Livret A et LDDS en bonne voie pour une année record

Cette photographie prise le 19 avril 2023 à Lille, dans le nord de la France, montre des figurines présentées sur des livrets A. (AFP)
Cette photographie prise le 19 avril 2023 à Lille, dans le nord de la France, montre des figurines présentées sur des livrets A. (AFP)
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Publié le Mardi 22 août 2023

Livret A et LDDS en bonne voie pour une année record

  • La différence entre les dépôts et les retraits (collecte nette) le mois dernier de ces deux produits phares de l'épargne réglementée s'est élevée à +3,13 milliards d'euros, un record pour un mois de juillet, a annoncé mardi la Caisse des dépôts (CDC)
  • L'encours total atteint désormais 547,4 milliards d'euros, du jamais vu

PARIS: Le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ont poursuivi au mois de juillet leur dynamique record de cette année, en dépit d'un gel du taux de rémunération à 3% décidé par Bercy.

La différence entre les dépôts et les retraits (collecte nette) le mois dernier de ces deux produits phares de l'épargne réglementée s'est élevée à +3,13 milliards d'euros, un record pour un mois de juillet, a annoncé mardi la Caisse des dépôts (CDC).

L'encours total atteint désormais 547,4 milliards d'euros, du jamais vu.

L'année flamboyante en cours s'explique notamment par le passage de 2 à 3% du taux au 1er février et la faible concurrence des fonds euros de l'assurance vie, peu compétitifs et moins mis en avant par les assureurs, qui leur préfèrent les placements en unités de compte (UC), plus risqués.

"Malgré la décision de non-revalorisation du taux pendant 18 mois, les ménages ne modifient pas leur comportement", a commenté dans une note Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne.

Sur proposition du gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a en effet décidé le 13 juillet de maintenir le taux à 3% au 1er août et jusqu'à janvier 2025, au lieu des 4,1% prévus selon la méthode de calcul.

Ce bon mois a permis aux Livrets A et LDDS de s'étoffer de 37,67 milliards d'euros (+7,4%) depuis le début d'année, du jamais vu. A ce rythme de collecte, ils pourraient dépasser l'année record de 2012 (49,16 milliards d'euros en un an), dopée en fin d'année par le relèvement des plafonds.

La rémunération totale des épargnants sera par ailleurs autrement plus importante: environ 15 milliards d'euros a priori cette année, contre 6,62 milliards d'euros à l'époque.

Recours 

Mais le gel du taux reste loin d'être neutre pour les détenteurs de livrets, surtout en période de forte inflation: il pourrait représenter un manque à gagner d'environ 3 milliards d'euros sur la période d'août 2023 à janvier 2024, auxquels s'ajoutent près de 800 millions d'euros amputés entre février à juillet 2023, avec le précédent arrondi du taux à la baisse, de 3,3% à 3%.

Cette décision a par ailleurs attiré l'attention d'un professeur agrégé des facultés de droit à l'Université Panthéon-Sorbonne, Paul Cassia, qui a déposé un recours devant le Conseil d'Etat ce même 13 juillet.

La requête du spécialiste du droit administratif demande l'annulation pure et simple de cette décision, M. Cassia contestant la notion de "circonstances exceptionnelles" brandie par la Banque de France pour justifier l'arrondi à la baisse du taux.

M. Le Maire s'est en effet écarté de la formule trois fois sur les quatre dernières actualisations du taux, en janvier 2022 (à la hausse), en janvier 2023 (à la baisse) et en juillet 2023 (à la baisse).

"La notion de circonstance exceptionnelles devient en quelque sorte pérenne", a souligné M. Cassia auprès de l'AFP.

Les textes ouvrent par ailleurs la possibilité à la Banque de France d'actualiser le taux tous les trimestres et non tous les semestres si elle "estime que la variation de l'inflation ou des marchés monétaires le justifie", ce qu'elle n'a pourtant pas fait au 1er mai ou au 1er novembre dernier.

De plus, M. Le Maire "a court-circuité" le rendez-vous semestriel avec le gouverneur, ajoute M. Cassia, en fixant par arrêté le taux sur une période si longue, 18 mois au lieu de 6.

Bercy apportera une réponse sous deux mois, indiquait le 8 août une porte-parole du ministère à l'AFP.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.