Une surpopulation carcérale record alarme au Maroc

Un gardien porte des clés et des menottes à la prison de Kenitra, dans la ville côtière du même nom, près de la capitale marocaine Rabat, le 31 août 2021. (Photo, AFP)
Un gardien porte des clés et des menottes à la prison de Kenitra, dans la ville côtière du même nom, près de la capitale marocaine Rabat, le 31 août 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 10 août 2023

Une surpopulation carcérale record alarme au Maroc

  • Le nombre des pensionnaires des établissements pénitentiaires a atteint, au 7 août, un total de 100 004 prisonniers, soit un chiffre record, sachant que la capacité d'accueil de ces établissements ne dépasse pas actuellement les 64 600 lits
  • Début juin, le gouvernement a adopté un projet de loi sur les peines alternatives afin « d'atténuer la surpopulation carcérale»

RABAT: L'administration pénitentiaire marocaine a exprimé "sa grande préoccupation" face à la surpopulation dans les prisons qui accueillent 100 000 détenus pour une capacité de 64 000 places, un chiffre record qui relance le débat sur la détention provisoire.

"Le nombre des pensionnaires des établissements pénitentiaires a atteint, au 7 août, un total de 100 004 prisonniers, soit un chiffre record, sachant que la capacité d'accueil de ces établissements ne dépasse pas actuellement les 64 600 lits", a indiqué la Délégation générale à l'Administration pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR).

Le Maroc compte un peu plus de 37 millions d'habitants.

"Tout en exprimant sa grande préoccupation face à cette hausse criante, la DGAPR demande aux autorités judiciaires et administratives de trouver dans les plus brefs délais les solutions susceptibles de résoudre la problématique de la surpopulation (carcérale)", s'alarme-t-elle dans un communiqué diffusé en début de semaine.

Depuis, la polémique a enflé d'autant que ce pic sans précédent "devrait continuer à augmenter en cas de maintien de la cadence actuelle de détention", prévient la DGAPR.

L'administration pénitentiaire ainsi que les organisations de défense des droits humains mettent régulièrement en garde contre la surpopulation dans les prisons marocaines, appelant à limiter le recours à la détention préventive.

Les prévenus constituent 39% du nombre total des détenus, a précisé mercredi le ministère public dans un communiqué.

Le Parquet partage ainsi "l'inquiétude" de la DGAPR quant à la surpopulation des prisons, assurant travailler sur "la rationalisation de la détention préventive", tout en notant l'aggravation de la criminalité (eu égard à la gravité des actes commis, aux récidives, etc.) ces dernières années.

Pour sa part, le Club des magistrats du Maroc, une importante association professionnelle, a critiqué dans un communiqué "la politique pénale du gouvernement basée sur les peines privatives" au lieu "d'adopter des mesures sociales, économiques, culturelles et éducatives visant à s'attaquer aux causes des crimes".

Début juin, le gouvernement a adopté un projet de loi sur les peines alternatives afin "d'atténuer la surpopulation carcérale".

Ce texte, qui n'a pas encore été discuté au Parlement, prévoit des peines telles que les travaux d'utilité publique ou la surveillance électronique.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.