Mercenaires et combattants étrangers doivent quitter la Libye, insiste l'ONU

Début décembre, l'émissaire par intérim de l'ONU en Libye, l'Américaine Stephanie Williams, avait affirmé que quelque 20 000 « forces étrangères et/ou mercenaires » étaient toujours en Libye (Photo, AFP).
Début décembre, l'émissaire par intérim de l'ONU en Libye, l'Américaine Stephanie Williams, avait affirmé que quelque 20 000 « forces étrangères et/ou mercenaires » étaient toujours en Libye (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 16 décembre 2020

Mercenaires et combattants étrangers doivent quitter la Libye, insiste l'ONU

  • Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité souligne aussi «l'importance d’un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu crédible et efficace dirigé par la Libye»
  • Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, doit remettre fin décembre au Conseil des options pour la création de ce mécanisme qui opérerait sous l'égide des Nations unies

NATIONS UNIES: Le Conseil de sécurité de l'ONU a réclamé mardi le départ des mercenaires et combattants étrangers de Libye, dans une déclaration unanime incluant la Russie, suspectée d'avoir couvert l'envoi dans ce pays de paramilitaires du groupe privé russe Wagner. 

Dans cette déclaration, les 15 membres du Conseil de sécurité appellent « au retrait de tous les combattants et mercenaires étrangers de Libye conformément à l'accord de cessez-le-feu conclu par les parties libyennes le 23 octobre, aux engagements des participants à la Conférence de Berlin (en janvier) et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU ».

Ce communiqué a été rendu public à l'issue d'une visioconférence à huis clos du Conseil sur la Libye.

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité souligne aussi « l'importance d’un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu crédible et efficace dirigé par la Libye ».

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, doit remettre fin décembre au Conseil des options pour la création de ce mécanisme qui opérerait sous l'égide des Nations unies.

A cet égard, les Européens souhaiteraient un mécanisme le plus robuste possible, pouvant comprendre une présence au sol, alors que le secrétariat de l'ONU serait partisan d'une implication a minima de l'Organisation, ont indiqué des diplomates sous couvert d'anonymat.

L'ONU ne dispose en Libye jusqu'à présent que d'une petite mission politique d'environ 230 personnes. Le mécanisme envisagé devrait pouvoir surveiller l'application du cessez-le-feu et le départ des mercenaires et combattants étrangers de Libye, estiment les Européens, qui refusent de voir ces derniers rester sur place sous l'appellation de « conseillers militaires ».

Début décembre, l'émissaire par intérim de l'ONU en Libye, l'Américaine Stephanie Williams, avait affirmé que quelque 20 000 « forces étrangères et/ou mercenaires » étaient toujours en Libye. 

« Il y a aujourd'hui 10 bases militaires (en Libye) totalement ou partiellement occupées par des forces étrangères », avait-elle précisé.

La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Deux autorités s'y disputent le pouvoir, sur fond d'implications étrangères : le Gouvernement d'union nationale (GNA) à Tripoli, reconnu par l'ONU et soutenu par des forces militaires turques, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, homme fort de l'Est, appuyé par les Emirats arabes unis, la Russie et l'Egypte.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.