Un expert en santé publique australien détenu sans inculpation au Qatar

Le chef de département de santé publique par intérim à l’Université du Qatar, le professeur Lukman Thalib, 58 ans, et qui détient la nationalité australienne est détenu depuis cinq mois sans inculpation (Photo, Shutterstock/Archives).
Le chef de département de santé publique par intérim à l’Université du Qatar, le professeur Lukman Thalib, 58 ans, et qui détient la nationalité australienne est détenu depuis cinq mois sans inculpation (Photo, Shutterstock/Archives).
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Publié le Mercredi 16 décembre 2020

Un expert en santé publique australien détenu sans inculpation au Qatar

  • Le département d'État américain a désigné Ahmed, un autre fils de Thalib, commerçant de pierres précieuses, comme membre d'Al-Qaïda en octobre
  • Thalib, un illustre expert en santé publique, vit au Qatar depuis 2015. Survivant d’une leucémie, il est actuellement en rémission

LONDRES: Le chef de département de santé publique par intérim à l’Université du Qatar, de nationalité australienne, et qui a joué un rôle primordial dans la lutte du pays contre la Covid-19, est détenu sans inculpation depuis cinq mois par les autorités locales.

Le professeur Lukman Thalib, 58 ans, et son fils Ismail, 24 ans, ont été arrêtés le 27 juillet et sont maintenus depuis en détention dans un endroit tenu secret. L’arrestation a eu lieu après que le département d'État américain ait désigné Ahmed, un autre fils de Thalib, commerçant de pierres précieuses, comme membre d'Al-Qaïda en octobre.

La famille de Thalib a révèle qu’elle n’a pas eu de nouvelles de son fils pendant les 40 jours qui ont suivi l’arrestation. Ismail n'a toujours pas pris contact avec les siens.

Malgré les efforts des autorités australiennes, la famille n’a toujours pas été informée des motifs de l’arrestation. Les deux hommes reçoivent un soutien consulaire intégral de la part de l'ambassade d'Australie au Qatar.

La fille de Thalib, Maryam, révèle au journal britannique The Guardian que sa famille «a traversé un véritable enfer. C’était douloureux, et ça nous a brisés. Ma mère n’est plus jeune, mes deux parents sont tous deux âgés… Ce fut une période très, très difficile pour nous. Le fait de ne rien savoir d’eux nous détruit». Elle raconte que son père a perdu énormément du poids, et qu’il souffre à présent d’insomnie chronique.

Thalib, un illustre expert en santé publique, vit au Qatar depuis 2015. Survivant d’une leucémie, il est actuellement en rémission.

Son fils Ahmed a été accusé en octobre par les États-Unis de financer Al-Qaïda. L'annonce a entraîné une fouille de son domicile par les services de renseignement australiens, flanqués de la police locale et des forces fédérales. Aucune accusation officielle n'a été portée contre lui jusqu’à présent.

L'organisation britannique Cage, qui dit « donner une voix aux communautés touchées par la guerre contre le terrorisme » et soutient la famille de Thalib dans son épreuve, affirme dans un communiqué que « la famille a de fortes raisons de croire que les arrestations au Qatar et le raid en Australie sont des formes de punition collective à son encontre ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
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  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com