Explosion de Beyrouth: Diab de nouveau convoqué devant le juge

Le Premier ministre libanais Hassan Diab a déjà été interrogé comme témoin par le juge Fadi Sawan, et il sera à présent interrogé en tant qu’accusé (Photo, Reuters).
Le Premier ministre libanais Hassan Diab a déjà été interrogé comme témoin par le juge Fadi Sawan, et il sera à présent interrogé en tant qu’accusé (Photo, Reuters).
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Publié le Mardi 15 décembre 2020

Explosion de Beyrouth: Diab de nouveau convoqué devant le juge

  • Le ministre de l’Intérieur sortant a réitéré son rejet aux tentatives de «viser le statut du premier ministre dans l’affaire de l’explosion du port de Beyrouth»
  • Hayat Arslan a appelé le juge Sawan à «convoquer tous les responsables de ce crime, et il ne doit pas abandonner car son autorité vient du peuple

BEYROUTH: Le juge d’instruction chargé d’enquêter sur l’explosion du port de Beyrouth a annoncé qu’il interrogerait de nouveau le Premier ministre sortant, Hassan Diab, vendredi à 9 heures.

Cela signifie que le juge a décidé de poursuivre les accusations contre ceux que l’on soupçonne d’être impliqués dans le crime du 4 août. 202 personnes ont perdu la vie lors de l’explosion meurtrière.

Le juge Fadi Sawan devait interroger Diab dans son cabinet lundi, après l’avoir formellement accusé, avec trois autres ministres, de « négligence ayant causé des centaines de morts et de blessés ».

L’explosion massive de plusieurs tonnes de nitrate d’ammonium a fait plus de 6 500 blessés, et détruit le front de mer de Beyrouth et des quartiers résidentiels entiers.

Des sources judiciaires ont affirmé à Arab News que le juge Sawan interrogera vendredi également l’ancien ministre des Travaux publics et des Transports, Ghazi Zaiter.

Mardi, le juge Sawan devrait interroger deux défendeurs : le haut fonctionnaire des douanes, Hani Hajj Shehadeh, et l’ancien chef des douanes, Moussa Hazimeh. Jeudi, ce sera le tour de l’ancien ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, ainsi que de l’ancien ministre des Travaux publics et des Transports, Youssef Fenianos.

Zaiter et Hassan Khalil ont refusé de comparaître devant le juge Sawan, car il « enfreint les préceptes de la constitution ».

Le bureau de presse du premier ministre a réitéré la position précédente de Diab, qui « respecte la constitution à laquelle contrevient le juge Sawan ».

Lundi, Diab a repris son travail comme d’habitude au cabinet du premier ministre. Son horaire déclaré ne contenait pas de rendez-vous avec le juge Sawan.

Le ministre de l’Intérieur sortant, Mohammed Fahmy, a réitéré son rejet aux tentatives de « viser le statut du premier ministre dans l’affaire de l’explosion du port de Beyrouth, car les conséquences d’un dossier compliqué vieux de 7 ans ne peuvent être imputées à un Premier ministre qui n’a été en fonction que quelques mois ».

Fahmy a déclaré que si le juge Sawan décide d’émettre des mandats d’arrêt contre Diab et les anciens ministres accusés, il n’en exécutera aucun, et ne demandera pas aux services de sécurité qui agissent sous son autorité d’exécuter une telle décision judiciaire. « Ils peuvent me poursuivre s’ils le veulent », a-t-il lancé.

Le nombre de responsables, d’employés et de travailleurs arrêtés pour l’explosion du port s’élève à 25, et un mandat d’arrêt in absentia a été émis contre le propriétaire et capitaine du navire qui transportait le nitrate d’ammonium.

Le Bloc Parlementaire du Courant du Futur a critiqué tous ceux qui « soutiennent la mise en accusation de Diab ».

Selon le député du Courant du Futur, Mohammed Al-Hajjar, « le juge Sawan aurait subi des pressions de la part de l’équipe présidentielle pour qu’il emprunte cette voie dans l’enquête, et Sawan a reçu de fausses informations juridiques pour prendre une mesure qui ne respecte pas les principes de la constitution ».

Le mouvement Amal, auquel font partie les ministres Zaiter et Hassan Khalil, estime que la décision du juge Sawan est « contraire aux règles constitutionnelles, et l’enquête sur l’explosion du port ne devrait pas être politisée ».

Cependant, de nombreux activistes ont effectué un sit-in devant le Palais de justice à Beyrouth, en solidarité avec le juge Sawan.

