Netanyahou soutient Ben Gvir sur le «droit» des Israéliens en Cisjordanie

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a apporté vendredi son soutien à son ministre d'extrême droite Itamar Ben Gvir (Photo d'illustration, AFP).
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a apporté vendredi son soutien à son ministre d'extrême droite Itamar Ben Gvir (Photo d'illustration, AFP).
Short Url
Publié le Samedi 26 août 2023

Netanyahou soutient Ben Gvir sur le «droit» des Israéliens en Cisjordanie

  • Benjamin Netanyahou a apporté son soutien à son ministre qui avait revendiqué pour les juifs des droits supérieurs à ceux des Palestiniens en Cisjordanie
  • M. Ben Gvir est une figure de la colonisation juive en Cisjordanie, entreprise que l'ONU juge illégale au regard du droit international

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a apporté vendredi son soutien à son ministre d'extrême droite Itamar Ben Gvir qui avait revendiqué deux jours plus tôt pour les juifs des droits supérieurs à ceux des Palestiniens en Cisjordanie occupée.

Mercredi, alors qu'il expliquait son soutien au renforcement des restrictions imposées aux Palestiniens dans le cadre du regain de violence observé depuis le début de l'année dans ce territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, M. Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale, a déclaré à la chaîne de télévision israélienne Canal 12: "Mon droit, ainsi que celui de ma femme et de mes enfants, de circuler sur les routes de [Cisjordanie], est plus important que la liberté de circulation des Arabes".

M. Ben Gvir est une figure de la colonisation juive en Cisjordanie, entreprise que l'ONU juge illégale au regard du droit international et qui ne cesse de s'étendre en dépit des appels répétés des Nations unies à la brider.

Ses commentaires tenus au surlendemain de la mort d'une Israélienne tuée par des tirs palestiniens sur une route du sud de la Cisjordanie, ont été condamnés par quelques personnalités ou organisations de la gauche israélienne et "avec la plus grande fermeté" comme des propos "racistes et odieux" par le ministère des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne.

Dans un communiqué publié vendredi soir, le Bureau du Premier ministre affirme qu'Israël "accorde une liberté de circulation maximale en [Cisjordanie] tant pour les Israéliens que pour les Palestiniens".

"Malheureusement, les terroristes palestiniens profitent de cette liberté de mouvement pour assassiner des femmes, des enfants et des familles israéliennes", et "afin de prévenir ces meurtres odieux, les forces de sécurité israéliennes ont mis en place des mesures de sécurité spéciales dans ces zones", ajoute le texte : "C'est ce que le ministre Ben Gvir a voulu dire lorsqu'il a déclaré que +le droit à la vie l'emporte sur la liberté de mouvement+."

Chef du parti d'extrême droite Force juive, M. Ben Gvir a été inculpé plus de 50 fois dans sa jeunesse pour incitation à la violence ou pour des discours de haine, et condamné en 2007 pour soutien à un groupe terroriste et incitation au racisme.

Au moins 219 Palestiniens ont été tués depuis le début de l'année dans les violences liées au conflit israélo-palestinien, ainsi que 31 Israéliens, une Ukrainienne et un Italien, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources officielles.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Short Url
  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Short Url
  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

Short Url
  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.