Algérie: dix-sept maisons dédiées à l’intelligence artificielle dans les universités

Dix-sept maisons dédiées à l’intelligence artificielle dans les universités créées en Algérie. (Photo fournie)
Dix-sept maisons dédiées à l’intelligence artificielle dans les universités créées en Algérie. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 11 août 2023

Algérie: dix-sept maisons dédiées à l’intelligence artificielle dans les universités

  • «L’Algérie doit suivre ce changement majeur, notamment à travers la mise en application des stratégies adoptées par le ministère de l’Enseignement supérieur»
  • «Il est essentiel d'intégrer l'enseignement de l'IA en tant que technologie dans les cursus scientifiques et techniques, ainsi que dans toutes les autres filières connexes, qui sont nombreuses»

PARIS: Annoncées par Ahmed Mir, président de la Commission nationale de coordination et de suivi de l’innovation et des incubateurs universitaires auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, dix-sept maisons dédiées à l’intelligence artificielle (IA) sont déployées dans les universités algériennes. Ces unités, mises en place en partenariat avec le Conseil scientifique de l’intelligence artificielle, seront opérationnelles dès la rentrée prochaine.

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Ministère de l’Enseignement supérieur. (Photo fournie)


Selon M. Mir, l'année universitaire 2023/2024 sera dédiée à l'introduction de l'IA au sein des universités et des systèmes d'enseignement et de formation. Il affirme que l'utilisation de l'IA se répand largement et se déploie grâce à la création de nouvelles applications et plates-formes qui accompagnent les changements dans le monde.
«L’Algérie doit suivre ce changement majeur, notamment à travers la mise en application des stratégies adoptées par le ministère de l’Enseignement supérieur», ajoute-t-il. Pour lui, l’objectif de cette initiative est de faire bénéficier le secteur économique de cette technologie incontournable et créatrice de valeur ajoutée et de faire valoir les compétences algériennes, notamment celles qui ont brillé lors des concours internationaux dans la filière.

Appui du Conseil scientifique de l’intelligence artificielle

Le 26 juin 2023, les ministres de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que de l'Économie de la connaissance, des Start-up et des Microentreprises, Kamel Baddari et Yacine el-Mahdi Oualid, ont créé le Conseil scientifique de l'intelligence artificielle.

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Kamel Beddari, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique. (Photo fournie)

Ce Conseil scientifique doit contribuer à la mise en œuvre d'une stratégie intersectorielle visant à promouvoir le développement de l'IA dans le pays.
Le rôle consultatif à caractère scientifique de cet organe, placé sous la tutelle des deux ministères, consiste, entre autres, à évaluer les moyens techniques et matériels disponibles existants autour de l’IA. Son objectif est de développer l’écosystème, notamment à travers l’actualisation des programmes de formation, l’élargissement de ses champs d’utilisation ainsi que l'examen des opportunités de coopération internationale.

 

Le développement des utilisations de l'IA, particulièrement dans les domaines de l'enseignement, de l'économie et de l'industrie, est devenu une nécessité afin de se mettre au diapason des avancées réalisées notamment dans le contexte de la dynamique que connaît l'Algérie actuellement.

Kamel Baddari, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

«Le développement des utilisations de l'IA, particulièrement dans les domaines de l'enseignement, de l'économie et de l'industrie, est devenu une nécessité afin de se mettre au diapason des avancées réalisées notamment dans le contexte de la dynamique que connaît l'Algérie actuellement», a souligné M. Baddari lors de la cérémonie d’inauguration.

Par ailleurs, le ministre a annoncé la création de l’École nationale supérieure de l’intelligence artificielle (Ensia) et de l’École nationale supérieure de mathématiques (ENSM). Il souligne que des experts et scientifiques de l’élite nationale établis à l’étranger contribuent au fonctionnement du Conseil, notamment via l’organisation d’ateliers permettant au capital humain de réaliser les objectifs escomptés dans cette filière stratégique.

L’intelligence artificielle, une révolution digitale

Interrogé par Arab News en français sur l’apport de l’IA dans la société, Morad Attik, ingénieur spécialisé dans ce domaine et cofondateur de la start-up Evolukid, explique que «l'IA est une technologie dite “de rupture” ayant un impact systémique dans les sociétés. C’est plus qu’une transition, nous vivons une révolution digitale.» Ce dernier considère qu’il est important d’avoir une connaissance de cette technologie à tous les niveaux de la société et dans tous les domaines: économie, finance, industrie, services.

 

À propos d’Evolukid

Fondée en 2016 par Morad et Rabah Attik, ingénieurs spécialisés en robotique et experts en IA, Evolukid est une start-up dédiée à l’éducation aux nouvelles technologies. La société a réalisé plus de cinq cents projets en France et à l’étranger. Avec leur programme baptisé «KESK’IA», ils ambitionnent de développer quatre cents expérimentations d’IA en France et à l’international.

