor américain a en effet annoncé des sanctions contre la branche émiratie de la deuxième plus grande banque égyptienne, Banque Misr, accusée de participer aux échanges financiers avec Téhéran.

Autonomie stratégique 

Dans le cadre de son offensive contre l'Iran lancée avec Israël fin février, Washington a juré le mois dernier d'asphyxier l'économie iranienne, menaçant d'élargir ses sanctions, qui pourraient également frapper des banques chinoises.

La Chine, grand acheteur de pétrole iranien, a de son côté promis de défendre ses intérêts.

A l'approche d'une rencontre annoncée entre Xi Jinping et le président américain Donald Trump plus tard en septembre, Pékin cherche également à renforcer ses liens avec les pays de la région proches de Washington.

Or l'Egypte est l'un des plus gros bénéficiaires de l'aide militaire américaine et un médiateur historique clé au Moyen-Orient.

Selon des analystes, Le Caire compte utiliser cette visite pour mettre en avant son autonomie stratégique, en montrant qu'il peut tirer parti de ses relations étroites avec Washington comme avec Pékin.

Abdel Fattah al-Sissi, dans un texte publié mardi dans les médias égyptiens, a ainsi vanté sa "politique étrangère indépendante". Il a aussi assuré que ces deux membres des Brics étaient des "partenaires" pour "renforcer le rôle du Sud global", dans un monde de plus en plus polarisé.

"Générations d'amitié" 

Xi Jinping doit se rendre plus tard mercredi au Grand Musée égyptien près des pyramides de Gizeh.

A travers la mégapole de plus de 26 millions d'habitants, les grandes avenues ont été décorées de drapeaux chinois et égyptiens, ainsi que de panneaux montrant les deux présidents ou vantant des "générations d'amitié égypto-chinoise coulant comme le Nil".

Les investissements chinois jouent déjà un rôle clé dans les grands projets du président Sissi: ils ont financé le quartier des finances et des affaires, constellé de gratte-ciels, dans la nouvelle capitale administrative située à 50 km à l'est du Caire.

Pékin est un important exportateur vers l'Egypte, avec un excédent commercial atteignant 12 milliards de dollars sur les sept premiers mois de 2026, selon les douanes chinoises.

Les deux pays sont également liés par leur coopération militaire: l'Egypte qui, sous l'administration Sissi, est devenue l'un des plus gros pays acheteurs d'armes au monde, a accueilli en août d'importants exercices conjoints de combat aérien avec l'armée chinoise, mettant en scène le puissant chasseur J-16.


Liban: une frappe israélienne tue un homme dans le sud 

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur un quartier de Nabatiyé. L'armée israélienne avait mené plusieurs frappes sur le secteur à l'aube, d'après l'Ani. (AFP)
Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur un quartier de Nabatiyé. L'armée israélienne avait mené plusieurs frappes sur le secteur à l'aube, d'après l'Ani. (AFP)
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  • Depuis des semaines, les violences se concentrent dans la région de Nabatiyé où l'armée israélienne, qui occupe une partie du sud du Liban, tente de déloger le Hezbollah d'une colline stratégique, Ali Taher
  • Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur Nabatiyé

BEYROUTH: Un homme a été tué et un autre blessé mercredi dans une frappe israélienne sur la ville de Nabatiyé, dans le sud du Liban, a rapporté un média d'Etat, l'armée israélienne affirmant avoir visé des infrastructures du Hezbollah pro-iranien.

Depuis des semaines, les violences se concentrent dans la région de Nabatiyé où l'armée israélienne, qui occupe une partie du sud du Liban, tente de déloger le Hezbollah d'une colline stratégique, Ali Taher.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur un quartier de Nabatiyé. L'armée israélienne avait mené plusieurs frappes sur le secteur à l'aube, d'après l'Ani.

De son côté, l'armée israélienne a annoncé dans un communiqué avoir "frappé des infrastructures terroristes dans la région de Nabatiyé", affirmant riposter "au lancement par le Hezbollah dans la nuit de deux drones d'attaques" contre ses soldats dans la région de la crête d'Ali Taher.

Les violences entre les deux parties ont baissé d'intensité depuis le mois de juin, à la suite d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran puis de la signature d'un accord cadre entre le Liban et Israël.

