Trump plaide non coupable en Géorgie de tentative de manipulation de l'élection de 2020

L'ancien président Donald Trump s'entretient avec les journalistes avant son départ de l'aéroport international Hartsfield-Jackson d'Atlanta, le 24 août 2023, à Atlanta (Photo, AP).
L'ancien président Donald Trump s'entretient avec les journalistes avant son départ de l'aéroport international Hartsfield-Jackson d'Atlanta, le 24 août 2023, à Atlanta (Photo, AP).
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Publié le Vendredi 01 septembre 2023

Trump plaide non coupable en Géorgie de tentative de manipulation de l'élection de 2020

  • Criant à l'«ingérence électorale», Donald Trump martèle sa volonté que ces procès se tiennent après l'élection présidentielle
  • Il attribue systématiquement ses déboires judiciaires à l'administration de Joe Biden, également candidat à sa propre réélection

WASHINGTON: L'ex-président américain Donald Trump a plaidé non coupable de tentative d'inverser illégalement le résultat de l'élection présidentielle de 2020 dans l'Etat de Géorgie, selon un document judiciaire déposé jeudi.

Il s'agit du quatrième dossier pénal dans lequel est poursuivi le magnat de l'immobilier, favori des primaires républicaines pour reprendre la Maison Blanche à son adversaire de 2020, l'actuel président Joe Biden.

La date de son procès dans cette affaire n'a pas encore été fixée. Mais dans un autre document présenté par son avocat, il a officiellement demandé la dissociation de son dossier de plusieurs des 18 autres prévenus qui ont opté pour un "procès rapide", prévu à partir d'octobre, réclamant davantage de temps pour préparer sa défense.

Criant à l'"ingérence électorale", le magnat de l'immobilier martèle sa volonté que ces procès se tiennent après l'élection présidentielle, prévue en novembre 2024.

Convoqué le 6 septembre pour sa mise en accusation publique en Géorgie, Donald Trump, comme l'ont déjà fait plusieurs autres accusés, a indiqué dans le document judiciaire renoncer à son droit de comparaître devant le juge et ne devrait donc pas se déplacer de nouveau à Atlanta, capitale de l'Etat de Géorgie.

Il avait dû se présenter en personne la semaine dernière dans une prison d'Atlanta le temps d'y être fiché et de se soumettre à une prise de photo d'identité judiciaire, une première pour un ancien président américain.

Assaut du Capitole: 17 et 15 ans de prison pour deux meneurs d'extrême droite

Deux dirigeants du groupe d'extrême droite américain Proud Boys ont été condamnés jeudi à 17 et 15 ans de prison pour l'assaut contre le Capitole, saints des saints de la démocratie américaine, le 6 janvier 2021 à Washington.

Les procureurs avaient réclamé 33 ans de prison contre Joseph Biggs, ancien militaire qui a servi en Irak et en Afghanistan, pour avoir conduit quelque 200 membres des Proud Boys au Capitole, siège du Congrès aux Etats-Unis, afin de tenter d'y empêcher la certification de la victoire du démocrate Joe Biden sur le président républicain sortant Donald Trump.

Ils avaient également requis 30 ans contre Zachary Rehl, ancien Marine, fils et petit-fils de policiers de Philadelphie (nord-est), pour avoir participé à la coordination de l'assaut, aspergé un policier de gaz irritant et avoir ensuite menti sous serment en niant avoir agressé qui que ce soit.

Le juge Timothy Kelly a pris en compte dans son calcul les aggravations de peine pour faits de terrorisme demandées par les procureurs mais a condamné Joseph Biggs à 17 ans de prison et Zachary Rehl à 15 ans, bien en deçà des réquisitions, considérant qu'ils n'avaient "pas eu l'intention de tuer".

Déjà trois procès en trois mois

M. Trump et 18 autres personnes, dont son ancien avocat Rudy Giuliani, ont été inculpés le 14 août de tentatives illicites d'obtenir l'inversion du résultat de l'élection de 2020 dans cet Etat clé, remporté par Joe Biden.

La loi sur la délinquance en bande organisée utilisée par la procureure dans ce dossier prévoit des peines de cinq à vingt ans de prison.

Le septuagénaire est en outre accusé à New York de paiements suspects à une ancienne actrice de films X, et par la justice fédérale de pressions électorales lors de la présidentielle de 2020 ainsi que de gestion négligente de documents confidentiels après son départ de la Maison Blanche.

L'ancien président a plaidé non coupable dans toutes ces affaires. Il attribue systématiquement ses déboires judiciaires à l'administration de Joe Biden, également candidat à sa propre réélection.

Le tempétueux républicain s'apprête en tout cas à vivre une année 2024 hors norme, entre meetings de campagne électorale et procès au pénal, en mars et en mai - un calendrier qui pourrait encore évoluer.

Il s'est insurgé contre la décision lundi de la juge de son procès devant un tribunal fédéral à Washington d'en fixer l'ouverture au 4 mars 2024, la veille du "Super Tuesday", une des plus importantes échéances des primaires républicaines.

Mais plusieurs analystes politiques observent que s'il confirme dans les primaires républicaines l'avance phénoménale dont le créditent les sondages, il pourrait déjà à cette date définitivement assurer sa position de candidat du parti à la présidentielle.

Chaque rebondissement judiciaire lui rapporte d'ailleurs des millions de dollars en dons de campagne, versés par des trumpistes convaincus qu'il est victime d'une cabale politique.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.


Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien, dénoncent les actes de Téhéran dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
  • Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même
  • Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a commenté un responsable gouvernemental américain auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même.

Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

La guerre a été déclenchée fin février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. La République islamique avait riposté en frappant Israël et des intérêts américains dans les pays du Golfe, mais aussi en bloquant la navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber les prix du pétrole, depuis retombés.

Le protocole d'accord prévoyait la reprise du trafic maritime dans le détroit, où plusieurs navires ont récemment subi des attaques.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé à Téhéran la responsabilité de deux d'entre elles.

Le document publié mardi par les autorités américaines permet aux transactions conclues après le 21 juin d'être finalisées. La date limite est le 17 juillet.