Tunisie: les autorités réfutent les «allégations sur des expulsions» de migrants

Des migrants d'origine africaine qui auraient été abandonnés par les autorités tunisiennes, reçoivent de l'eau à leur arrivée dans une zone inhabitée près d'Al-Assah à la frontière libyo-tunisienne le 30 juillet 2023. (AFP)
Des migrants d'origine africaine qui auraient été abandonnés par les autorités tunisiennes, reçoivent de l'eau à leur arrivée dans une zone inhabitée près d'Al-Assah à la frontière libyo-tunisienne le 30 juillet 2023. (AFP)
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Publié le Jeudi 03 août 2023

Tunisie: les autorités réfutent les «allégations sur des expulsions» de migrants

  • «Ce qui a été publié par certaines organisations internationales et surtout la déclaration du porte-parole de l'ONU (du 1er août) est caractérisé par des imprécisions, voire des contrevérités», a indiqué un ministre
  • Il a aussi affirmé «le respect et l'engagement total» de la Tunisie sur le plan des droits humains, en mettant en avant le travail d'organisations pour assister les migrants

TUNIS: Les autorités tunisiennes ont réfuté jeudi des informations de l'ONU et de médias "sur des opérations d'expulsions" des migrants subsahariens aux frontières avec la Libye à l'est et l'Algérie à l'ouest, dans une déclaration du ministre de l'Intérieur.

"Ce qui a été publié par certaines organisations internationales et surtout la déclaration du porte-parole de l'ONU (du 1er août) est caractérisé par des imprécisions, voire des contrevérités", a indiqué le ministre Kamel Fekih à l'agence locale Tap, selon un communiqué officiel diffusé jeudi.

"Nous sommes profondément préoccupés par l'expulsion de migrants, réfugiés et demandeurs d'asile de Tunisie vers les frontières avec la Libye, et aussi avec l'Algérie", avait indiqué mardi le porte-parole adjoint des Nations unies, Farhan Haq, lors d'un point presse.

"Les allégations sur les opérations d'expulsion sont infondées", a affirmé jeudi le ministre tunisien, appelant à "vérifier l'authenticité des informations avant de les publier, compte-tenu des retombées négatives" sur les forces de sécurité.

Celles-ci "ne ménagent aucun effort pour secourir et sauver les migrants sur les frontières terrestre et maritime", a-t-il plaidé, assurant que "15.327 migrants, dont 95%" provenant d'Afrique subsaharienne, ont été "sauvés entre janvier et juillet".

Le ministre a aussi affirmé "le respect et l'engagement total" de la Tunisie sur le plan des droits humains, en mettant en avant le travail d'organisations comme le Croissant rouge tunisien (CRT) pour assister les migrants.

"Le dossier est traité conformément à la loi tunisienne et aux traités internationaux" et "l'Etat tunisien n'est pas responsable de ce qu'il se passe hors de ses frontières", a-t-il insisté.

Après la mort le 3 juillet à Sfax (centre-est) d'un Tunisien lors d'une rixe avec des migrants, au moins "1 200 ressortissants subsahariens" ont été "expulsés" par les forces de sécurité tunisiennes et déposés dans des zones inhospitalières aux frontières libyenne et algérienne, selon l'ONG américaine Human Rights Watch (HRW).

Le CRT a mis à l'abri, le 12 juillet, environ 630 personnes récupérées à Ras Jedir, zone tampon séparant Tunisie et Libye, selon des ONG, dont HRW. Il a aussi pris en charge environ 200 autres, refoulées vers la frontière algérienne.

Mais, dans les semaines suivantes, plusieurs médias dont l'AFP ont documenté avec des témoignages de migrants, des gardes-frontières libyens et d'ONG, que 350 personnes (dont 12 femmes enceintes et 65 enfants) sont encore bloquées à Ras Jedir, et que des centaines de migrants continuent d'affluer dans le désert libyen en provenance de Tunisie.


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.