Un adolescent palestinien tué par des soldats israéliens en Cisjordanie

Les forces de sécurité israéliennes montent la garde à l'entrée sud fermée de la ville d'Hébron, en Cisjordanie occupée, le 22 août 2023, près de la colonie israélienne de Beit Haggi (en arrière-plan) où résidait un colon tué la veille dans une fusillade. (AFP)
Les forces de sécurité israéliennes montent la garde à l'entrée sud fermée de la ville d'Hébron, en Cisjordanie occupée, le 22 août 2023, près de la colonie israélienne de Beit Haggi (en arrière-plan) où résidait un colon tué la veille dans une fusillade. (AFP)
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Publié le Mardi 22 août 2023

Un adolescent palestinien tué par des soldats israéliens en Cisjordanie

  • Ce nouveau décès intervient dans un contexte de flambée de violences en Cisjordanie depuis le début de l'année
  • Lundi, une israélienne de 40 ans mère de trois enfants habitant la colonie juive de Beit Hagai près de Hébron a été tuée et un homme grièvement blessé dans une attaque par balles contre leur véhicule en Cisjordanie

ZABABDEH: Les forces israéliennes ont tué un adolescent palestinien lors d'une opération dans le nord de la Cisjordanie occupée, a annoncé mardi le ministère palestinien de la Santé, dans un contexte de flambée de violences dans la région.

"Othman Mohammed Abu-Khurog, 17 ans est mort après avoir été touché à la tête par une balle (tirée) par l'armée de l'occupation (Israël) à Jénine", a précisé le ministère dans un communiqué.

Selon l'agence de presse officielle palestinienne Wafa, il a succombé après avoir été blessé lors d'affrontements avec les forces israéliennes dans le village de Zababdeh, près de Jénine.

L'armée israélienne a pour sa part indiqué que lors d'une "activité antiterroriste" dans le village de Zababdeh, "des engins explosifs ont été tirés en direction des forces (israéliennes) qui ont répondu par des tirs". Elle e ajouté avoir identifié "une personne touchée".

Ce nouveau décès intervient dans un contexte de flambée de violences en Cisjordanie depuis le début de l'année, avec une série d'attaques menées par des Palestiniens contre des cibles israéliennes, ainsi que de violences commises par des colons israéliens à l'encontre de Palestiniens.

Lundi, une israélienne de 40 ans mère de trois enfants habitant la colonie juive de Beit Hagai près de Hébron a été tuée et un homme grièvement blessé dans une attaque par balles contre leur véhicule en Cisjordanie.

L'armée israélienne a annoncé mardi matin avoir arrêté deux Palestiniens soupçonnés d'être les auteurs de l'attaque.

Samedi, deux Israéliens, un père de 60 ans et son fils de 28 ans ont été abattus dans une station de lavage de voitures dans la ville palestinienne de Huwara, déclenchant une chasse à l'homme par les forces israéliennes pour retrouver l'assaillant.

Près de trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967. Environ 490.000 colons juifs y habitent aussi dans des colonies considérées par l'ONU comme illégales au regard du droit international.

Au moins 219 Palestiniens ont été tués depuis le début de l'année dans les violences liées au conflit israélo-palestinien, ainsi que 31 Israéliens, une Ukrainienne et un Italien, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources officielles.

Ces statistiques incluent, côté palestinien, des combattants et des civils parmi lesquels des mineurs, et côté israélien, en majorité des civils parmi lesquels des mineurs, et trois membres de la minorité arabe.


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.