L'aide financière saoudienne contribue au redressement du riyal yéménite

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Publié le Jeudi 03 août 2023

L'aide financière saoudienne contribue au redressement du riyal yéménite

  • La monnaie en difficulté est passée de 1 420 contre un dollar mardi matin à 1 392 mercredi
  • Le gouvernement et le peuple yéménites ont salué l’intervention saoudienne et remercié le Royaume pour ses contributions humanitaires et économiques répétées

AL-MUKALLA: Le riyal yéménite a gagné des points mercredi face au dollar pour la première fois depuis des mois, moins d'un jour après que l'Arabie saoudite a annoncé une aide de 1,2 milliard de dollars (1 dollar = 0,91 euro) pour sauver l'économie du Yémen.

La monnaie en grande difficulté est passée de 1 420 contre un dollar mardi matin à 1 392 mercredi, selon des cambistes dans les zones contrôlées par le gouvernement.

Le riyal yéménite est en chute libre depuis des mois, dans un contexte de rapports faisant état d'efforts de paix au point mort ainsi que d'un arrêt des exportations de brut, la principale source de revenus du pays.

Plusieurs injections de liquidités par l'Arabie saoudite dans le passé ont permis au riyal de se redresser brièvement avant de rechuter en raison des conditions politiques et économiques du pays.

Mohammed al-Jaber, ambassadeur du Royaume au Yémen, a annoncé mardi une aide financière de 1,2 milliard de dollars pour soutenir la monnaie yéménite, stimuler l'économie et aider le pays à payer les employés du secteur public. Cette contribuera également à financer les importations de nourriture et de carburant.

Le gouvernement et le peuple yéménites ont salué l’aide saoudienne et remercié le Royaume pour ses interventions humanitaires et économiques répétées pour empêcher l'effondrement du pays.

Rashad al-Alimi, chef du Conseil de direction présidentiel, a déclaré que l'aide financière saoudienne était une preuve du ferme soutien du Royaume au peuple yéménite et à son gouvernement légitime.

Cette aide allégera les souffrances au Yémen, renforcera les organismes étatiques, aidera à la reconstruction et rétablira la stabilité et le développement, a-t-il affirmé.

L'aide saoudienne est le signe que le Royaume n'abandonnera pas le Yémen, a déclaré Rashad al-Alimi.

«Elle montre également aux milices que le peuple yéménite n'est pas seul, et que le moment est venu pour  les Houthis de faire passer les intérêts de notre peuple avant ceux de leurs dirigeants, d'écouter la voix de la raison et de s'aligner sur la solution tant attendue d’une paix juste», a affirmé Al-Alimi sur Twitter.

Il a exhorté les Houthis à déposer les armes et à s’attacher aux efforts de paix afin de mettre fin à la guerre.

D'autres responsables yéménites, dont le membre du conseil présidentiel Abdallah al-Alimi Bawazer, ont déclaré qu'il incombait maintenant au gouvernement de dépenser efficacement l'aide saoudienne et de mettre en œuvre ses politiques économiques afin de relancer l'économie et de stabiliser le riyal yéménite.

«Le gouvernement aura la double obligation de rationaliser les dépenses, d'éliminer les déséquilibres et de fournir un modèle transparent qui rende cette aide et d'autres formes d'assistance efficaces, en tenant bien compte de tous les Yéménites», a précisé Bawazer sur Twitter.

Le gouvernement yéménite se plaint depuis des mois du fait qu'il pourrait ne pas être en mesure de payer les employés du secteur public dans les zones sous son contrôle, ou de répondre à d'autres engagements, comme les importations de nourriture, en raison des attaques des Houthis contre les installations pétrolières et de la guerre économique de la milice, qui comprend l'interdiction du gaz de Marib et des marchandises provenant des zones contrôlées par le gouvernement.

Le Premier ministre, Maeen Abdel Malik Saeed, a déclaré que son gouvernement serait désormais en mesure de résoudre le déficit budgétaire, de régler les paiements des employés du secteur public et de pallier la dévaluation du riyal et l'insécurité alimentaire.

