La haute couture selon Lisa Mimoun: l’élégance pour les femmes actives

-	«Le vêtement Émilie Marcelle est pensé et conçu pour que la femme qui le porte soit belle, confiante et parfaitement à l'aise». (AFP).
- «Le vêtement Émilie Marcelle est pensé et conçu pour que la femme qui le porte soit belle, confiante et parfaitement à l'aise». (AFP).
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Publié le Mardi 08 août 2023

La haute couture selon Lisa Mimoun: l’élégance pour les femmes actives

  • Dans sa boutique située au cœur du VIIe arrondissement de Paris, Lisa Mimoun propose des créations intemporelles qui permettent aux femmes actives, mondaines et élégantes de constituer une garde-robe idéale et minimaliste
  • «Le vêtement Émilie Marcelle est pensé et conçu pour que la femme qui le porte soit belle, confiante et parfaitement à l'aise»

PARIS: Lisa Mimoun, entrepreneuse passionnée par l'art et le patrimoine, dont les parents ont vécu en Tunisie, a organisé de nombreuses expositions à New York, Paris, Dubaï et Londres. En 2017, elle fonde la maison de couture parisienne Émilie Marcelle, une marque qui incarne l'élégance, le savoir-faire et le luxe à la française. Diplômée en économie et business de l'université de Santa Barbara (États-Unis), la créatrice a présenté sa collection lors d'un défilé organisé le 7 juillet 2023 à l'hôtel Shangri-La Paris, dans le XVIe arrondissement de Paris.

L’indispensable garde-robe de la femme élégante et mondaine

Dans sa boutique située au cœur du VIIe arrondissement de Paris, Lisa Mimoun propose des créations intemporelles qui permettent aux femmes actives, mondaines et élégantes de constituer une garde-robe idéale et minimaliste, dont l’incontournable robe noire proposée en plusieurs modèles. Sa collection est aussi composée de pièces maîtresses telles que le pantalon iconique chic et fluide, la cape réinventée ou encore les robes de soirées haute couture.

«Le luxe d'une coupe exemplaire et d'une couture faite main, ainsi que l'indispensable doublure de satin de soie constituent l'une des signatures de la maison Émilie Marcelle», souligne Lisa Mimoun. «Cette doublure précieuse apporte une douceur exceptionnelle au contact de la peau et un confort extrême, indispensables pour la femme active d'aujourd'hui.»

En créant sa marque, la créatrice a voulu rendre hommage à sa grand-mère Émilie-Marcelle. Cette dernière l’a initiée depuis l’enfance à la mode et à la haute couture. «Parmi les souvenirs les plus marquants, je garde en mémoire ces moments uniques que je passais avec ma grand-mère dans le dressing de son appartement parisien où je découvrais sa collection de robes», raconte Lisa Mimoun, qui précise que sa grand-mère tenait à lui montrer la qualité du travail des finitions faites à la main, le souci du détail et la qualité des matières.

«Parmi les souvenirs les plus marquants, je garde en mémoire ces moments uniques que je passais avec ma grand-mère dans le dressing de son appartement parisien où je découvrais sa collection de robes.»

Elle déclare: «C’est grâce à sa merveilleuse collection de haute couture que j'ai découvert la magie des somptueux tissus et des doublures de soie.» Elle se souvient que sa grand-mère avait l'habitude de dire que «c'est en retournant une robe que l'on mesure sa vraie beauté».

Chic et équitable

La créatrice, inspirée par son vécu et les enseignements de sa grand-mère, n’oublie pas les enjeux environnementaux actuels. Elle propose des modèles confectionnés à partir de tissus rachetés aux grandes maisons de haute couture françaises, mettant ainsi l'accent sur la durabilité des matières et le respect des pratiques de travail équitables.

«La fabrication artisanale de chacune des pièces de la maison Émilie Marcelle par de vraies couturières permet de répondre à une exigence de qualité et de proposer des “Essentiels” haut de gamme», précise Lisa Mimoun. Elle souligne que la maison Émilie Marcelle «ne présente pas de nouvelle collection chaque saison, mais conçoit tout au long de l'année de nouveaux modèles, des pièces uniques qui viennent compléter la garde-robe». Une approche qui permet, selon elle, «de valoriser l'intemporalité d'une mode qui traverse les saisons et les tendances».