M. Attik souligne qu'il est «essentiel d'intégrer l'enseignement de l'IA en tant que technologie dans les cursus scientifiques et techniques, ainsi que dans toutes les autres filières connexes, qui sont nombreuses». Il insiste sur la nécessité d'aborder toutes les questions concernant l'impact de l'IA, qui doivent être étudiées et enseignées, telles que l'écologie, l'impact social et l'éthique.
Concernant l'impact de l'IA sur l'économie, M. Attik explique qu’à «l'échelle macro-économique, les industries qui utilisent l'IA augmenteront leur productivité, ce qui favorisera leur croissance économique».

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Morad Attik, ingénieur spécialisé en robotique et expert en IA. 5Photo fournie)

En bref

Nommé Young Leaders de la French-African Foundation, Morad Attik est le cofondateur de Sahara Connect, le premier séminaire connecté qui verra le jour dans le Sahara algérien en décembre 2023.


Liban: sept morts dans de nouvelles frappes d'Israël, qui veut occuper le sud après la guerre

Des civils et des secouristes se rassemblent sur le site d’une série de frappes israéliennes ayant visé la zone d’al Jnah, à la périphérie de la banlieue sud de Beyrouth, le 1er avril 2026. (AFP)
Des civils et des secouristes se rassemblent sur le site d’une série de frappes israéliennes ayant visé la zone d’al Jnah, à la périphérie de la banlieue sud de Beyrouth, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur Beyrouth et ses environs ont fait au moins 7 morts supplémentaires, portant le bilan total à plus de 1 200 morts au Liban depuis le début du conflit avec le Hezbollah
  • Israël affirme vouloir occuper une partie du sud du Liban après la guerre, suscitant de fortes inquiétudes côté libanais et à l’ONU quant à une nouvelle occupation

BEYROUTH: Les autorités libanaises ont annoncé tôt mercredi que de nouvelles attaques israéliennes avaient fait sept morts dans Beyrouth et sa région, au moment où Israël dit vouloir occuper une partie du Sud-Liban une fois la guerre terminée.

Les frappes israéliennes ne cessent pas dans ce pays embarqué dans la guerre depuis le 2 mars par une attaque du mouvement pro-iranien Hezbollah contre Israël. Elles ont causé au total plus de 1.200 morts, selon le ministère de la Santé libanais.

"Le raid mené par l'ennemi israélien sur le quartier de Jnah à Beyrouth a, selon un premier bilan, fait cinq morts et 21 blessés" dans ce quartier situé près de la banlieue sud de la capitale, a écrit le ministère de la Santé dans un communiqué.

D'après une source sécuritaire à l'AFP, les frappes israéliennes sur Jnah ont visé quatre voitures garées dans une rue.

Tôt mercredi, des journalistes de l'AFP ont entendu trois explosions dans la capitale. Elles résultent de bombardements effectués par des navires de guerre israéliens sur le quartier de Jnah, selon l'Agence nationale d'information (Ani) officielle du Liban.

Le ministère de la Santé a également indiqué qu'une frappe israélienne "visant un véhicule dans la région de Khaldeh, au sud de Beyrouth, a fait deux morts et trois blessés parmi la population civile".

Peu de temps avant ce communiqué, l'Ani avait rapporté que plusieurs missiles tirés par un drone israélien avaient visé une voiture sur une grande route au sud de Beyrouth mardi, soulignant que des ambulances et des pompiers s'étaient rendus sur place, mais sans donner alors de bilan.

Du côté israélien, l'armée a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi avoir frappé un "haut commandant" du Hezbollah ainsi qu'un "terroriste de haut rang" dans deux assauts distincts conduits "dans la région de Beyrouth" - sans préciser si cette seconde cible faisait également partie du mouvement islamiste libanais, ni communiquer sur le lieu précis des attaques.

- Craintes d'occupation -

Mardi, déjà, le ministère de la Santé avait dénombré huit morts lors de plusieurs frappes israéliennes dans le sud du Liban, dans les régions de Tyr, de Sidon et de Bint Jbeil. Parmi les personnes décédées se trouvait un secouriste, de même source.

Le Hezbollah a indiqué être engagé dans de "violents affrontements" avec Israël dans la nuit de mardi à mercredi dans deux localités du sud du pays.

L'ONU s'est inquiétée mardi, par la voix de son chef des opérations humanitaires Tom Fletcher, de la perspective que soit créé un nouveau "territoire occupé" au Moyen-Orient.

Plus tôt, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait répété l'intention de son pays "d'occuper" une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée. Avec pour l'objectif d'y établir, selon lui, une "zone de sécurité".

Le ministre libanais de la Défense, Michel Menassa, a affirmé que les propos de son homologue israélien n'étaient "plus de simples menaces" mais traduisaient "une intention claire d'imposer une nouvelle occupation du territoire libanais, de déplacer de force des centaines de milliers de citoyens et de détruire systématiquement des villages et des villes dans le sud".