«Nous exprimons notre reconnaissance aux dirigeants du Royaume pour leur soutien indéfectible au gouvernement et au peuple yéménites, ainsi que pour leur aide économique visant à alléger les souffrances de notre peuple et à renforcer notre économie nationale, que la milice terroriste houthie tente de détruire», a-t-il soutenu.

Les observateurs yéménites affirment que l'aide financière saoudienne a contrecarré les efforts des Houthis pour provoquer une opposition de masse au gouvernement.

Mohammed al-Mekhlafi, analyste politique yéménite, a indiqué qu'en attaquant les installations énergétiques, les Houthis avaient l'intention de contraindre le gouvernement yéménite à la faillite et de l'empêcher de payer les employés du secteur public, déclenchant ainsi un soulèvement populaire.

«Les Houthis ont utilisé des drones afin de contrer les efforts du gouvernement dans l'exportation du pétrole, l'empêchant ainsi d'exercer ses fonctions administratives et économiques. En conséquence, les civils se sont soulevés contre le gouvernement, provoquant un chaos dans les zones gouvernementales», a précisé Mohammed al-Mekhlafi sur Twitter.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Une frappe vise la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement israélien

Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
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  • Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits
  • Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues

BEYROUTH: Israël a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth, au lendemain de raids meurtriers sur la capitale et ses environs, alors que le bilan humain de la guerre avec le Hezbollah approche des 1.500 morts.

Un épais panache de fumée s'est élevé de la banlieue sud, sous contrôle du Hezbollah et vidée de la quasi-totalité de ses habitants depuis le 2 mars.

L'armée israélienne a affirmé avoir visé "des cibles terroristes du Hezbollah à Beyrouth".

Dans la banlieue sud, seuls quelques commerces restent ouverts, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits. Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues.

Une station-service de la compagnie al-Amana, accusée par Israël d'être contrôlée par le Hezbollah, est calcinée.

Des portraits de l'ayatollah Ali Khamenei, tué au début de la guerre dans une frappe américano-israélienne en Iran et présenté comme le "martyr de la nation", ornent les principales artères.

Le long de la route menant à la banlieue sud, des habitants ont installé des tentes où ils dorment, allant inspecter leurs maisons entre deux avertissements israéliens.

Dimanche, Israël avait intensifié ses bombardements sur la banlieue sud et la capitale elle-même. Une frappe en face du principal hôpital public du Liban avait fait cinq morts, selon le ministère de la Santé.

"Force al-Qods" 

Une autre frappe sur un appartement dans une zone à l'est de la capitale, jusque-là épargnée par les violences, a tué trois personnes, dont un responsable local des Forces libanaises (FL), un parti chrétien opposé au Hezbollah, et sa femme.

Le chef des FL Samir Geagea a affirmé que "les Israéliens visaient un membre de la force al-Qods", chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution iraniens, qui semble avoir échappé à la frappe.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam avait déclaré que les Gardiens de la Révolution dirigeaient les opérations du Hezbollah dans sa guerre contre Israël.

L'armée israélienne a affirmé lundi qu'elle avait frappé une "cible terroriste" à l'est de Beyrouth et ajouté qu'elle examinait l'incident "après des informations sur des victimes parmi des civils libanais non impliqués dans les combats".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles à la mort d'Ali Khamenei.

Depuis, Israël mène des frappes massives sur le pays ayant fait 1.497 morts et plus de 4.600 blessées, selon les autorités, et déplacé plus d'un million de personnes.

"Maisons inhabitables" 

Des frappes israéliennes ont également visé le sud et l'est du Liban. Dans le sud, quatre personnes ont été tuées dans un raid sur une voiture à Kfar Roummane, près de Nabatiyeh, a indiqué le ministère de la Santé.

Dans la localité de Bourj Rahal, près de Tyr, un correspondant de l'AFP a vu des immeubles détruits et des débris jonchant les rues.