La maison Émilie Marcelle compte de nombreuses clientèles fidèles, dont une clientèle internationale partageant les valeurs de la marque, le chic parisien et le service sur mesure, des critères très appréciés par les femmes. «Chaque cliente dispose de son dossier technique avec ses mensurations, ce qui lui permet de personnaliser ses choix à volonté. Une large palette de couleurs tant pour les tissus que les doublures de soie est ainsi proposée», indique Lisa Mimoun. «Le vêtement Émilie Marcelle est pensé et conçu pour que la femme qui le porte soit belle, confiante et parfaitement à l'aise», conclut-elle.


« Libye, patrimoine révélé » : l’IMA  célèbre 50 ans de coopération  archéologique  

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
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  • Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen
  • Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé

PARIS: Le musée de l’Institut du monde arabe présente  Libye, patrimoine révélé, une exposition consacrée au  travail scientifique mené depuis près de cinquante ans  par la Mission archéologique française en Libye (MAFL),  en étroite collaboration avec les autorités libyennes. 

À travers une sélection de photographies, films et documents  scientifiques, l’exposition donne à voir la richesse exceptionnelle  du patrimoine libyen, de la préhistoire à l’époque médiévale, tout  en mettant en lumière les enjeux contemporains de recherche, de  préservation et de restauration dans un contexte particulièrement  fragile. 

Un demi-siècle de recherches archéologiques en  Libye 

Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen. Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé. 

L’exposition documente ce travail scientifique de terrain et rend  visibles des missions souvent menées dans des contextes  géographiques et politiques complexes.
Du Sahara à la Méditerranée : des sites majeurs Le parcours présente plusieurs zones emblématiques étudiées par les équipes franco-libyennes : le Sahara du Măsak et  ses milliers de vestiges préhistoriques, les fortifications romaines  de Bu Njem, les grandes cités antiques comme Leptis Magna,  ou encore Apollonia, dont une partie est aujourd’hui engloutie. 

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. 

Préserver un patrimoine menacé 

Depuis 2011, le patrimoine archéologique libyen fait face à une  intensification du pillage et du trafic illicite. L’exposition revient  sur les actions menées par la MAFL aux côtés des autorités et des  forces de l’ordre internationales pour identifier les œuvres dispersées,  documenter les sites menacés et favoriser leur restitution. 

Libye, patrimoine révélé met en lumière l’archéologie comme outil de  connaissance, de coopération internationale et de sauvegarde d’un  patrimoine universel encore largement méconnu.

 


Louvre: le nouveau président du musée confirme le projet de grands travaux

Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
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  • Le nouveau président du Musée du Louvre, Christophe Leribault, confirme le vaste plan de rénovation « Louvre Nouvelle Renaissance », estimé à plus d’un milliard d’euros et jugé indispensable
  • Après le cambriolage d’octobre, le projet inclut un renforcement de la sécurité, la réorganisation des espaces et la création d’une nouvelle présentation pour la Joconde

PARIS: Le nouveau président du Louvre, Christophe Leribault, arrivé dans le sillage du spectaculaire vol survenu en octobre dans ce musée, a confirmé mardi le vaste plan de rénovation de l'établissement annoncé en 2025 par Emmanuel Macron, jugeant par ailleurs son coût "incompressible".

Evalué à plus d'un milliard d'euros, le plan "Louvre Nouvelle Renaissance", qui prévoit notamment la rénovation du bâtiment existant et l'aménagement d'un nouvel espace pour la Joconde, a été mis entre parenthèses depuis le cambriolage du 19 octobre.

"C'est un projet capital et nécessaire pour le Louvre. On ne peut pas continuer d'accueillir 9 millions de visiteurs par la Pyramide. Et il faut impérativement revoir les infrastructures, refaire les couvertures et les installations techniques dans le périmètre de la Cour carrée", a déclaré Christophe Leribault au journal Le Monde.

