L'Arabie saoudite va accorder au Yémen une aide économique de 1,2 milliard de dollars

Des garçons à dos d'âne font la queue pour remplir leurs bidons au milieu d’une pénurie d'eau et de hausse des températures au Yémen, le 31 juillet 2023 (Photo, AFP).
Des garçons à dos d'âne font la queue pour remplir leurs bidons au milieu d’une pénurie d'eau et de hausse des températures au Yémen, le 31 juillet 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 02 août 2023

L'Arabie saoudite va accorder au Yémen une aide économique de 1,2 milliard de dollars

  • Ce soutien découle des relations étroites qui unissent l’Arabie saoudite et le Yémen et répond à une demande du gouvernement yéménite pour l'aider à combler son déficit budgétaire
  • Entre 2012 et 2022, l'Arabie saoudite a déposé 4 milliards de dollars à la banque centrale du Yémen afin d'améliorer la vie quotidienne de la population du pays, selon la SPA

RIYAD: Les autorités saoudiennes ont annoncé mardi l’accord d’une aide de 1,2 milliard de dollars (1 dollar américain = 0,91 euro) au gouvernement internationalement reconnu du Yémen.

Elle permettra de relancer l'économie en difficulté du pays, de payer les salaires et d'améliorer la sécurité alimentaire, et reflète la volonté du Royaume de contribuer à la sécurité, à la stabilité et au développement du Yémen, a rapporté l'agence de presse saoudienne, la SPA.

L'assistance économique a été fournie en réponse à une demande d'aide du gouvernement yéménite pour combler son déficit budgétaire, a ajouté la SPA.

Mohammed al-Jaber, ambassadeur saoudien au Yémen, et Salem ben Breik, ministre yéménite des Finances, ont assisté à une cérémonie de signature des mesures de soutien économique, à Riyad.

«L'aide contribuera à soutenir le gouvernement yéménite en couvrant les salaires, les traitements et les frais de fonctionnement», a déclaré le ministre yéménite.

«Cette aide aura également un impact significatif sur la sécurité alimentaire au Yémen et souligne le soutien continu de l’Arabie saoudite au Yémen», a -t-il ajouté.

«Ce nouveau soutien économique s'inscrit dans le prolongement d'une longue série d'aides au développement et d'aides économiques fournies par Riyad depuis des décennies, et constitue une réponse importante au déficit budgétaire du gouvernement yéménite», a-t-il indiqué.

229 projets et initiatives depuis 2018

Entre 2012 et 2022, l'Arabie saoudite a déposé 4 milliards de dollars à la banque centrale du Yémen afin d'améliorer la vie quotidienne de la population du pays, selon la SPA.

Le soutien de l’Arabie saoudite a contribué à l'amélioration de la situation financière et économique du pays, a-t-il ajouté, principalement grâce à l'effet qu'il a eu sur le taux de change du riyal yéménite. Cela a permis d'améliorer la vie des citoyens yéménites en stabilisant les prix des denrées alimentaires, en améliorant le pouvoir d'achat, en réduisant l'inflation et en augmentant les taux de dépenses.

L’Arabie saoudite a joué un rôle important dans la stimulation de la croissance économique au Yémen en accordant des subventions pour les produits dérivés du carburant afin d'assurer la fourniture d'électricité dans tous les gouvernorats yéménites.

En 2021 et 2022, la quantité totale de dérivés du pétrole fournie était d'environ 1 260 850 tonnes, pour une valeur de 422 millions de dollars, ce qui a permis à plus de 70 centrales électriques de continuer à fonctionner.

Dans le cadre du Projet saoudien de développement et de reconstruction pour le Yémen, Riyad a mis en œuvre 229 projets et initiatives de développement dans 14 gouvernorats depuis 2018, couvrant sept secteurs : l'éducation, la santé, l'énergie, les transports, l'eau, l'agriculture, la pêche et les institutions gouvernementales. L’Arabie saoudite a en outre lancé des projets visant à améliorer les infrastructures, les services essentiels et la création d'emplois.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.