Décès d’un commandant houthi de l’armée de l’air visé par les sanctions de Washington et de l’ONU

Ahmed Ali al-Hamzi, commandant de l’armée de l’air et de la force de défense aérienne de la milice, est décédé après avoir «été malade». (Source: médias houthis)
Ahmed Ali al-Hamzi, commandant de l’armée de l’air et de la force de défense aérienne de la milice, est décédé après avoir «été malade». (Source: médias houthis)
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Publié le Lundi 07 août 2023

Décès d’un commandant houthi de l’armée de l’air visé par les sanctions de Washington et de l’ONU

  • En 2021, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du département du Trésor des États-Unis avait sanctionné M. Al-Hamzi pour la contrebande de drones et d’autres armes de l’Iran vers le Yémen
  • L’année dernière, le Conseil de sécurité de l’ONU avait également imposé des sanctions à M. Al-Hamzi. Il l’a accusé d’avoir violé l’embargo international imposé sur les armes au Yémen

AL-MOUKALLA: Les Houthis ont annoncé dimanche qu’Ahmed Ali al-Hamzi, commandant de l’armée de l’air et de la force de défense aérienne de la milice, est décédé après avoir «été malade».
L’annonce intervient alors que les médias locaux rapportent que les Houthis ont organisé des cortèges funèbres pour plus de cent combattants tués sur le champ de bataille depuis le début du mois de juillet.
En 2021, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du département du Trésor des États-Unis avait sanctionné M. Al-Hamzi en raison de la contrebande de drones et d’autres armes de l’Iran vers le Yémen à laquelle il s’est livré et pour avoir reçu une formation militaire en Iran.
Les États-Unis ont accusé le commandant houthi d’avoir orchestré des attaques de drones et de missiles contre des civils yéménites, des pays voisins et des navires commerciaux dans les eaux internationales.
L’année dernière, le Conseil de sécurité de l’ONU a également imposé des sanctions à M. Al-Hamzi. Il l’a accusé d’avoir violé l’embargo international imposé sur les armes au Yémen en introduisant des véhicules aériens sans pilote et d’autres armes en contrebande dans le pays, en plus d’avoir mené des offensives de drones au Yémen, des attaques transfrontalières contre les pays voisins et d’autres contre des navires internationaux au large des côtes yéménites.
Pendant ce temps, malgré la cessation des hostilités depuis le début de 2022, lorsque le cessez-le-feu négocié par l’ONU est entré en vigueur, les Houthis ont enterré plus de cent combattants tués dans des combats avec les forces gouvernementales yéménites depuis le début du mois de juillet, indiquent les médias yéménites.
Sur la base des avis de décès publiés par les Houthis sur leurs sites officiels, Al-Masdar Online, un site d’information yéménite, rapporte que les Houthis ont organisé des funérailles pour 103 guerriers entre le 1er juillet et le 3 août, ce qui porte le nombre total de combattants houthis décédés depuis le début de la guerre à 4 040.
32 combattants houthis ont été enterrés à Sanaa, puis 12 à Dhammar, 10 à Saada et 10 à Taïz.
Les combattants houthis restants ont été enterrés à Amran, Hodeïda, Ibb ainsi que d’autres provinces yéménites.
En octobre, les Houthis ont refusé de prolonger le cessez-le-feu et ils ont repris les opérations militaires dans tout le pays, mais à plus petite échelle.
Trois soldats yéménites ont été tués dans des affrontements avec les Houthis qui ont attaqué leur position à Yafae dans le gouvernorat de Lahj vendredi matin.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.