Au Liban, la cinquantaine de bus RATP offerts par la France «abandonnés sur un parking»

En mai 2022, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) a fait don de cinquante bus au Liban dans le cadre d'un accord visant à améliorer le réseau de transport du pays. (AFP).
En mai 2022, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) a fait don de cinquante bus au Liban dans le cadre d'un accord visant à améliorer le réseau de transport du pays. (AFP).
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Publié le Mercredi 09 août 2023

Au Liban, la cinquantaine de bus RATP offerts par la France «abandonnés sur un parking»

  • En l'absence d'itinéraires, d'horaires et d'arrêts clairs, prendre l'un de ces bus offerts par la France semble être une mission impossible
  • Outre le manque de fonds, le pays nécessite une stratégie complète de la part des autorités afin d’élaborer un système officiel de gestion des transports publics

BEYROUTH: Malgré tout le battage médiatique autour de leur livraison en 2022, de nombreux bus français offerts par la France au Liban ne sont toujours pas en service.

En mai 2022, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) a fait don de cinquante bus au Liban dans le cadre d'un accord visant à améliorer le réseau de transport du pays, qui repose en grande partie sur des bus gouvernementaux délabrés et des microbus privés. Aujourd’hui, ces bus français sont «abandonnés sur un parking» à Beyrouth, selon un reportage de Brut.

Ce don avait pour but de répondre à un besoin urgent, tout en encourageant le développement des transports publics du pays du Cèdre. Mais plus d'un an après, ces bus ne sont toujours pas opérationnels. En l'absence d'itinéraires, d'horaires et d'arrêts clairs, prendre l'un de ces bus offerts par la France semble être une mission impossible.

Le directeur général de l'Autorité des chemins de fer et des transports publics, Ziad Nasr, a indiqué à The National en mai 2002 que seuls quinze des cinquante bus étaient en service, sur quatre itinéraires différents à Beyrouth. Il en a expliqué la raison.

«Nous n'avons pas la capacité de faire fonctionner l'ensemble des bus, en raison de nos ressources humaines et matérielles limitées: nous devons payer le carburant, les pièces détachées et les salaires des employés», a-t-il déclaré au média.

Le prix d'un voyage en bus est passé de 20 000 livres libanaises en 2022 à 100 000 (1 euro) en août 2023. Désormais, aucun de ces bus ne circule, non seulement à cause de l’inflation qui empêche les autorités de procurer à ces véhicules de l’essence, mais aussi à de nombreuses grèves dans le secteur de l'inspection mécanique.

Les travailleurs des centres d'inspection mécanique se sont mis en grève à plusieurs reprises en raison de la détérioration de leurs conditions de travail. Le syndicat des importateurs de voitures d'occasion s'est organisé pour protester contre la fermeture des centres d'inspection et les promesses de réouverture non tenues, mais en vain.

Depuis ce fameux mois de mai 2022, l'examen mécanique des voitures est suspendu jusqu'à nouvel ordre, ainsi que toutes les opérations liées à l'immatriculation des voitures, au renouvellement ou à l'octroi du permis de conduire. Bien que les bus de la RATP aient été immatriculés, un autre obstacle persiste sous la forme d'une pénurie de chauffeurs due à l'absence de fonds pour leur recrutement.

Outre le manque de fonds, le pays nécessite une stratégie complète de la part des autorités afin d’élaborer un système officiel de gestion des transports publics. Par ailleurs, ces autorités ne semblent pas en mesure de contrôler le transport public libanais, et encore moins d’assurer la circulation de ces bus français «abandonnés».


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.