C'est dans cette zone qu'ont été tués trois Casques bleus indonésiens ces derniers jours.

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) avait affirmé lundi que l'origine des projectiles ayant visé tué dimanche un soldat indonésien puis deux lundi étaient "inconnue".

Mais mardi, une source sécuritaire de l'ONU ayant souhaité rester anonyme a indiqué à l'AFP que des "investigations ultérieures" ont révélé que le tir de dimanche provenait d'un "char" israélien.

Et que l'explosion qui a tué lundi deux autres Casques bleus indonésiens pourrait être due à une mine, selon cette source.

L'armée israélienne a lancé une enquête concernant la mort de ces deux Casques bleus. Selon elle, "aucun engin explosif n'a été placé dans la zone par des soldats israéliens" et aucune de ses troupes "n'était présente sur place".

Mardi encore, Israël a notamment visé un immeuble sur la route de l'aéroport de Beyrouth et frappé sans avertissement un appartement de la banlieue nord de la capitale, selon l'Ani.

L'aviation israélienne a également visé mardi matin, après avertissement, la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, désertée par une grande partie de ses habitants.


Le Qatar affirme que les pays du Golfe sont «unis» dans leur appel à la désescalade

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  • "Il nous semble qu'il y a une position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre", a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari
  • Les riches états pétroliers de la région ont été visés par des centaines de missiles et de drones iraniens depuis le lancement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février

DOHA: Les pays du Golfe sont "unis" dans leur appel à une désescalade dans la guerre au Moyen-Orient, a affirmé mardi le Qatar, alors que l'Iran poursuit ses attaques de représailles contre ses voisins de la région.

"Il nous semble qu'il y a une position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre", a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, lors d'une conférence de presse à Doha.

Les riches états pétroliers de la région ont été visés par des centaines de missiles et de drones iraniens depuis le lancement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, tandis que leurs exportations d'hydrocarbures sont affectées par la fermeture de facto du détroit d'Ormuz.

Lundi, une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par ce détroit stratégique par lequel passait environ un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

Le détroit a été "fermé en raison d'une opération militaire", et son avenir est "une question que l'ensemble de la région et les partenaires internationaux doivent décider collectivement", a déclaré le responsable qatari.

"Je pense que nous avons pris une décision collective, dans le Golfe, pour traiter cela comme une menace collective", a-t-il insisté.

Pays le plus visé par les attaques iraniennes, les Emirats arabes unis se sont démarqués ces derniers jours de leurs voisins en adoptant un ton plus offensif à l'égard de Téhéran.

"Un simple cessez-le-feu n'est pas suffisant. Nous avons besoin d'un résultat concluant qui réponde à l'ensemble des menaces iraniennes: capacités nucléaires, missiles, drones, mandataires terroristes et blocages des voies maritimes internationales", a écrit leur ambassadeur à Washington, Yousef Al Otaiba, la semaine dernière dans une tribune du Wall Street Journal.

Le diplomate émirati a affirmé que son pays était prêt "à rejoindre une initiative internationale pour rouvrir le détroit et le maintenir ouvert".


Plus de 200.000 personnes sont parties du Liban vers la Syrie depuis le début de la guerre 

Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
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  • "Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie
  • "Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR

GENEVE: Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie par les trois points de passage officiels", a déclaré Aseer al-Madaien, représentante par intérim du HCR en Syrie, lors d'un point presse donné en visioconférence à Genève depuis Damas.

"Ces chiffres ont été fournis par les autorités et confirmés par nos collègues sur le terrain", a-t-elle ajouté, précisant que "la grande majorité" de ces personnes, soit "près de 180.000, sont des Syriens, notamment des réfugiés syriens qui avaient déjà fui la Syrie pour trouver refuge au Liban et qui sont aujourd'hui contraints de fuir à nouveau".

"Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles aux frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien Ali Khamenei.

Le Liban avait accueilli plus d'un million de réfugiés syriens qui ont fui leur pays pendant la guerre civile déclenchée par la répression d'un soulèvement populaire contre le pouvoir de Bachar al-Assad en 2011.

Plus d'un demi-million de ces réfugiés ont regagné leur pays depuis la chute d'Assad fin 2024.

Le HCR a indiqué que son plan d'urgence pour les personnes rejoignant précipitamment la Syrie depuis le Liban prévoyait "un nombre pouvant atteindre de 300 à 350.000 personnes".

"Ce nombre dépendra en grande partie d'éventuelles opérations terrestres supplémentaires. Parallèlement, le gouvernement syrien nous a informés qu'il mettait en place un plan d'urgence au cas où davantage de Libanais se dirigeraient vers la Syrie", a ajouté Mme al-Madaien.