Mondial: les Bleues s'effondrent encore en quarts, d'un rien

L'attaquante française #23 Vicki Becho (R) réagit après la défaite lors du match de quart de finale de la Coupe du monde féminine Australie et Nouvelle-Zélande 2023 entre l'Australie et la France au stade de Brisbane, le 12 août 2023. (AFP)
L'attaquante française #23 Vicki Becho (R) réagit après la défaite lors du match de quart de finale de la Coupe du monde féminine Australie et Nouvelle-Zélande 2023 entre l'Australie et la France au stade de Brisbane, le 12 août 2023. (AFP)
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Publié le Samedi 12 août 2023

Mondial: les Bleues s'effondrent encore en quarts, d'un rien

  • «Votre tour viendra», a rendu hommage Kylian Mbappé sur Instagram, huit mois après une séance de tirs au but également fatale aux Bleues, en finale contre l'Argentine
  • «Je suis dégoûtée. Je sentais vraiment qu'on était capable de gagner ce soir et j'y ai cru vraiment jusqu'au bout», a regretté l'attaquante des Bleues Eugénie Le Sommer

BRISBANE: L'équipe de France féminine a encore quitté le Mondial aux portes du dernier carré, son objectif, au bout d'une interminable séance de tirs au but contre l'Australie (0-0, 7 tab à 6) et son fervent public de Brisbane, samedi.

Effondrées, en larmes pour la plupart, les Françaises ont calé comme en 2019 en quarts de finale, dépitées par un scénario haletant qui a finalement souri au pays organisateur, qualifié pour la première fois de son histoire pour les demi-finales, contre l'Angleterre.

La révolution entamée au printemps par le charismatique entraîneur des Bleues Hervé Renard, venu prendre les rênes d'une équipe féminine contre toute attente et pour la première fois de sa carrière, n'a pas eu l'issue espérée, même si ce dernier a tenu à féliciter ses joueuses, auteures selon lui d'un "match féérique" malgré leur manque d'efficacité.

"Le destin a choisi l'Australie", a-t-il regretté. "On a failli le faire, mais on ne l'a pas fait. Je ne peux rien leur reprocher. L'année prochaine on sera à la maison (aux JO), il nous reste une chance pour gagner quelque chose", a ajouté l'homme à la chemise blanche.

"Votre tour viendra", a rendu hommage Kylian Mbappé sur Instagram, huit mois après une séance de tirs au but également fatale aux Bleues, en finale contre l'Argentine.

Durand, deux arrêts pour rien

Quatre ans après l'échec en quarts contre les Américaines (2-1), le mental des Françaises, axe de travail principal de Renard, n'a pas tenu au bout de la prolongation malgré des occasions franches (107, 110, 120e), ni à l'issue d'une séance de tirs au but étouffante, avec 20 tireuses différentes. Un scénario déjà vécu contre l'Allemagne en 2015... encore au même stade.

Selma Bacha, la nouvelle entrante Eve Périsset, Kenza Dali et la jeune Vicki Becho ont manqué leur tir. Les deux arrêts de la gardienne Solène Durand et la tentative ratée de la gardienne Mackenzie Arnold ont été vains.

Les efforts de Bacha, la ténacité de Karchaoui et la sérénité de Wendie Renard n'ont pas suffi aux Bleues, qui ont manqué le coche en première période et n'ont pas été aidées par les imprécisions et oublis de l'arbitre Maria Carvajal.

La mission de la demi-finale, douze ans après celle de 2011 au Canada, n'a donc pas été accomplie par Hervé Renard, qui a pourtant sorti du chapeau la gardienne remplaçante Solène Durand, en fin de prolongation, plus experte pour les tirs aux buts que son homologue Pauline Peyraud-Magnin. Et cela a failli payer.

Le choc attendu de ce quart de finale, le quatrième pour les deux nations dans un Mondial, n'a pas été tout le temps au rendez-vous surtout en première période, où les Australiennes ont parfois semblé tétanisées par l'évènement.

«Ca paiera peut-être un jour»

Les Bleues, au-dessus techniquement, regretteront l'occasion de la jeune Maëlle Lakrar, qui a raté l'immanquable seule devant le but (12e), puis a buté sur la gardienne Arnold (32e). Juste avant, Kadidiatou Diani, accrochée par une défenseure australienne, avait trop croisé sa frappe (8e).

Mais elles auraient aussi pu sombrer sur une mésentente entre la gardienne Peyraud-Magnin et Karchaoui (41e), sans un sauvetage exceptionnel d'Elisa De Almeida.

La France aura tout de même réussi à museler la star locale Sam Kerr, entrée en jeu (53e) sous un vacarme assourdissant. Diminuée depuis le début du Mondial, la buteuse rêve toujours d'un titre à domicile.

"Je suis dégoûtée. Je sentais vraiment qu'on était capable de gagner ce soir et j'y ai cru vraiment jusqu'au bout", a regretté l'attaquante des Bleues Eugénie Le Sommer, qui n'aura plus beaucoup d'occasions de ramener un trophée à la France, à 34 ans. "Le football, c'est parfois cruel".

Son association avec Kadidiatou Diani, moins performante samedi que contre le Maroc ou le Brésil, sera-t-elle à nouveau visible chez les Bleues ? La France de Renard comptera en tout cas sur les retours de nombreuses blessées, dont les attaquantes Delphine Cascarino et Marie-Antoinette Katoto, pour faire mieux aux Jeux olympiques de Paris.

"Il faut qu'on garde le positif et que dès l'année prochaine on puisse remettre ça", a plaidé la milieu Grace Geyoro, inconsolable. "Aujourd'hui, on a l'impression que le travail ne paye pas, mais ça paiera peut-être un jour".


Budget: le gouvernement ne va pas «annoncer de mesures» mardi mais «un cap»

 Le gouvernement ne va pas "annoncer de mesures" mardi lors d'une nouvelle réunion du comité d'alerte des finances publiques, mais "un cap", a fait savoir lundi le ministre des Comptes publics David Amiel. (AFP)
Le gouvernement ne va pas "annoncer de mesures" mardi lors d'une nouvelle réunion du comité d'alerte des finances publiques, mais "un cap", a fait savoir lundi le ministre des Comptes publics David Amiel. (AFP)
  • "On actualisera évidemment nos prévisions", en prenant en compte les effets de l'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran en juin et les négociations actuelles autour du stratégique détroit d'Ormuz
  • Le gouvernement reviendra également sur le niveau des "dépenses de l'Etat", de la "Sécurité sociale" et des "collectivités"

PARIS: Le gouvernement ne va pas "annoncer de mesures" mardi lors d'une nouvelle réunion du comité d'alerte des finances publiques, mais "un cap", a fait savoir lundi le ministre des Comptes publics David Amiel.

"Où en sommes-nous sur la croissance" et sur "l'inflation" du fait de la guerre au Moyen-Orient?, sera la question sur laquelle reviendra le gouvernement, a détaillé David Amiel sur RTL.

"On actualisera évidemment nos prévisions", en prenant en compte les effets de l'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran en juin et les négociations actuelles autour du stratégique détroit d'Ormuz.

Le gouvernement reviendra également sur le niveau des "dépenses de l'Etat", de la "Sécurité sociale" et des "collectivités".

Sur ce sujet, David Amiel a indiqué que "les aides qui ont été apportées aux entreprises et aux ménages" pour faire face aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient se sont élevées à 1,4 milliard d'euros.

"C'est 50 fois moins que ce qui avait été fait" par le gouvernement "en 2022-2023" après le début de la guerre en Ukraine et l'envolée des prix de l'énergie, a-t-il rappelé. Il s'est réjoui d'un "changement de doctrine" sur les dépenses publiques.

Le gouvernement avait alors décidé de largement diminuer les taxes sur l'électricité et le gaz pour contenir l'envolée des prix, ce qui avait coûté plusieurs dizaines de milliards d'euros à l'Etat.

"Heureusement, le gouvernement n'a pas (...) écouté ceux qui nous appelaient à déverser des milliards et des milliards d'euros", a-t-il affirmé.

