Des fermes d’élevage du monde entier se réunissent à Riyad pour une vente aux enchères de faucons

Une ferme d’élevage saoudienne a acquis des faucons rares de Sibérie dans le cadre de ses efforts pour produire des spécimens convoités lors de la vente aux enchères internationale des éleveurs de faucons à Riyad. (SPA)
Une ferme d’élevage saoudienne a acquis des faucons rares de Sibérie dans le cadre de ses efforts pour produire des spécimens convoités lors de la vente aux enchères internationale des éleveurs de faucons à Riyad. (SPA)
Une ferme d’élevage saoudienne a acquis des faucons rares de Sibérie dans le cadre de ses efforts pour produire des spécimens convoités lors de la vente aux enchères internationale des éleveurs de faucons à Riyad. (SPA)
Une ferme d’élevage saoudienne a acquis des faucons rares de Sibérie dans le cadre de ses efforts pour produire des spécimens convoités lors de la vente aux enchères internationale des éleveurs de faucons à Riyad. (SPA)
Une ferme d’élevage saoudienne a acquis des faucons rares de Sibérie dans le cadre de ses efforts pour produire des spécimens convoités lors de la vente aux enchères internationale des éleveurs de faucons à Riyad. (SPA)
Une ferme d’élevage saoudienne a acquis des faucons rares de Sibérie dans le cadre de ses efforts pour produire des spécimens convoités lors de la vente aux enchères internationale des éleveurs de faucons à Riyad. (SPA)
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Publié le Mercredi 23 août 2023

Des fermes d’élevage du monde entier se réunissent à Riyad pour une vente aux enchères de faucons

  • L’événement permet aux fauconniers professionnels de bénéficier d’opportunités commerciales et célèbre l’héritage de la fauconnerie
  • La vente aux enchères, qui se tient au siège du Saudi Falcons Club à Malham, à 80 km de Riyad, se poursuivra jusqu’au 25 août

RIYAD: Une ferme d’élevage saoudienne a acquis des faucons rares de Sibérie dans le cadre de ses efforts pour produire des spécimens convoités lors de la vente aux enchères internationale des éleveurs de faucons à Riyad.

La vente aux enchères, qui se tient au siège du Saudi Falcons Club à Malham, à environ 80 km au nord de Riyad, attire la participation de grandes fermes internationales d’élevage de faucons. L’événement se poursuit jusqu’au 25 août.

Selon le fauconnier Soliman al-Dahas, propriétaire de la fauconnerie al-Dahas, les faucons de course vendus aux enchères sont des races rares particulièrement appréciées des fauconniers pour leur vitesse et leur beauté. La ferme a vendu un rare faucon sacre noir, issu de parents vivant dans les montagnes de l’Altaï, dans le sud de la Sibérie, précise-t-il.

M. Al-Dahas a créé la ferme en 2020 afin d’élever des faucons de course. Les compositions génétiques particulières produisent des oiseaux caractérisés par leur force, leur grande concentration et leur capacité à fondre sur leurs proies.

En outre, plusieurs couples de faucons de la ferme ont remporté les concours de beauté de Mazayen lors du Festival de fauconnerie du roi Abdelaziz, rappelle M. Al-Dahas.

Les compositions génétiques des faucons sont axées sur la couleur, l’apparence, le poids et d’autres caractéristiques recherchées par les fauconniers, ajoute-t-il.

Par ailleurs, un faucon gerfaut pur provenant d’une ferme canadienne a fait sa première apparition à la vente aux enchères, où il a été mis en vente pour 15 000 riyals saoudiens (1 riyal = 0,25 euro) et finalement vendu pour 45 000 riyals.

Un faucon shaheen provenant d’une ferme autrichienne également mise en vente a été acheté pour 30 000 riyals, tandis qu’un faucon Qarmousha provenant d’une ferme britannique a été acheté pour 25 000 riyals.

La vente aux enchères est devenue un marché clé pour les fermes d’élevage de faucons locales et internationales, et permet aux fauconniers professionnels de bénéficier d’opportunités commerciales en présentant une sélection de races d’élite.

Elle contribue aussi à la préservation et à l’amélioration de l’héritage et des traditions de la fauconnerie en Arabie saoudite, et soutient les fermes d’élevage et leurs efforts pour consolider la position du Royaume en tant que destination mondiale pour les fauconniers.

Au cours des deux éditions précédentes, l’événement a enregistré des recettes de plus de 10 millions de riyals saoudiens grâce à la vente aux enchères de plus de 800 faucons. Le club présente les meilleurs faucons mis aux enchères, les participants s’affrontant en direct à la télévision et sur les réseaux sociaux, tandis que les faucons sélectionnés sont annoncés avant chaque soirée de vente aux enchères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.