Covid: un autre virus et la génétique pourraient expliquer des différences immunitaires

Un technicien de laboratoire manipule des échantillons positifs de Covid-19 devant être séquencés dans le laboratoire de virologie de l'Hôpital AP-HP Henri Mondor à Créteil, en périphérie de Paris, le 7 décembre 2021. (Photo, AFP)
Un technicien de laboratoire manipule des échantillons positifs de Covid-19 devant être séquencés dans le laboratoire de virologie de l'Hôpital AP-HP Henri Mondor à Créteil, en périphérie de Paris, le 7 décembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 09 août 2023

Covid: un autre virus et la génétique pourraient expliquer des différences immunitaires

  • Les scientifiques ont identifié environ 900 gènes au comportement différent selon les populations. Des variations principalement dues, d'après eux, à la composition cellulaire du sang
  • Une infection latente par le cytomégalovirus pourrait ainsi accroître le risque de sévérité du Covid

PARIS: Une infection préalable par un autre virus, le cytomégalovirus, mais aussi la diversité génétique des populations humaines jouent un rôle dans les réactions immunitaires variables au Covid-19, selon une étude publiée mercredi dans la revue Nature.

Des scientifiques français (Institut Pasteur, CNRS, Collège de France), épaulés par des chercheurs internationaux, ont étudié les variations des réponses immunitaires au SARS-CoV-2 en fonction des origines.

Ils ont exposé au virus des cellules sanguines immunitaires obtenues à partir de 222 donneurs sains d'Afrique centrale, d'Europe de l'Ouest et d'Asie de l'Est.

Par séquençage de l'ARN de cellules uniques, ils ont analysé les réponses au SARS-CoV-2 de 22 types de cellules sanguines et combiné ces résultats à des informations sérologiques et génétiques concernant les mêmes individus.

Les scientifiques ont ainsi identifié environ 900 gènes au comportement différent selon les populations. Des variations principalement dues, d'après eux, à la composition cellulaire du sang.

Or, parmi les facteurs influant sur ces différences cellulaires, figure l'exposition au cytomégalovirus (infection, généralement inoffensive, de la famille des herpès). 99% de la population d'Afrique centrale est séropositive pour le cytomégalovirus, contre 50% de celle d'Asie de l'Est et 32% des Européens.

Une infection latente par le cytomégalovirus pourrait ainsi accroître le risque de sévérité du Covid.

La singularité génétique joue aussi: elle contrôle l'expression d'environ 1.200 gènes face au Covid, selon l'étude.

Ainsi, "la sélection naturelle a influencé les réponses immunitaires actuelles au SARS-CoV-2, en particulier chez les personnes d'origine est-asiatique, où les coronavirus ont engendré de fortes pressions de sélection il y a environ 25.000 ans", selon Maxime Rotival (Pasteur), co-auteur principal avec Lluis Quintana-Murci.

L'étude établit aussi un lien entre une part d'héritage préhistorique et les disparités immunitaires. Entre 1,5 et 2% des gènes des Européens et des Asiatiques sont issus de Néandertal.

En comparant certains de leurs résultats et le génome issu de Néandertal, les scientifiques ont découvert des dizaines de gènes qui affectent les mécanismes antiviraux et résultent d'anciens croisements entre Néandertaliens et Homo sapiens.

Ces travaux sont une nouvelle illustration des apports de la génétique pour comprendre la pandémie. Encore mi-juillet, une étude dans Nature a montré que les personnes porteuses d'un certain variant génétique ont deux fois plus de chances de ne pas tomber malades lorsqu'elles contractent le Covid-19.

La paléogénétique confirme aussi son intérêt. En 2020, deux ans avant son Nobel de médecine, le Suédois Svante Pääbo avait mis en évidence, avec d'autres chercheurs, la présence d'une portion particulière d'ADN, héritée de l'homme de Néandertal, chez les malades les plus graves du Covid.

Cette portion d'ADN est plus fréquente chez des populations issues d'Asie du Sud.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.