Le taux de chômage grimpe en août aux Etats-Unis, afflux de travailleurs sur le marché du travail

Un chauffeur d'Amazon Inc. livre des colis à Santa Monica, en Californie, le 20 mars 2023. (Photo par Patrick T. Fallon / AFP)
Un chauffeur d'Amazon Inc. livre des colis à Santa Monica, en Californie, le 20 mars 2023. (Photo par Patrick T. Fallon / AFP)
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Publié le Vendredi 01 septembre 2023

Le taux de chômage grimpe en août aux Etats-Unis, afflux de travailleurs sur le marché du travail

  • La hausse du taux de chômage malgré des créations d'emplois toujours nombreuses est notamment due au fait que plus d'un demi-million de personnes sont entrées sur le marché du travail au cours du mois d'août
  • 187.000 emplois ont été créés, soit davantage que les 170.000 qui étaient attendus par les analystes

WASHINGTON : Le taux de chômage aux Etats-Unis a grimpé en août à son plus haut niveau depuis février 2022 malgré des créations d'emplois plus nombreuses qu'attendu, en raison d'un afflux bienvenu de nouveaux travailleurs sur le marché du travail.

Le taux de chômage s'établit à 3,8%, contre 3,5% en juillet, a annoncé vendredi le département du Travail. Et 187.000 emplois ont été créés, soit davantage que les 170.000 qui étaient attendus par les analystes.

En revanche, les créations d'emplois de juin et juillet ont été révisées en forte baisse, avec au total 110.000 créations de moins que ce qui avait été initialement annoncé: 105.000 emplois ont été créés en juin, contre 185.000 initialement annoncés, et 157.000 en juillet, au lieu de 187.000.

«L'emploi a poursuivi sa tendance à la hausse dans les services de santé, les loisirs et l'hôtellerie, l'assistance sociale et la construction. L'emploi dans le transport et la logistique a diminué», détaille le département du Travail dans son communiqué.

La hausse du taux de chômage malgré des créations d'emplois toujours nombreuses est notamment due au fait que plus d'un demi-million de personnes sont entrées sur le marché du travail au cours du mois d'août.

«Les salaires ont décéléré et le taux de chômage a atteint son plus haut niveau depuis février 2022 grâce à une forte augmentation de la population active», a ainsi commenté Rubeela Farooqi, cheffe économiste pour High Frequency Economics.

Une pénurie de main d'oeuvre depuis le Covid a en effet poussé les employeurs à relever les salaires. C'était une bonne nouvelle pour les travailleurs, mais cela a contribué à faire flamber l'inflation.

Un retour durable de l'inflation à un niveau acceptable passe donc par une «détente des conditions du marché de l'emploi», a récemment déclaré le président de la banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell.

- «Assouplissement» -

La Fed est en première ligne pour faire ralentir l'inflation. Son principal outil pour y parvenir est de relever son principal taux directeur, ce qui pousse les banques à proposer à leur tour des crédits à des taux plus élevés aux ménages et aux entreprises. Ceux-ci sont moins enclins alors à consommer ou investir, ce qui desserre la pression sur les prix.

La question est désormais de savoir si elle prolongera ou non les hausses lors de sa prochaine réunion, les 19 et 20 septembre. Elle l'a fait à 11 reprises depuis mars 2022, portant ses taux au plus haut depuis 22 ans, dans une fourchette de 5,25 à 5,50%.

«Un ralentissement des pressions salariales et une hausse du taux d'activité sont encourageants, confirmant un certain assouplissement des conditions du marché du travail, conforme à ce que souhaitent les responsables de la Fed. Nous pensons que ces données plaident en faveur d'une absence de hausse des taux» lors de la réunion de septembre, anticipe Rubeela Farooqi.

Certains secteurs peinent toujours à trouver suffisamment de main d'oeuvre. Par exemple, en pleine période de rentrée scolaire, la ville de Philadelphie (Pennsylvanie) n'a pas assez de chauffeurs de bus, et offre 300 dollars par mois aux parents qui n'utilisent pas le bus scolaire, le fameux schoolbus jaune, mais déposent eux-mêmes leur enfant à l'école.

Mais l'inflation, qui ralentissait depuis des mois, est repartie à la hausse en juillet, tirée par les prix des logements. Elle s'est établie à 3,2% sur un an, contre 3,0% le mois précédent, selon l'indice CPI du département du Travail, et qui fait référence.

Et la consommation est restée très solide en juillet, bien que ce soient surtout les services, et non les biens, qui aient profité de cette bonne santé.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.