Hayat Arslan a appelé le juge Sawan à « convoquer tous les responsables de ce crime, et il ne doit pas abandonner car son autorité vient du peuple. Si l’État est contre lui, il doit savoir que le peuple se dresse à ses côtés. La justice est indivisible et n’appartient à aucune confession ou doctrine. Toute personne qui commet des crimes majeurs ou mineurs devrait être poursuivie en justice », a affirmé Bahjat Salamé.

Entre la désobéissance aux convocations du juge Sawan et la solidarité avec Diab, les tensions de la scène nationale se sont intensifiées. Parallèlement, les efforts pour former un gouvernement et réaliser un audit juricomptable des comptes de la Banque du Liban sont en cours.

Le bureau de presse du premier ministre désigné, Saad Hariri, a révélé que ce dernier a « rendu visite au président de la République 12 fois jusqu’à présent afin de tenter de parvenir à une entente sur la formation du gouvernement. Aoun exprime invariablement sa satisfaction à l’égard du processus de délibération, mais tout change après la sortie de Hariri du Palais Républicain ».

Un communiqué de Hariri a raconté lundi que «le premier ministre désigné veut un gouvernement de spécialistes non-partisans afin de mettre un terme à l’effondrement du pays, et pour reconstruire ce qui a été détruit par l’explosion du port. Le président de la République souhaite pour sa part la formation d’un gouvernement où tous les partis politiques sont représentés, avec ceux qui ont nommé le premier ministre désigné et qui se sont opposés à sa nomination. Un tel cabinet mènerait inévitablement au contrôle du processus de prise de décision au sein du gouvernement, et à la reprise des expériences de plusieurs gouvernements contrôlés par les quotas et les tensions politiques».

Lors de sa dernière visite à Aoun, poursuit le communiqué, Hariri « lui a présenté une liste complète du cabinet avec des noms et des portefeuilles, dont quatre noms de la liste que le président de la République avait lui-même remis au premier ministre désigné » lors d'une réunion précédente.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Etats-Unis retirent la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme

Les États-Unis retirent la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué que cette mesure « contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique ». (AFP)
Les États-Unis retirent la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué que cette mesure « contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique ». (AFP)
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  • Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a affirmé que cette décision américaine offrait aux Syriens "une voie vers la prospérité".
  • Cette mesure "élimine les derniers obstacles majeurs à l'investissement du secteur privé en Syrie et favorise la reprise économique du pays ainsi que sa réintégration dans l'économie mondiale", a-t-il indiqué dans un communiqué

WAHSINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé lundi avoir retiré la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme, sur laquelle le pays figurait depuis 47 ans, une nouvelle étape de la levée progressive des sanctions américaines.

Le gouvernement Trump avait indiqué début juillet son intention de supprimer la Syrie de cette liste, qui limitait jusqu'ici les investissements dans ce pays, un peu moins de deux ans après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.

Les Etats-Unis ont également sorti Hayat Tahrir al-Sham (HTS), anciennement Front al-Nosra, ancien groupe islamiste qu'a dirigé le président syrien Ahmad al-Chareh, de leur liste des principaux groupements et individus "terroristes" (Specially Designated Global Terrorist).

Un temps branche d'Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra avait annoncé rompre ses liens avec l'organisation en 2016 et s'était rebaptisé HTS.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a affirmé que cette décision américaine offrait aux Syriens "une voie vers la prospérité".

Cette mesure "élimine les derniers obstacles majeurs à l'investissement du secteur privé en Syrie et favorise la reprise économique du pays ainsi que sa réintégration dans l'économie mondiale", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Tom Barrack, l'envoyé spécial américain en Syrie, a lui salué sur X, "une nouvelle étape décisive dans le remarquable parcours de la Syrie, de l'isolement au partenariat, et d'un pourvoyeur de terrorisme à un partenaire engagé dans la lutte mondiale contre lui".

"Moderne et durable"

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani a qualifié la décision américaine d'"étape historique", affirmant qu'elle reflétait "l'engagement du nouvel Etat syrien en faveur de la paix et de la sécurité internationale".

Le ministre syrien des Finances, Mohammed Barnieh, y voit un "succès majeur et historique de la diplomatie syrienne", dans un commentaire cité par l'agence de presse officielle Sana.

Cette mesure ouvre également selon lui une "voie majeure et attendue de longue date pour renforcer l'intégration de la Syrie dans le système économique et financier mondial, attirer les investissements et les technologies modernes, et soutenir les perspectives de développement".

