Européennes: Faure défend le principe d'une liste autonome du PS

Le patron du PS Olivier Faure a défendu jeudi le principe d'une candidature autonome de son parti aux élections européennes de juin, tout en appelant à "un projet commun et un candidat unique pour l'élection présidentielle de 2027" (Photo, AFP).
Le patron du PS Olivier Faure a défendu jeudi le principe d'une candidature autonome de son parti aux élections européennes de juin, tout en appelant à "un projet commun et un candidat unique pour l'élection présidentielle de 2027" (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 25 août 2023

Européennes: Faure défend le principe d'une liste autonome du PS

  • Souhaitée par les troupes LFI de Jean-Luc Mélenchon, l'idée d'une liste commune de la Nupes a une nouvelle fois été repoussée par le leader socialiste
  • En vue de la présidentielle de 2027, le patron du PS promet en revanche de faire «tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir le cap du rassemblement»

PARIS: Le patron du PS Olivier Faure a défendu jeudi le principe d'une candidature autonome de son parti aux élections européennes de juin, tout en appelant à "un projet commun et un candidat unique pour (l'élection présidentielle de) 2027", dans un entretien à Libération.

Souhaitée par les troupes LFI de Jean-Luc Mélenchon, l'idée d'une liste commune de la Nupes a une nouvelle fois été repoussée par le leader socialiste, à l'unisson d'EELV et du PCF, qui entendent eux-aussi faire cavalier seul.

"La gauche, même lorsqu'elle gouvernait, n'a jamais été rassemblée sur les échéances européennes, sujet sur lequel les sensibilités à gauche sont les plus exacerbées", rappelle M. Faure, en faisant observer que ça "n'a pas mis fin au gouvernement de Lionel Jospin" qui rassemblait PS, Verts et communistes, et dont chacun avait mené sa propre liste aux Européennes de 1999.

"Pourquoi devrait-il remettre en cause tout ce que nous devons faire ensemble parce que nous ne sommes pas unis à une élection intermédiaire ?", interroge encore le Premier secrétaire du PS. "Le président de la République et ses alliés (MoDem et Horizons, NDLR) n'ont pas d'accord pour les sénatoriales, personne n'imagine que cela mette un terme à leur coalition", note-t-il.

"Je veux que les socialistes se prononcent à la fin du mois de septembre", a ajouté M. Faure, qui a inauguré jeudi l'université du PS à Blois. "Mais (le PCF et EELV) ont déjà annoncé qu'elles partiraient seules : donc, sauf événement majeur, je ne vois pas ce qui permettra d'espérer une liste unique".

"Nous ne sommes pas un parti unique. Je respecte l'autonomie stratégique de mes partenaires", a-t-il insisté.

En vue de la présidentielle de 2027, le patron du PS promet en revanche de faire "tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir le cap du rassemblement de la gauche et des écologistes". "C'est un impératif si nous voulons gouverner demain. Le rassemblement pour 2027 n'est pas une option mais une obligation", martèle-t-il.

M. Faure a par ailleurs confirmé qu'il se rendrait à la réunion organisée par Emmanuel Macron avec l'ensemble des forces politiques, mercredi en région parisienne. "Nous viendrons avec nos propositions. J'ai entendu le président parler de référendums, il y en a un tout trouvé... sur les retraites", a-t-il prévenu.

Satisfait de Hollande
En privé jeudi soir, l'ex-président François Hollande, présent à Blois, s'est félicité du positionnement d'Olivier Faure.

Une liste PS est "une évidence", selon l'ex-chef de l'Etat, qui était opposé à l'accord de la Nupes. "Il faut qu'on puisse montrer que les Européennes sont une élection où les socialistes ont préalablement leur place", a-t-il noté.

Mais pour François Hollande, qui n'est "candidat à rien" alors que certains aimeraient le voir prendre la tête de la liste PS, il faut "une liste la plus attractive possible", pas seulement des différents courants du PS, mais "élargir au maximum", pour qu'elle soit "capable de dépasser 10%".

"Il faut qu'on soit ambitieux dans cette campagne, nous devons mobiliser nos anciens ministres, mélanger les expériences et le renouvellement", a-t-il ajouté, évoquant notamment Stéphane le Foll ou Bernard Cazeneuve, qui a quitté le parti.

Ce dernier a pu faire un pas vers Olivier Faure mercredi dans une interview. "Ce que Bernard Cazeneuve doit entendre, c'est qu'il est impossible d'imaginer que l'unité du PS se construit contre l'unité de la gauche", a répondu Olivier Faure.


La France va signer un accord de partenariat stratégique avec l'Arménie

Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
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  • La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants
  • Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

EREVAN: Emmanuel Macron achève mardi une visite d'Etat en Arménie, ex-république soviétique partagée entre aspirations européennes et liens historiques avec la Russie, par la signature d'un partenariat et de contrats destinés à intensifier une relation bilatérale déjà dense.

La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants.

Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

Au premier jour de la visite lundi, Emmanuel Macron a rappelé cette "relation singulière", l'accueil à Marseille (sud de la France) des réfugiés fuyant les massacres d'Arméniens perpétrés par l'Empire ottoman lors de la Première guerre mondiale, la mobilisation de la France lors du tremblement de terre de 1988 en Arménie, l'influence du chanteur Charles Aznavour dans les deux pays.

La chanson française était d'ailleurs à l'honneur au dîner d'Etat : Emmanuel Macron a entonné la "Bohême" de Charles Aznavour avec le président arménien Vahagn Khatchatourian au piano et le Premier ministre Nikol Pachinian à la batterie. Son homologue a aussi interprété les "Feuilles mortes" d'Yves Montand.

"La Russie pas là"

La France a aussi toujours soutenu l'Arménie dans son combat meurtrier face à l'Azerbaïdjan après la chute de l'URSS en 1991. "Beaucoup en Europe nous regardaient comme des bêtes étranges" quand d'autres préféraient cultiver leurs relations énergétiques et commerciales avec Bakou, a raconté le président français.

Au plus fort de la guerre autour de l'enclave séparatiste du Karabakh en 2023, la Russie qui compte encore 4.000 soldats en Arménie, "n'était pas là, pas plus qu'elle n'est là pour le Venezuela quand il a des problèmes (...) ou le régime malien lorsqu'il est bousculé par les terroristes", a-t-il lancé.

Le président a aussi salué le choix de l'Arménie et de son Premier ministre, Nikol Pachinian, de "se tourner vers l'Europe", malgré les avertissements à peine voilés de la Russie.

Une aspiration consacrée par la tenue lundi du sommet de la Communauté politique européenne, avec une quarantaine de dirigeants de toute l'Europe, et du premier sommet UE-Arménie mardi à Erevan.

"Le choix que vous avez fait de l'indépendance pleine et entière, de la paix, de la stabilité dans cette région, le choix de l'Europe et de la prospérité sont ceux que nous soutenons (...). Nous voulons être de cette aventure", a lancé M. Macron lors du dîner en son honneur au palais présidentiel.

Le rapprochement avec l'UE reste toutefois entravé par les liens forts unissant Erevan et Moscou, tous deux membres de l'Organisation du traité de sécurité collective, alliance militaire dont fait toujours partie l'Arménie malgré le gel de sa participation en 2024.

L'Arménie, enclavée entre l'Azerbaïdjan, l'Iran, la Géorgie et la Turquie, avec laquelle la frontière est toujours fermée, mise sur la paix pour développer ses connexions terrestres, énergétiques et commerciales et sortir de son isolement.

Efforts de défense 

"Cette nouvelle ère de coopération régionale peut mettre le Caucase encore plus au milieu d'un carrefour entre l'Europe et l'Asie", souligne l'Elysée.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat.

La coopération de défense inclut déjà un volet aérien avec la commande de trois radars français et la formation par la France de soldats arméniens. L'Arménie a aussi passé commande de 36 canons Caesar en 2024.

Des contrats vont également être signés dans le domaine des transports, a indiqué l'Elysée, évoquant des "prospects potentiels pour Airbus" ainsi que "l'engagement de l'Etat français" dans la construction d'un tunnel sur l'axe routier arménien nord-sud.

Le président s'inclinera dans la matinée au Mémorial commémorant les massacres d'Arméniens à Erevan. Il visitera le musée Matenadaran qui renferme une vaste collection de manuscrits anciens arméniens et va conclure un accord de coopération avec la Bibliothèque nationale de France.

Le président Macron et le Premier ministre Pachinian se rendront aussi à Gyumri, ville martyr du tremblement de terre qui fit quelque 25.000 morts le 7 décembre 1988 dans le nord-ouest du pays.


Macron dénonce les frappes iraniennes «inacceptables» contre les Emirats

Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
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  • "Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables"
  • Il a de nouveau appelé à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis, qui ont fait état lundi des premières attaques de Téhéran en plus d'un mois dans la guerre au Moyen-Orient, avec des drones et des missiles de croisière.

"Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables", a dénoncé M. Macron tôt mardi sur X, assurant les Emirats du soutien de la France et appelant de nouveau à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région.

Les frappes iraniennes aujourd’hui contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables.

Comme elle l’a fait depuis le début du conflit, la France continuera de soutenir ses alliés aux Émirats et dans la région pour la défense de leur territoire.…

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) May 4, 2026

Seine-saint-Denis: un homme fuyant un contrôle de police mortellement percuté sur l'autoroute

 Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
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  • L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier
  • L'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute

BOBIGNY: Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser, a-t-on appris de source policière, confirmant une information du Parisien.

L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier.

Il a été déclaré mort par le Samu (service d'aide médicale d'urgence) peu après 15H30. Des policiers avaient tenté de le ranimer avant l'arrivée de pompiers, selon la même source policière.

Selon cette source, l'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute.