Mali : six soldats tués dans une attaque djihadiste dans le nord, selon un nouveau bilan

Des journalistes et des militaires attendent devant la cour d'appel de Bamako, le 30 décembre 2022 (AFP).
Des journalistes et des militaires attendent devant la cour d'appel de Bamako, le 30 décembre 2022 (AFP).
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Publié le Samedi 12 août 2023

Mali : six soldats tués dans une attaque djihadiste dans le nord, selon un nouveau bilan

  • La junte au pouvoir au Mali depuis 2020 a poussé le Conseil de sécurité à décider en juin du retrait de la Minusma d'ici à la fin de l'année
  • L'ex-rébellion touareg avait annoncé jeudi le départ de Bamako de tous ses représentants

DAKAR: Six soldats maliens ont été tués dans une attaque djihadiste survenue vendredi dans le nord du pays, selon un nouveau bilan publié samedi par l'armée malienne.

Un précédent bilan de l'armée sur cette attaque à Ber (nord) avait fait état vendredi d'un "mort et quatre blessés" dans ses rangs.

"Le bilan des affrontements a évolué" et abouti à "six (soldats) morts et quatre blessés" alors que les "GAT (groupes armés terroristes) dans leur débandade ont abandonné 24 corps, 18 AK-47 (des fusils d'assaut Kalachnikov) et 12 motos", a affirmé l'armée dans son communiqué de samedi, sans détailler les circonstances de ce nouveau décompte.

Ces affrontements sont survenus après une "tentative d'incursion et des tirs de harcèlement des groupes terroristes contre des unités FAMa (forces armées maliennes, ndlr) devant être installées à Ber dans le cadre du processus de rétrocession des emprises de la Minusma", la Mission de l'ONU au Mali qui s'apprête à quitter le pays.

La junte au pouvoir au Mali depuis 2020 a poussé le Conseil de sécurité à décider en juin du retrait de la Minusma d'ici à la fin de l'année.

La zone de Ber est depuis quelques jours également le théâtre de tensions opposant d'une part l'armée malienne et le groupe paramilitaire russe Wagner et d'autre part la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion touareg), selon cette dernière organisation.

La CMA, qui contrôle de vastes étendues dans le nord, affirme avoir "alerté sur une série de manœuvres opérées contre ses positions par les forces armées maliennes accompagnées de la milice Wagner", dans un communiqué transmis samedi à l'AFP.

"Les FAMa tiennent coûte que coûte à occuper les emprises de la Minusma y compris celles situées dans les zones sous contrôle de la CMA et ce en violation de tous les arrangements sécuritaires garantis jusqu'ici par la mission onusienne et la communauté internationale", ajoute t-elle dans ce communiqué, en allusion à l'accord de paix d'Alger de 2015.

La CMA dit avoir, vendredi, "repoussé une attaque complexe menée par les Fama et Wagner", dans un communiqué publié le même jour sans bilan.

L'ex-rébellion touareg avait annoncé jeudi le départ de Bamako de tous ses représentants pour des raisons de "sécurité", creusant encore davantage le fossé avec la junte qu'elle accuse de remettre en cause l'accord d'Alger.

La CMA reproche aussi aux militaires d'avoir fait approuver en juin une nouvelle Constitution compromettant, selon elle, cet accord.

La junte a fait de la souveraineté son mantra depuis qu'elle a pris la tête du pays, rompu l'alliance avec la France et ses partenaires contre le djihadisme, pour se tourner militairement et politiquement vers la Russie.

Le Mali est en proie depuis 2012 à une crise sécuritaire profonde partie du nord et qui s'est propagée au centre du pays ainsi qu'au Burkina Faso et au Niger voisins.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.