Car "il n'y a pas eu de cagnotte" fiscale, a poursuivi le ministre des Comptes publics, qui a mis en avant le fait que les recettes fiscales liées aux carburants avaient diminué de plus de 80 millions d'euros sur les six premiers mois de 2026 par rapport à la même période en 2025, la baisse des volumes consommés ayant pris le pas sur la hausse des prix.

Dans ses dernières prévisions, le gouvernement tablait toujours sur 0,9% de croissance pour 2026.

La Banque de France a déjà abaissé les siennes à 0,5% du PIB (contre 0,9% escomptés avant), et l'Insee table sur 0,7%. Ces prévisions, publiées en juin, ne prenaient pas en compte l'évolution actuelle autour du conflit au Moyen-Orient.

 


La «lutte acharnée» se poursuit contre un incendie dans le sud, 4.600 hectares brûlés

Des centaines de pompiers français poursuivent lundi matin leur "lutte acharnée" contre un incendie qui a déjà parcouru 4.600 hectares depuis samedi dans le sud du pays, entraînant l'évacuation de 10.000 personnes et perturbant le Tour de France, selon les autorités. (AFP)
Des centaines de pompiers français poursuivent lundi matin leur "lutte acharnée" contre un incendie qui a déjà parcouru 4.600 hectares depuis samedi dans le sud du pays, entraînant l'évacuation de 10.000 personnes et perturbant le Tour de France, selon les autorités. (AFP)
  • Le sinistre a connu une progression fulgurante depuis qu'il s'est déclaré près du village de Trévillach samedi soir, et 700 pompiers sont à l'oeuvre pour tenter de le contenir en dépit des conditions météo défavorables, vent, air sec et fortes chaleurs
  • "Les habitants de 26 communes ont été invités à évacuer", précisent les services de l'Etat français dans un communiqué, soit environ 10.000 personnes

ILLE-SUR-TET: Des centaines de pompiers français poursuivent lundi matin leur "lutte acharnée" contre un incendie qui a déjà parcouru 4.600 hectares depuis samedi dans le sud du pays, entraînant l'évacuation de 10.000 personnes et perturbant le Tour de France, selon les autorités.

Le feu "a parcouru à cette heure 4.600 hectares (...) Notre priorité de la journée est évidemment de reprendre cette lutte acharnée pour contenir sa propagation sur sa tête et sur ses flancs", a indiqué lors d'un point presse Pierre Regnault de la Mothe, le préfet du département des Pyrénées-Orientales, frontalier de l'Espagne.

Le sinistre a connu une progression fulgurante depuis qu'il s'est déclaré près du village de Trévillach samedi soir, et 700 pompiers sont à l'oeuvre pour tenter de le contenir en dépit des conditions météo défavorables, vent, air sec et fortes chaleurs.

"Les habitants de 26 communes ont été invités à évacuer", précisent les services de l'Etat français dans un communiqué, soit environ 10.000 personnes.

Cet incendie, qui s'est propagé au massif des Aspres, aride et difficile d'accès, a par ailleurs blessé cinq personnes, dont deux sapeurs-pompiers. Le préfet a également fait état d'un bilan provisoire de "50 bâtiments impactés (...) à des degrés divers".

Face à une "situation très difficile", le représentant de l'Etat a annoncé dimanche soir que la troisième étape du Tour de France, reliant Granollers en Espagne aux Angles dans les Pyrénées-Orientales, aurait bien lieu lundi, mais "sans public" dans sa partie française, notamment à l'arrivée, en raison de la mobilisation des secours.

"Ma priorité du jour, c'est de venir en aide à la population qui a été évacuée. Donc j'ai décidé qu'il n'y aurait pas un seul sapeur-pompier qui serait mobilisé sur le Tour de France. Ce qui n'empêche pas que l'étape puisse avoir lieu", a-t-il dit lundi matin.

Les pompiers français luttent également contre de multiples feux ailleurs dans le sud du pays.

Les Pyrénées-Orientales continuent d'être, comme 15 autres départements français lundi, en vigilance orange canicule avec des températures qui pourraient monter à certains endroits jusqu'à 40°C, quelques jours après un premier épisode caniculaire historique.

Même si la plupart des départs de feu sont d'origine humaine, selon les pompiers, leur développement est favorisé par la multiplication des vagues de chaleur et de sécheresse sous l'effet du changement climatique.

 


Trois jours avant le jugement, un dernier banquet à Liévin pour Le Pen et Bardella

Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella (à droite), et la présidente du groupe parlementaire du parti, Marine Le Pen, quittent une réunion avec le Premier ministre français à l'Hôtel Matignon, à Paris, le 17 septembre 2025. (AFP)
Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella (à droite), et la présidente du groupe parlementaire du parti, Marine Le Pen, quittent une réunion avec le Premier ministre français à l'Hôtel Matignon, à Paris, le 17 septembre 2025. (AFP)
  • Marine Le Pen et Jordan Bardella organiseront à Liévin un événement pour montrer leur unité avant la décision de la cour d’appel de Paris sur son inéligibilité
  • Une possible condamnation pourrait empêcher Marine Le Pen de se présenter, renforçant l’hypothèse d’un rôle accru de Bardella pour 2027

PARIS: A trois jours de la décision de la cour d'appel de Paris, qui déterminera qui des deux sera candidat à la présidentielle, Marine Le Pen et Jordan Bardella participeront samedi soir à un "banquet champêtre" à Liévin, en plein coeur du fief électoral de la patronne du Rassemblement national.

Ensemble, devant leurs militants, les deux chefs du RN afficheront leur unité, à moins de 72 heures du couperet judiciaire tant attendu, par le parti à la flamme comme par ses adversaires.

Si elle se voit confirmer une peine d'inéligibilité de plus de deux ans, Marine Le Pen ne pourra pas concourir une quatrième fois à l'Elysée. Elle estime aussi que si les juges lui imposent un bracelet électronique, il ne lui sera "pas possible" de faire campagne. En fonction de la sentence, elle annoncera sa décision mardi soir, probablement dans un journal télévisé.

Comme elle, tout le parti est dans l'expectative depuis la fin du procès en février. "On n'a plus les cartes, donc elle comme moi on patiente", confie en privé son dauphin, Jordan Bardella, appelé à "reprendre le flambeau" si la "candidate naturelle" était empêchée.

Ces dernières semaines, leurs prises de positions parfois dissonantes ont fait ressurgir des doutes sur la solidité du ticket qu'ils entendent présenter aux électeurs. Ce "banquet champêtre" à Liévin tombe donc à point nommé pour resserrer les rangs.

Loin d'être une tradition, l'événement a été monté par le nouveau maire RN de cet ex-bastion socialiste, Dany Paiva, avec l'appui du député Bruno Bilde, membre du premier cercle de Marine le Pen -elle-même élue de la circonscription voisine d'Hénin-Beaumont.

- "On reste soudés" -

Samedi soir à Liévin, ils seront 1.200 militants à se presser autour des deux leaders. L'ambiance sera résolument amicale et champêtre. Un podium sera installé pour de brèves prises de parole, 10 minutes pour Jordan Bardella puis 10 minutes pour Marine Le Pen, avant un bain de foule.

"Pas de discours" à proprement parler, ni de "thèmes prédéterminés" selon un conseiller de Marine Le Pen. Mais une expression conjointe qui "montrera que tout va bien, et que quel que soit le résultat du 7 juillet on reste soudés", glisse un proche de la patronne et de Jordan Bardella.

Celle qui se vante d'avoir "la peau dure" viendra refaire le plein de soutiens auprès de ses électeurs du Pas-de-Calais, avant d'affronter l'épreuve fatidique.

"La politique, c'est de l'amour. Si vous n'aimez pas les gens, il faut faire autre chose", mais "quand l'amour vous porte, on prend les coups les uns après les autres et on se crée une carapace", dit-elle après quatre décennies d'une carrière jalonnée d'une vingtaine de scrutins (dont deux finales présidentielles perdues face à Emmanuel Macron).

Entourés de nombreux cadres locaux du mouvement d'extrême droite, les deux favoris des sondages enverront aussi un signal à leurs adversaires à l'affût de la moindre faille. A commencer par le mieux placé, Edouard Philippe, que Marine Le Pen espère affronter au second tour, et qui tiendra son premier grand meeting dimanche à Paris.