Faisal ben Farhane réitère le rejet des incidents de profanation du Coran à son homologue danois

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et son homologue danois, Lars Lokke Rasmussen, se sont entretenus au téléphone mardi. (AFP)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et son homologue danois, Lars Lokke Rasmussen, se sont entretenus au téléphone mardi. (AFP)
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Publié le Mercredi 02 août 2023

Faisal ben Farhane réitère le rejet des incidents de profanation du Coran à son homologue danois

  • Le prince Faisal a déclaré que des extrémistes exploitaient la liberté d'expression pour alimenter la haine, et visaient non seulement à critiquer l'islam mais aussi à provoquer les communautés musulmanes
  • Le gouvernement danois a déclaré qu'il chercherait à trouver un «outil juridique» qui permettrait aux autorités d'intervenir dans les manifestations de profanation du Coran

RIYAD: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a réitéré le rejet total par le Royaume de toutes les tentatives d'offenses au Coran sacré lors d'un entretien téléphonique mardi avec son homologue danois.

Il a également rappelé les exigences du Royaume pour que des mesures immédiates soient prises en vue de mettre fin à ces actes extrémistes qui offensent les sentiments des musulmans du monde entier.

Le prince Faisal a également déclaré que les extrémistes exploitaient la liberté d'expression pour alimenter la haine, et visaient non seulement à critiquer l'islam mais aussi à provoquer les communautés musulmanes. Il a ajouté que cette question pourrait ne pas servir les intérêts du Danemark au niveau international, et que seuls les extrémistes bénéficieraient de telles pratiques.

Lars Lokke Rasmussen, pour sa part, a exprimé la condamnation par son pays des incidents du Coran brûlé et son regret face à de telles actions provocatrices. Il a également mis en relief le fait que son gouvernement avait précédemment exprimé son rejet de ces incidents.

Le gouvernement danois a déclaré dimanche qu'il chercherait à trouver un «outil juridique» qui pourrait permettre aux autorités d'intervenir dans les manifestations de profanation du Coran, si elles sont jugées comme entraînant «des conséquences négatives importantes pour le Danemark, notamment en matière de sécurité».

«Le fait que nous signalions à la fois au Danemark et à l'étranger que nous y travaillons contribuera, espérons-le, à une désescalade au sujet des problèmes auxquels nous sommes confrontés», a déclaré Rasmussen aux journalistes lundi.

«Ce n'est pas parce que nous nous sentons obligés de le faire, mais parce que notre analyse politique montre que c’est dans le meilleur intérêt de tous», a déclaré Rasmussen. Nous ne devrions pas rester les bras croisés et attendre que la situation explose.»

Cependant, un Coran a été brûlé lundi au Danemark.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.