"Le premier bilan est de 15 maisons endommagées, qui ne sont plus habitables", a dit à l'AFP le maire de la ville Daoud Ezzedine.

"Les habitants veulent revenir chez eux, mais ils ne pourront pas malheureusement", a-t-il ajouté.

Le ministère de la Santé a aussi annoncé que deux secouristes du Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, avaient été tués par une frappe israélienne dimanche, portant à 57 le nombre de secouristes tués depuis le début de la guerre.

Le chef de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé sur X que l'OMS avait enregistré "92 attaques contre des établissements de santé, des véhicules médicaux, du personnel soignant et des entrepôts" depuis le début de la guerre.

Par ailleurs, le principal poste-frontière reliant le Liban à la Syrie, point de passage vital entre les deux pays, était toujours fermé lundi, après des menaces israéliennes de le viser samedi soir.

Ce passage "restera fermé, jusqu'à ce qu'on reçoive des garanties qu'il ne sera pas visé", a dit à l'AFP un responsable du ministère libanais des Transports, Ahmad Tamer.

 


Frappes israéliennes sur le plus grand complexe pétrochimique iranien

Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
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  • Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar
  • Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan

JERUSALEM: Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer.

L'agence iranienne Fars a par ailleurs affirmé qu'un autre complexe pétrochimique, cette fois près de Chiraz (centre-sud) avait été visé par des frappes, évoquant des "dégâts mineurs".

Israël n'a pas évoqué cette opération à ce stade. Mais le ministre de la Défense Israël Katz a déclaré que l'armée avait lundi "frappé avec force le plus grand complexe pétrochimique en Iran, situé à Assalouyeh, une cible clé qui assure environ la moitié de la production pétrochimique du pays".

Juste avant, Téhéran avait rapporté une série d'explosions sur le site, déjà frappé le 18 mars par Israël.

Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar.

Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan.

"Les deux sites, représentant 85% des exportations pétrochimiques iraniennes, sont désormais hors service", a déclaré Israël Katz. "Cela représente un coup sévère se montant à des dizaines de milliards de dollars pour le régime iranien", a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tard, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est également félicité des frappes.

"Aujourd'hui nous avons détruit la plus grande usine pétrochimique en Iran. Ce qui veut dire que nous éliminons systématiquement la machine à financer des Gardiens de la Révolution", l'armée idéologique de la République islamique, a-t-il déclaré dans une vidéo.

"Sous contrôle" 

Les médias officiels iraniens ont affirmé que la situation à Assalouyeh était "sous contrôle".

"L'incendie a été maîtrisé. La situation est actuellement sous contrôle et les aspects techniques ainsi que l'étendue des dégâts font l'objet d'une enquête", a indiqué l'agence Irna, citant un communiqué de la compagnie pétrochimique iranienne, ajoutant qu'aucun blessé n'était à déplorer.

Le champ offshore de South Pars, essentiel pour le secteur énergétique iranien, sert pour l'exploitation commune avec le Qatar du plus grand gisement de gaz naturel au monde.

Ehsan Jahanian, gouverneur adjoint de la province iranienne de Bouchehr (sud-ouest), a indiqué que "deux infrastructures dans le secteur de Pars avaient été touchées par un raid aérien ennemi".

L'agence Tasnim a elle indiqué que "les entreprises Mobin et Damavand, qui fournissent de l'électricité, de l'eau et de l'oxygène" à Assalouyeh "ont été visées".

Il n'y a pas eu de dégâts du côté de l'entreprise pétrochimiques de Pars, selon cette source.

En mars, le président Donald Trump avait demandé à Israël de ne plus attaquer les infrastructures énergétiques iraniennes après les premières frappes contre le champ de South Pars.

Mais le président américain avait aussi menacé de détruire "massivement l'intégralité du gisement" si Téhéran continuait ses attaques dans la région.

 


Iran: le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution tué dans une frappe 

Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
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  • "Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste à l'aube"
  • Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran

TEHERAN: Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran.

"Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste (...) à l'aube aujourd'hui", ont déclaré les Gardiens dans une publication sur leur chaîne Telegram.