L’ambassadeur d’Ukraine et un responsable américain remercient l’Arabie saoudite d’avoir accueilli les pourparlers de paix

L'ambassadeur ukrainien en Arabie saoudite a remercié le Royaume d'avoir accueilli des pourparlers visant à trouver une résolution pacifique à la guerre en Ukraine (Photo, Fournie).
L'ambassadeur ukrainien en Arabie saoudite a remercié le Royaume d'avoir accueilli des pourparlers visant à trouver une résolution pacifique à la guerre en Ukraine (Photo, Fournie).
Short Url
Publié le Lundi 07 août 2023

L’ambassadeur d’Ukraine et un responsable américain remercient l’Arabie saoudite d’avoir accueilli les pourparlers de paix

  • Réunion à Djeddah en présence de conseillers à la sécurité nationale de 42 pays
  • Deux jours de discussions qui se sont avérées «constructives» selon Petrenko Anatolii

RIYAD : L'ambassadeur ukrainien en Arabie saoudite a remercié le Royaume d'avoir accueilli des pourparlers visant à trouver une résolution pacifique à la guerre de la Russie dans son pays.

Dans une déclaration donnée à Arab News, Petrenko Anatolii a déclaré que les pourparlers à Djeddah, qui ont commencé samedi, avaient été «constructifs».

«Tout d'abord, je tiens à remercier l'Arabie saoudite pour son engagement et son hospitalité envers l'Ukraine dans la mise en œuvre de notre plan de formule pour la paix», a-t-il déclaré.

«Avec le soutien de l'Arabie saoudite, nous avons réussi à réunir les conseillers en sécurité nationale de 42 pays.»

L'Ukraine a proposé sa formule de paix à 10 points largement attendue lors des discussions, qui ont été «soutenus par plusieurs pays», selon une source de la délégation ukrainienne citée par Al-Arabiya et Al-Hadath.

Le président Volodomyr Zelensky a déclaré qu'il souhaitait qu'un sommet mondial ait lieu plus tard dans l'année sur la base de cette formule.

«Les deux derniers jours ont été constructifs. Une vision globale est en place et nous progressons collectivement dans la préparation du prochain sommet mondial, qui est considéré comme le point central pour commencer à mettre en œuvre la formule de paix», a déclaré Anatolii.

Il a ajouté que les principaux objectifs à la suite des pourparlers de deux jours étaient de «mettre fin à l'agression militaire contre l'Ukraine, de restaurer l'intégrité territoriale et la souveraineté, de relancer la reprise économique de l'Ukraine et, bien sûr, de restaurer la confiance dans la charte des Nations Unies et le droit international.»

Le chef de cabinet de Zelensky, Andriy Yermak, a affirmé dans une déclaration : «Nous avons eu des consultations très productives sur les principes clés sur lesquels une paix juste et durable devrait être construite.»

Yermak a déclaré que des points de vue différents sont apparus lors des pourparlers en Arabie saoudite, les qualifiant de «conversation extrêmement honnête et ouverte».

Il a ajouté que tous les pays présents avaient démontré leur engagement envers les principes du droit international et le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États.

La Russie n'a pas assisté aux pourparlers, mais le Kremlin a confirmé qu'il «surveillerait de près» les événements.

Un responsable américain a exprimé dimanche l'appréciation de Washington envers Riyad pour l'accueil des pourparlers, les qualifiant de «constructifs», selon un rapport d'Al-Arabiya.

Il a également déclaré : «Ce fut une série de conversations bonnes et constructives avec un groupe de pays qui se sont réunis pour échanger des points de vue et trouver un terrain d'entente en faveur d'une paix juste et durable en Ukraine, discuter de la manière de mettre fin à la guerre en Ukraine et de faire face aux conséquences pratiques de la guerre de la Russie en Ukraine et dans le monde.»

«Nous étions heureux que plus de 40 pays aient assisté aux pourparlers et aient pu entendre directement l'Ukraine en ce qui concerne la guerre et échanger des points de vue.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.