Mais 11 personnes avaient été tuées le 15 août dans des frappes israéliennes, les attaques les plus meurtrières depuis, et une femme a trouvé la mort la semaine dernière dans un raid israélien.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël le 2 mars en soutien à Téhéran, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

L'accord-cadre signé entre le Liban et Israël prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif israélien du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région.

Le Hezbollah est opposé aux négociations entre le Liban et Israël qui doivent en principe tenir une nouvelle session en septembre, dont la date n'a toujours pas été fixée.

Le groupe armé et financé par l'Iran avait déjà entraîné le Liban dans une guerre avec Israël en octobre 2023, en solidarité avec le Hamas palestinien dans la bande de Gaza.

Au total, les deux guerres ont fait 8.920 morts selon le dernier bilan du ministère libanais de la Santé.

 


«Nous ne nous retirerons pas», lance Netanyahu lors d'un déplacement à Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi, lors d'une rare visite dans la bande de Gaza, que son pays n'avait pas l'intention de se retirer des zones qu'il contrôle dans ce territoire palestinien ravagé par la guerre. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi, lors d'une rare visite dans la bande de Gaza, que son pays n'avait pas l'intention de se retirer des zones qu'il contrôle dans ce territoire palestinien ravagé par la guerre. (AFP)
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  • "Nous contrôlons la zone. Nous ne nous retirerons pas. Nous restons sur cette ligne. Nous contrôlons 60% de la bande de Gaza et nous ne nous arrêterons pas, car nous éliminons, jour après jour, les terroristes qui nous menacent"
  • Le Premier ministre israélien s'exprimait après avoir rencontré des soldats près de la "ligne jaune" qui délimite la zone sous contrôle militaire israélien, après le repli des troupes israéliennes opéré dans le cadre du cessez-le-feu très fragile

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi, lors d'une rare visite dans la bande de Gaza, que son pays n'avait pas l'intention de se retirer des zones qu'il contrôle dans ce territoire palestinien ravagé par la guerre.

"Nous contrôlons la zone. Nous ne nous retirerons pas. Nous restons sur cette ligne. Nous contrôlons 60% de la bande de Gaza et nous ne nous arrêterons pas, car nous éliminons, jour après jour, les terroristes qui nous menacent", a-t-il dit.

Le Premier ministre israélien s'exprimait après avoir rencontré des soldats près de la "ligne jaune" qui délimite la zone sous contrôle militaire israélien, après le repli des troupes israéliennes opéré dans le cadre du cessez-le-feu très fragile, en vigueur depuis octobre 2025.

Lors de cette visite, la première depuis la trêve, M. Netanyahu a réitéré son objectif de "désarmer le Hamas et démilitariser Gaza".

"Gaza ne représentera plus une menace pour Israël. Cet objectif a, dans une large mesure, déjà été atteint. Mais il reste encore du travail à accomplir, et nous l'achèverons", a dit le dirigeant, venu pour la dernière fois en avril 2025.

Ce déplacement intervient en pleine campagne pour les élections législatives en Israël, où la question du devenir de la présence israélienne dans ce territoire palestinien joue un rôle central.

Il se tient aussi au moment où le président américain Donald Trump tente d'arracher un accord pour tourner la page de la guerre déclenchée par Israël à Gaza après les attaques sans précédent du 7 octobre 2023 menées par le mouvement islamiste Hamas.

Confronté à un scrutin qui s'annonce très serré, M. Netanyahu a rejeté le mois dernier l'ultime étape du plan de paix. Le Hamas avait lui accepté le texte qui, dans sa version publiée par le "Conseil de paix", lie son désarmement à un retrait progressif des troupes israéliennes.

Mais Israël refuse tout retrait militaire tant que le mouvement islamiste palestinien ne serait pas "véritablement" désarmé.

En dépit du cessez-le-feu, l'armée israélienne bombarde quasi quotidiennement le territoire palestinien.

Mardi, Israël a affirmé avoir arrêté le chef de la sécurité intérieure du mouvement islamiste palestinien Hamas lors d'une opération à Gaza.

Les opérations israéliennes y ont fait au moins 1.334 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

L'armée israélienne a fait état de cinq morts dans ses rangs sur la même période, ainsi que d'un employé civil sous contrat.