Niger: il «n'arrivera rien» au président Bazoum, assure le nouveau Premier ministre au New York Times

Le président français Emmanuel Macron (à droite) salue le président nigérien Mohamed Bazoum à son arrivée pour une réunion au palais de l'Élysée, en marge du sommet du nouveau pacte financier mondial à Paris, le 23 juin 2023. (Photo Ludovic Marin / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (à droite) salue le président nigérien Mohamed Bazoum à son arrivée pour une réunion au palais de l'Élysée, en marge du sommet du nouveau pacte financier mondial à Paris, le 23 juin 2023. (Photo Ludovic Marin / AFP)
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Publié le Samedi 19 août 2023

Niger: il «n'arrivera rien» au président Bazoum, assure le nouveau Premier ministre au New York Times

  • Au siège de l'ONU à New York, le porte-parole du secrétaire général Antonio Guterres a été interrogé par la presse sur l'état de santé du président Bazoum et même s'il était encore «vivant»
  • Interrogé sur le sort de M. Bazoum qui inquiète la communauté internationale, le nouveau Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine répond que «rien ne lui arrivera car nous n'avons pas de tradition de la violence au Niger»

NATIONS UNIES : Le nouveau Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine a assuré vendredi soir au New York Times que les militaires qui ont renversé le président Mohamed Bazoum lors du coup d'Etat du 26 juillet ne lui feront aucun mal.

Dans cet entretien réalisé par le quotidien américain depuis Dakar, M. Zeine, un civil, affirme également que les militaires nigériens qui l'ont nommé n'ont «aucune intention» de collaborer avec la Russie, ni avec les mercenaires du groupe Wagner.

Interrogé sur le sort de M. Bazoum qui inquiète la communauté internationale, M. Zeine répond que «rien ne lui arrivera car nous n'avons pas de tradition de la violence au Niger».

Mais, a averti le président du Nigeria Bola Tinubu lors d'un entretien jeudi avec le président du Conseil européen Charles Michel, et selon des propos rapportés vendredi par une responsable de l'UE, «les conditions de détention du président Bazoum se détériorent. Toute nouvelle détérioration de son état de santé aura de sérieuses conséquences».

De son côté, au siège de l'ONU à New York, le porte-parole du secrétaire général Antonio Guterres a été interrogé par la presse sur l'état de santé du président Bazoum et même s'il était encore «vivant».

«J'ai parlé à quelqu'un qui lui parle régulièrement. Et, oui, à notre connaissance, nous n'avons pas d'indication pour dire qu'il n'est pas vivant. Donc, autant que je sache, il est vivant», a assuré Stéphane Dujarric.

Le Premier ministre nigérien nommé le 7 août, un économiste qui fut ministre des Finances, est aussi questionné par le quotidien sur la présence de 1.100 soldats américains et de 1.500 militaires français, en lutte contre des jihadistes dans des opérations antiterroristes avec l'armée locale.

Viendra «le moment de revoir» ce partenariat stratégique avec les Etats-Unis, répond-il, tout en saluant la «position extrêmement raisonnable» de l'administration de Joe Biden, qui prône la voie diplomatique plutôt que militaire pour rétablir un pouvoir démocratique.

Quant à Paris, le New York Times écrit que M. Zeine - dont on ne sait pas s'il s'exprimait en français ou en anglais - accuse certains responsables français de condescendance mais souhaite que l'ancienne puissance coloniale reste au Niger.

«Nous avons été formés dans des universités françaises, nos officiers ont été formés en France. Nous voulons juste être respectés», fait valoir M. Zeine.

Et face aux craintes d'un rapprochement avec Moscou et Wagner, le Premier ministre «n'a vu aucune intention» en ce sens de la part des dirigeants militaires de son pays.

Mais, met-il en garde, «ne poussez pas les Nigériens vers des partenaires que vous ne voulez pas voir ici».


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.