La Bourse de Paris flanche face aux craintes concernant l'économie mondiale

Un homme passe devant des stands de nourriture fermés dans un centre commercial à Pékin le 15 août 2023. Les actions mondiales ont chuté le 15 août, après que les données décevantes de la Chine aient renforcé les inquiétudes sur l'état de la deuxième plus grande économie du monde. (Photo par Greg Baker / AFP)
Un homme passe devant des stands de nourriture fermés dans un centre commercial à Pékin le 15 août 2023. Les actions mondiales ont chuté le 15 août, après que les données décevantes de la Chine aient renforcé les inquiétudes sur l'état de la deuxième plus grande économie du monde. (Photo par Greg Baker / AFP)
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Publié le Vendredi 18 août 2023

La Bourse de Paris flanche face aux craintes concernant l'économie mondiale

  • Les investisseurs qui pensaient que la banque centrale américaine (la Fed) en avait fini avec les hausses de taux ont déchanté avec la publication, mercredi, du compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale
  • Les inquiétudes autour de l'économie chinoise et de son secteur immobilier continuent de plus de pousser les investisseurs à la prudence

PARIS : La Bourse de Paris recule nettement de 0,93% vendredi dans la matinée, dernière séance d'une semaine plombée par les inquiétudes concernant l'économie chinoise et une hausse des taux d'intérêt obligataires.

L'indice principal CAC 40 reculait de 68,22 points à 7.124,80 points vers 09H55. Sur la semaine son repli est pour l'heure de 2,94%.

Jeudi, la place parisienne avait reculé de 0,94%, pénalisée par des taux d'intérêt approchant leur plus haut depuis 15 ans.

La Bourse de New York a aussi terminé nettement dans le rouge jeudi, pour la troisième journée de suite, et les rendements obligataires sur les bons du Trésor à dix et trente ans ont atteint en séance des plus hauts depuis 16 ans, à 4,30% et 4,40%, déjà touchés en octobre 2022 lorsque l'inflation américaine faisait rage.

«Les inquiétudes concernant la santé de l'économie chinoise, ainsi que le repli des obligations mondiales, amènent les investisseurs à se demander combien de temps les taux resteront à ces niveaux», commente Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Petit répit vendredi, mais qui ne se ressentait pas sur le marché actions, les taux d'intérêt obligataires souverains se détendaient par rapport à la veille.

Le taux d'intérêt de l'emprunt de l'Etat français à dix ans s'établissait à 3,16% vers 09H50, contre 3,25% jeudi.

Les investisseurs qui pensaient que la banque centrale américaine (la Fed) en avait fini avec les hausses de taux ont déchanté avec la publication, mercredi, du compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale.

-persistance de l'inflation-

Durant leurs échanges, «la plupart» des participants à la réunion ont reconnu qu'il existait toujours «des risques» de persistance de l'inflation qui pourraient «nécessiter de resserrer encore la politique monétaire», selon ce compte-rendu.

Les inquiétudes autour de l'économie chinoise et de son secteur immobilier continuent de plus de pousser les investisseurs à la prudence.

Jeudi, le géant de l'immobilier chinois Evergrande, lourdement endetté, a requis son placement aux Etats-Unis sous procédure de faillite selon des documents judiciaires, une mesure visant à protéger ses actifs américains, le temps qu'un accord de restructuration de sa dette soit trouvé.

Les valeurs du secteur du luxe, très sensibles à la conjoncture économique chinoise, pâtissaient de cette nouvelle: LVMH perdait 1,66% à 772,10 euros, Kering 1,72% à 489,75 euros et Hermès 1,66% à 1.845,20 euros.

L'agenda de la séance est très peu chargé, les investisseurs prendront connaissance des chiffres définitifs de l'inflation de la zone euro en juillet, qui «devrait être confirmée à 5,3%, avec une inflation sous-jacente (corrigée des prix de l'alimentation et de l'énergie, NDLR) à 5,5%», prévoit Michael Hewson.

Le groupe de services multi-techniques aux entreprises et collectivités Spie a annoncé jeudi un accord pour acquérir 75,1% de la société allemande BridgingIT, spécialisé dans les services de transformation numérique. Son action reculait de 1,80% à 26,24 euros.

 


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.