"Le coût est incompressible", a ajouté celui qui a succédé le 25 février à Laurence Des Cars, mise en difficulté par une série de rapports ayant pointé l'obsolescence des dispositifs de sûreté dans le plus grand musée du monde.

Il a toutefois concédé "envisager de réduire certains aménagements (...), mais cela restera marginal en matière d'économie".

Il a aussi indiqué chercher "330 millions d'euros" supplémentaires auprès des mécènes pour financer les travaux de rénovation.

Alors que le cambriolage a mis au jour des failles au sein de la sûreté du bâtiment, M. Leribault a souligné que "les grilles d'accès au domaine ont été restaurées" et qu'"un poste mobile de police est désormais actif près de la Pyramide".

Il a par ailleurs annoncé que la galerie Apollon, où s'est déroulé le vol des joyaux de la couronne de France, "rouvrira dans le courant du mois de juillet, sans vitrine au centre, telle qu'elle avait été conçue au XVIIe siècle, c'est-à-dire comme une galerie d'apparat".

"Les objets précieux qui s'y trouvaient seront exposés dans l'aile Richelieu" et les joyaux non dérobés, dont la couronne de l'impératrice Eugénie, retrouvée endommagée, "vont rester en lieu sûr, en attendant de disposer d'un espace sécurisé ailleurs dans le musée", a-t-il poursuivi.

La part des recettes de billetterie affectée à la politique d'acquisition d'oeuvres doit pour sa part passer de 20% à 12%, a-t-il indiqué, suivant une préconisation de la Cour des comptes.


Art Jameel présente une double exposition aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite

“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
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  • Une exposition majeure reliant Djeddah et Dubaï, explorant l’impact des systèmes de navigation sur la vie contemporaine
  • Plus de 40 artistes internationaux interrogent cartographie, mobilité et infrastructures à travers des œuvres variées

DUBAÏ : Art Jameel s’apprête à présenter une exposition transrégionale s’étendant sur l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Intitulée « Global Positioning System », cette exposition collective en deux volets ouvrira en mai à Hayy Jameel à Djeddah, parallèlement à une présentation au Jameel Arts Centre à Dubaï.

L’exposition, qui se tiendra à Djeddah du 20 mai au 17 octobre et à Dubaï du 9 mai au 4 octobre, réunit plus de 40 artistes issus de plus de 20 pays, explorant la manière dont les systèmes de navigation façonnent la vie contemporaine.

À travers une large diversité d’œuvres, l’exposition examine la cartographie, la mobilité et les infrastructures qui régissent les déplacements, tout en questionnant leurs limites et leurs défaillances.

Commissariée par Indranjan Banerjee et Lucas Morin, « Global Positioning System » rassemble des installations de grande envergure, des œuvres conceptuelles et des projets axés sur la recherche.

Nora Razian, directrice adjointe d’Art Jameel et responsable des expositions et des programmes, a déclaré :
« Pour la première fois, nous présentons une exposition qui se déploie sur nos deux sites à Dubaï et Djeddah.

« “Global Positioning System” interroge les outils et les systèmes que nous utilisons pour nous orienter, mettant en lumière les tensions entre représentation cartographique et réalités vécues.

« Cette exposition s’inscrit dans l’engagement d’Art Jameel à favoriser un dialogue transrégional, où mobilité et échanges sont essentiels pour soutenir l’interconnexion dans notre monde partagé. »

Le volet de Djeddah réunit une sélection variée d’artistes internationaux et régionaux, dont Bani Abidi, Mahmoud Alhaj, Mona Hatoum et Nalini Malani. Abidi, Ana Amorim et Cinthia Marcelle présenteront des œuvres dans les deux éditions, à Dubaï et à Djeddah.

À Dubaï, la présentation au Jameel Arts Centre comprend de nouvelles commandes d’artistes tels que Vishwa Shroff, Seher Naveed et Fatma Al-Ali, ainsi que des prêts internationaux, dont l’installation vidéo monumentale « Parallel I-IV (2012-2014) » du cinéaste Harun Farocki. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com