Liban: l'explosion au port de Beyrouth et ses suites

Une photo montre une vue du port de Beyrouth, site d'une énorme explosion qui a dévasté la capitale libanaise trois ans plus tôt, le 22 juillet 2023. (AFP).
Une photo montre une vue du port de Beyrouth, site d'une énorme explosion qui a dévasté la capitale libanaise trois ans plus tôt, le 22 juillet 2023. (AFP).
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Publié le Mercredi 02 août 2023

Liban: l'explosion au port de Beyrouth et ses suites

  • Le 4 août 2020, une explosion détruit le port de Beyrouth et endommage des quartiers entiers
  • Cette déflagration, l'une des plus grandes explosions non nucléaires de l'histoire, fait quelque 220 morts et plus de 6 500 blessés et défigure des pans entiers de la capitale libanaise

BEYROUTH : L'enquête sur l'explosion sur le port de Beyrouth, qui a tué plus de 220 personnes il y a trois ans, est au point mort dans un pays en plein chaos économique et politique.

Retour sur une véritable course d'obstacles.

Destruction

Le 4 août 2020, une explosion détruit le port de Beyrouth et endommage des quartiers entiers. Cette déflagration, l'une des plus grandes explosions non nucléaires de l'histoire, fait quelque 220 morts et plus de 6 500 blessés et défigure des pans entiers de la capitale libanaise.

L'énorme déflagration a été déclenchée par un incendie dans un entrepôt où étaient stockées sans précaution des tonnes de nitrate d'ammonium.

Sous pression de la rue, le gouvernement de Hassan Diab démissionne le 10 août.

Enquête entravée dès le départ

Le 10 décembre 2020, un premier juge chargé de l'enquête sur l'explosion inculpe Hassan Diab et trois anciens ministres.

L'enquête est suspendue au bout d'une semaine, deux ministres accusés réclamant la récusation du magistrat, qui a lieu en février 2021.

Le juge Tarek Bitar est nommé à sa place. Début juillet 2021, il demande à interroger Hassan Diab et réclame la levée de l'immunité de trois députés ayant occupé des postes ministériels. Le Parlement réclame des "preuves" supplémentaires, ce que le juge refuse.

Affrontements sanglants

Le 11 octobre 2021, le chef du Hezbollah pro-iranien, la force politique dominante au Liban, Hassan Nasrallah, accuse le juge de politiser l'enquête.

Le lendemain, Tarek Bitar émet un mandat d'arrêt contre le député et ex-ministre des Finances Ali Hassan Khalil, membre du mouvement Amal, allié au Hezbollah.

Sept personnes décèdent dans des combats de rue à Beyrouth, lors d'une manifestation organisée par le Hezbollah et Amal, qui exigent le remplacement du juge.

En décembre, le juge est contraint pour la quatrième fois de suspendre ses investigations après un énième recours d'anciens ministres.

Plus de président

Les législatives du 15 mai 2022 débouchent sur un Parlement sans majorité, perdue par le Hezbollah et ses alliés.

Le 4 août, le deuxième anniversaire de l'explosion au port est marqué par des manifestations de proches des victimes réclamant une enquête internationale.

Le 31 octobre, le Liban se retrouve sans président, le mandat de Michel Aoun ayant expiré, dans un pays dirigé par un gouvernement intérimaire qui expédie les affaires courantes.

Brève reprise de l'enquête

Le 23 janvier 2023, le juge Tarek Bitar reprend son travail après une quatrième suspension qui a duré 13 mois en raison d'une quarantaine de poursuites à son encontre et de pressions de la part d'une grande partie de la classe politique.

Le magistrat décide d'inculper huit personnes, dont deux hauts responsables de la sécurité. Il inculpe ensuite le procureur général près la cour de Cassation et trois autres juges, pour "homicide, incendie criminel et sabotage".

Le parquet rejette toutes les décisions du juge, qui est poursuivi par le procureur général pour "insubordination". Début février, Tarek Bitar reporte tous les interrogatoires programmés. L'enquête est depuis au point mort.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com