Niger: Le président Bazoum, séquestré, a reçu son médecin, médiation religieuse nigériane à Niamey

Le président nigérien Mohamed Bazoum (Photo, AFP).
Le président nigérien Mohamed Bazoum (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 13 août 2023

Niger: Le président Bazoum, séquestré, a reçu son médecin, médiation religieuse nigériane à Niamey

  • Plusieurs représentants d'organisations et de pays alliés du Niger avant le coup d'Etat ont exprimé leur inquiétude quant aux conditions de séquestration et à l'état de santé du président renversé
  • Des chefs religieux musulmans nigérians sont arrivés à Niamey pour rencontrer des responsables du régime militaire

NIAMEY: Le président nigérien Mohamed Bazoum, séquestré dans sa résidence présidentielle à Niamey depuis un coup d'Etat qui l'a renversé, a reçu la visite de son médecin samedi, selon un de ses conseillers, quand une médiation de chefs religieux nigérians a rencontré des membres du régime militaire.

"Le président de la République", Mohamed Bazoum, "a eu la visite de son médecin aujourd'hui", qui lui "a également apporté à manger", ainsi qu'à son fils et à sa femme retenus avec lui, a affirmé un conseiller du président déchu le 26 juillet.

"Il va bien au vu de la situation", a-t-il ajouté.

Plusieurs représentants d'organisations et de pays alliés du Niger avant le coup d'Etat avaient exprimé leur inquiétude quant aux conditions de séquestration et à l'état de santé du président renversé.

Le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a exprimé "ses vives préoccupations", quand l'Union européenne (UE), le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken et le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avaient fait part de leur inquiétude.

Selon l'ONG Human Rights Watch qui s'était entretenue avec M. Bazoum, il avait décrit le traitement de sa famille comme "inhumain et cruel", sans électricité ni contact humain, et n'avait que des pâtes et du riz pour se nourrir, d'après le média américain CNN.

Médiation

Dans la même journée, des chefs religieux musulmans nigérians sont arrivés à Niamey pour rencontrer des responsables du régime militaire.

Une source proche de la délégation a confirmé à l'AFP cette "mission de médiation" menée avec l'accord du président nigérian Tinubu, également président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao).

Son objectif est "d'apaiser les tensions créées par la perspective d'une intervention militaire de la Cedeao", selon cette source.

Les chefs religieux ont été reçus par le Premier ministre civil - Ali Mahaman Lamine Zeine - d'un gouvernement fraîchement nommé par le régime militaire, selon l'Agence de presse Nigérienne (ANP).

Il s'agit d'une délégation dirigée par le Sheikh Bala Lau, le chef d'Izala, un mouvement islamique d'inspiration  salafiste, au Nigeria.

Le régime militaire avait refusé mardi d'accueillir une délégation conjointe de la Cedeao, de l'Union africaine (UA) et de l'ONU.

Cette médiation nigériane intervient lorsque la Cedeao continue de privilégier une résolution de la crise par la voie diplomatique, après avoir toutefois donné son accord pour le déploiement d'une force d'intervention pour rétablir M. Bazoum dans ses fonctions.

Réunion repoussée

Samedi devait avoir lieu une réunion des chefs d'état-major de la Cedeao à Accra, au Ghana, pour faire part à leurs dirigeants "des meilleures options" à la suite de leur décision d'activer et de déployer leur "force en attente", afin de rétablir l'ordre constitutionnel au Niger.

Une réunion repoussée sine die pour "des raisons techniques", selon des sources militaires régionales.

Le calendrier et les modalités d'une éventuelle intervention militaire ouest-africaine n'ont pas été dévoilés. Mais d'après le président ivoirien Alassane Ouattara, dont le pays contribuera à cette force, elle devrait pouvoir intervenir "dans les plus brefs délais".

Selon un des proches de M. Bazoum, le régime militaire a brandi "la menace" de s'en prendre à lui si une intervention armée avait lieu.

La menace d'intervention avait été brandie une première fois le 30 juillet par les dirigeants ouest-africains qui avaient lancé un ultimatum de sept jours aux militaires de Niamey pour rétablir le président Bazoum, sous peine d'utiliser "la force", non suivi d'effet.

Nouveau gouvernement

Les choix de la Cedeao ont reçu le "plein soutien" de la France, ainsi que des Etats-Unis, anciens alliés dans la lutte antijihadiste.

La France, ex-puissance coloniale, est une cible privilégiée des militaires nigériens, qui l'accusent d'être à l'origine de la décision de la Cedeao.

Elle est aussi la cible des slogans des manifestations régulières qui soutiennent le régime militaire et son chef, le général Abdourahamane Tiani.

Le Mali et le Burkina Faso voisins, eux aussi dirigés par des militaires, ont affiché leur solidarité avec Niamey.

Selon un conseiller de la présidence malienne sous couvert d'anonymat, l'un des hommes forts du régime nigérien, le général Salifou Mody, nouveau ministre de la Défense, a effectué une courte visite au Mali vendredi.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.