De son côté, le gouverneur de la Banque centrale syrienne s'est félicité que le retrait du pays de cette liste lui permette "de retrouver sa place naturelle au sein du système économique mondial" et de "bâtir un système financier moderne et fiable".

Après sa prise de pouvoir, en décembre 2024, Ahmad al-Chareh avait annoncé la dissolution de tous les groupes armés ayant renversé Bachar al-Assad, dont HTS, sa propre formation.

Lundi toujours, le Trésor américain a ôté HTS de sa liste des personnes et entités sous sanctions (SDN List), selon un communiqué.

"Le Trésor se conforme à la promesse du président Trump de donner au peuple syrien une ouverture sur de grandes choses", a déclaré le ministre des Finances, Scott Bessent, cité dans le communiqué.

"Les décisions prises aujourd'hui vont favoriser des investissements supplémentaires en Syrie pour promouvoir la stabilité politique et économique" du pays, a-t-il poursuivi.

Depuis 2025, de nombreux pays occidentaux ont progressivement annulé les sanctions imposées à la Syrie, notamment le Canada ou le Royaume-Uni. L'Union européenne les avait levées dès mai 2025.

Lors de sa visite à Damas fin juillet, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait appelé les Etats à lever "immédiatement" les dernières sanctions visant encore la Syrie, afin de soutenir la reconstruction et la relance de l'économie locale.


Le ministre des Affaires étrangères d'Oman en Iran pour discuter d'Ormuz

Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr al-Busaidi est attendu mardi en Iran, ont annoncé les autorités iraniennes, alors que Téhéran et Mascate discutent depuis des semaines d'un accord sur les modalités de passage dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr al-Busaidi est attendu mardi en Iran, ont annoncé les autorités iraniennes, alors que Téhéran et Mascate discutent depuis des semaines d'un accord sur les modalités de passage dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • M. al-Busaidi mènera les "consultations politiques en cours entre les deux parties, en tant qu'États riverains du détroit d'Ormuz, afin de contribuer à renforcer la paix et la sécurité dans la région"
  • Le ministre omanais doit également rencontrer son homologue iranien Abbas Araghchi, pour "renforcer la coopération bilatérale" et "discuter des enjeux régionaux"

TEHERAN: Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr al-Busaidi est attendu mardi en Iran, ont annoncé les autorités iraniennes, alors que Téhéran et Mascate discutent depuis des semaines d'un accord sur les modalités de passage dans le détroit d'Ormuz.

M. al-Busaidi mènera les "consultations politiques en cours entre les deux parties, en tant qu'États riverains du détroit d'Ormuz, afin de contribuer à renforcer la paix et la sécurité dans la région", a déclaré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, dans un communiqué.

Le ministre omanais doit également rencontrer son homologue iranien Abbas Araghchi, pour "renforcer la coopération bilatérale" et "discuter des enjeux régionaux".

En riposte aux frappes israélo-américaines sur son sol le 28 février, qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient, l'Iran a verrouillé le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel circulait, avant le conflit, un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Téhéran a indiqué qu'il entendait imposer des frais de navigation pour des services aux navires y transitant, ce que refusent fermement les Etats-Unis et certains pays de la région. L'Iran a pris pour cible des navires qui tentent de traverser le détroit sans demander d'autorisation.

De son côté, le président américain Donald Trump martèle avoir le "contrôle total" du détroit et a affirmé qu'il en ferait, après la guerre un "territoire américain".

Il a également menacé de bombarder Oman si le pays se mettait "en travers" du chemin des Etats-Unis.

L'Iran et Oman discutent depuis plusieurs semaines pour établir une nouvelle route de navigation dans le détroit.

Mardi, le Qatar, un des pays médiateurs dans le conflit, les a appelés à conclure leurs négociations, pour permettre de "reprendre" les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran.

Téhéran affirme que la voie maritime restera fermée tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, dont la levée du blocus imposé par les Etats-Unis aux  ports iraniens.


La Syrie dit vouloir désamorcer les tensions avec Israël après l'attaque d'une base

Cette photo, diffusée par la page Telegram de la présidence syrienne, montre le président syrien Ahmed al-Sharaa (à droite) serrant la main de l'envoyé américain Tom Barrack au palais présidentiel de Damas, le 18 janvier 2026. (AFP)
Cette photo, diffusée par la page Telegram de la présidence syrienne, montre le président syrien Ahmed al-Sharaa (à droite) serrant la main de l'envoyé américain Tom Barrack au palais présidentiel de Damas, le 18 janvier 2026. (AFP)
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  • Selon des sources interrogées par l'AFP, le chef de la diplomatie syrienne, Assaad al-Chaibani, et le chef du Mossad, les services de renseignement extérieur israéliens, Roman Gofman, se sont rencontrés en Jordanie
  • Ils ont abordé, entre autres, la question de la mise en place d'une "salle des opérations spéciales" en Jordanie, sous supervision américaine, afin d'éviter tout affrontement en Syrie, y compris avec la Turquie

DAMAS: La Syrie et Israël ont tenu dimanche des discussions de haut niveau en Jordanie, Damas affirmant vouloir désamorcer la crise provoquée par une attaque israélienne et rester à l'écart des tensions entre Israël et la Turquie.

Avec cette frappe sur une base aérienne du nord du pays, vivement condamnée par Damas, Israël avait dit vouloir y empêcher le déploiement de troupes turques. Ankara a démenti toute présence militaire.

Selon des sources interrogées par l'AFP, le chef de la diplomatie syrienne, Assaad al-Chaibani, et le chef du Mossad, les services de renseignement extérieur israéliens, Roman Gofman, se sont rencontrés en Jordanie.

Ils ont abordé, entre autres, la question de la mise en place d'une "salle des opérations spéciales" en Jordanie, sous supervision américaine, afin d'éviter tout affrontement en Syrie, y compris avec la Turquie, selon ces sources qui ont requis l'anonymat.

L'agence de presse officielle syrienne Sana, citant une source au ministère syrien des Affaires étrangères, a confirmé que des pourparlers parrainés par les Etats-Unis avaient eu lieu en Jordanie, dans l'objectif d'"une désescalade après le récent bombardement israélien du territoire syrien".

D'après Sana, un groupe mené par le chef de la diplomatie syrienne s'est entretenu avec une "délégation israélienne de haut niveau". Les discussions devaient, entre autres, "faire en sorte que les tensions actuelles entre les deux pays ne se répercutent pas sur le territoire syrien", de même source.

La Turquie a été le premier pays à majorité musulmane à reconnaître Israël, mais les relations sont tendues avec le président Recep Tayyip Erdogan, qui a été qualifié vendredi par Benjamin Netanyahu de "dictateur antisémite".

Un porte-parole du bureau du Premier ministre israélien a, lui, indiqué à l'AFP ne pas avoir de commentaire à faire à ce sujet.

Selon une source diplomatique, ces négociations entre Israël et la Syrie sont les premières depuis plusieurs mois.

Après l'arrivée au pouvoir fin 2024 de l'islamiste Ahmad al-Chareh, dont la coalition de rebelles a renversé le président Bachar al-Assad, Israël a lancé des centaines de frappes contre la Syrie.

L'armée israélienne a également mené des incursions dans le sud du pays et déployé des troupes dans la zone tampon placée sous surveillance de l'ONU, qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan, où Israël revendique la mise en place d'une "zone de sécurité" qu'il entend maintenir.

"Violation flagrante" 

En parallèle, les deux pays ont tenu, sous la pression des Etats-Unis, plusieurs cycles de discussions directes.

A l'issue de négociations en janvier, les deux pays avaient convenu de mettre en place un mécanisme de partage de renseignements.

Un diplomate arabe à Damas avait indiqué à l'époque à l'AFP qu'une salle d'opérations conjointe basée en Jordanie devait notamment suivre les questions de coordination sécuritaire et de contrôle des frontières.

Tom Barrack, l'envoyé spécial américain en Syrie qui est également ambassadeur en Turquie, a condamné le bombardement israélien de mardi, accusant Israël d'"escalade inutile".

Dans un entretien accordé à l'influenceur Mario Nawfal et diffusé vendredi, il a aussi suggéré que la frappe pourrait avoir cherché à provoquer un conflit avec la Turquie dans le cadre d'une manœuvre électoraliste du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, qui aborde en position difficile les législatives d'octobre en Israël.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a dénoncé des "positions qui contredisent la ligne du président américain Donald Trump".

M. Barrack a également déclaré que le plateau du Golan - un territoire syrien dont Israël s'est emparé en 1967 avant de l'annexer en 1981 - était "occupé" par Israël, alors que les Etats-Unis sont parmi les rares pays à avoir reconnu son annexion par Israël, sous le premier mandat de Donald Trump en 2019.

Les discussions ont par ailleurs eu lieu au lendemain de frappes israéliennes visant, selon Israël, des combattants en Syrie, près du plateau du Golan.

Damas a fait état d'un blessé et dénoncé une "violation flagrante" de sa souveraineté.