La campagne de Trump affirme avoir levé 7,1 millions de dollars depuis sa photo judiciaire

(ILLUSTRATION) Cette photo d'illustration créée à Washington, DC, le 27 août 2023, montre la mugshot de l'ancien président américain Donald Trump à côté d'un site web appelé Trump Save America JFC, un comité conjoint de collecte de fonds au nom de Donald J. Trump for President 2024, qui vend des marchandises portant sa mugshot. (AFP)
(ILLUSTRATION) Cette photo d'illustration créée à Washington, DC, le 27 août 2023, montre la mugshot de l'ancien président américain Donald Trump à côté d'un site web appelé Trump Save America JFC, un comité conjoint de collecte de fonds au nom de Donald J. Trump for President 2024, qui vend des marchandises portant sa mugshot. (AFP)
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Publié le Dimanche 27 août 2023

La campagne de Trump affirme avoir levé 7,1 millions de dollars depuis sa photo judiciaire

  • Visage fermé, sourcils froncés, regard défiant: Donald Trump avait été soumis à cette prise de vue dans une prison d'Atlanta, une première pour un ancien président dans l'histoire des Etats-Unis
  • Les démocrates ont également utilisé la photo, suggérant cependant que personne n'est au-dessus des lois

WASHINGTON: L'équipe de campagne de Donald Trump a affirmé dimanche avoir levé 7,1 millions de dollars de fonds depuis la publication jeudi de la photo d'identité judiciaire de l'ex-président républicain, relative à son inculpation en Géorgie.

Visage fermé, sourcils froncés, regard défiant: Donald Trump avait été soumis à cette prise de vue dans une prison d'Atlanta, une première pour un ancien président dans l'histoire des Etats-Unis.

Le favori des primaires républicaines à l'investiture pour l'élection présidentielle de 2024 y avait échappé lors de ses trois précédentes inculpations pénales, mais le milliardaire, accusé d'avoir tenté de manipuler les résultats de la présidentielle de 2020 dans cet Etat du Sud, n'a cette fois-ci pas coupé à ce cliché.

Dès la publication de l'image, l'équipe de campagne "Trump 2024" avait surfé sur l'effet "mug shot" en lançant un appel à chaque "patriote" américain, affirmant dans un communiqué que "l'Etat de l'ombre tente de faire du président Trump l'ennemi public numéro 1 pour oser défier la classe dirigeante corrompue de Washington".

Dans un communiqué à l'AFP dimanche, le porte-parole de la campagne de Donald Trump a confirmé que "près de 20 millions de dollars ont été levés ces trois dernières semaines, coïncidant avec l'inculpation à Washington et la photo d'identité judiciaire à Atlanta".

"7,1 millions de dollars depuis jeudi. 4,18 millions de dollars rien qu'hier", samedi, pour ce qui constitue la plus grosse levée de fonds "en un jour de toute la campagne", a avancé Steven Cheung.

L'AFP n'était pas en mesure dimanche de vérifier indépendamment ces affirmations.

Sur X (anciennement Twitter), Steven Cheung a exhorté les médias "à continuer de montrer" la photo, en incluant ce qu'il dit être une version plus haute définition de l'image.

T-shirts, tasses, autocollants à l'effigie du "mug shot": la campagne de Donald Trump a utilisé l'image pour vendre des produits dérivés seulement quelques heures après la publication de la photo.

Si une telle photo pourrait sonner le glas des ambitions politiques de beaucoup d'autres candidats, Donald Trump l'utilise à son escient pour se présenter en "héros", victime d'une persécution et d'une "chasse aux sorcières" orchestrées par les démocrates de Joe Biden.

Les démocrates ont également utilisé la photo, suggérant cependant que personne n'est au-dessus des lois.

Joe Biden a lui-même ironisé sur le cliché, déclarant à des journalistes qui l'interrogeaient sur le sujet vendredi: "Je l'ai vue à la télévision. Un beau gars".


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.