Syrie: Treize combattants tués par des frappes russes dans une zone rebelle

Au moins treize combattants ont été tués tôt lundi matin par des frappes aériennes russes (AFP).
Au moins treize combattants ont été tués tôt lundi matin par des frappes aériennes russes (AFP).
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Publié le Mardi 22 août 2023

Syrie: Treize combattants tués par des frappes russes dans une zone rebelle

  • «Des avions de combat russes ont mené des frappes aériennes à la périphérie ouest de la ville d'Idleb, ciblant une base militaire appartenant à Hayat Tahrir al-Sham (HTS), tuant au moins huit combattants»
  • Plusieurs autres combattants ont été blessés selon l'ONG

BEYROUTH: Le bilan des frappes aériennes russes sur le dernier grand bastion rebelle du nord-ouest de la Syrie dans la nuit de dimanche à lundi est passé à 13 combattants antirégime tués, a indiqué une ONG lundi soir.

"Au moins treize combattants, Syriens et non Syriens" du groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS) ont été tués, a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Plusieurs autres combattants ont été blessés selon l'ONG basée au Royaume-Uni et qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

"Des avions de combat russes ont mené des frappes aériennes à la périphérie ouest de la ville d'Idleb, ciblant une base militaire de HTS", indiquait l'OSDH, qui avait fait état de huit morts dans un premier bilan provisoire.

Les dépouilles des combattants retrouvées dans la soirée ont été enterrées à l'ouest de la province d'Alep, selon la même source.

De nombreux djihadistes étrangers ayant décidé après le déclenchement du conflit de s'installer dans la province d'Idleb, contrôlée en partie par HTS, issu de l'ex-branche locale d'Al-Qaïda, y sont encore présents.

Un correspondant de l'AFP à Idleb a indiqué que les frappes avaient visé une zone agricole dans la région, dernier grand bastion rebelle du nord-ouest de la Syrie, contrôlée en partie par le groupe djihadiste HTS.

Des combattants de cette formation se sont déployés autour des objectifs visés et en ont barré l'accès aux journalistes.

La Russie est le principal soutien du régime du président Bachar al-Assad et intervient militairement en Syrie depuis 2015.

Le 5 août, au moins trois civils, dont un enfant, avaient été tués dans des frappes russes à l'ouest de la ville d'Idleb. Le 25 juin, d'autres frappes particulièrement meurtrières sur cette même région avaient fait au moins 13 morts, dont neufs civils.

Drones piégés

De son côté, le groupe HTS mène régulièrement des attaques contre les forces du régime syrien dans le nord-ouest du pays. Le 11 août, six soldats syriens avaient été tués dans une attaque similaire, selon l'OSDH.

Lundi après-midi, le ministère syrien de la Défense a indiqué que l'armée syrienne avait abattu "trois drones équipés de munitions explosives" qui avaient tenté d'attaquer des zones "sûres", sans autre précision.

Selon l'OSDH, "trois drones de reconnaissance" ont été abattus par l'armée syrienne dans les provinces d'Idleb et de Hama (centre).

La dernière poche d'opposition armée au régime comprend une grande partie de la province d'Idleb ainsi que des territoires limitrophes des provinces d'Alep, Hama et Lattaquié.

HTS est le principal groupe actif dans ces territoires, où sont aussi présentes d'autres factions rebelles moins influentes, soutenues à des degrés divers par la Turquie.

Avec le soutien de la Russie et de l'Iran, le régime syrien a reconquis la plupart des territoires perdus au début de la guerre, déclenchée en 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie.

La région d'Idleb est soumise à un cessez-le-feu négocié par la Russie et la Turquie après une offensive du régime en mars 2020.

Et malgré des violations répétées, le cessez-le-feu est globalement respecté.

La guerre en Syrie a fait plus d'un demi-million de morts et déplacé plusieurs millions de personnes.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com