La Corée du Nord tire «plusieurs missiles de croisière» en mer Jaune

Cette photo prise le 22 mars 2023 et publiée par l'agence de presse officielle nord-coréenne Korean Central News Agency (KCNA) le 24 mars 2023 montre le dirigeant nord-coréen Kim Jong UN guidant un exercice de lancement des unités de missiles de croisière stratégiques "Hwasal" dans un lieu non divulgué en Corée du Nord. (Photo par KCNA VIA KNS / AFP)
Cette photo prise le 22 mars 2023 et publiée par l'agence de presse officielle nord-coréenne Korean Central News Agency (KCNA) le 24 mars 2023 montre le dirigeant nord-coréen Kim Jong UN guidant un exercice de lancement des unités de missiles de croisière stratégiques "Hwasal" dans un lieu non divulgué en Corée du Nord. (Photo par KCNA VIA KNS / AFP)
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Publié le Samedi 02 septembre 2023

La Corée du Nord tire «plusieurs missiles de croisière» en mer Jaune

  • Un nombre non précisé de missiles de croisière a été lancé vers 04H00 (19H00 GMT) en direction de la mer Jaune, a déclaré samedi l'état-major interarmées (JCS) dans un communiqué
  • Mardi, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un s'est rendu à un poste de commandement d'entraînement où il a détaillé ses futurs plans de guerre, y compris des «frappes simultanées très intenses» sur des postes militaires clés au Sud

SÉOUL, Corée Du Sud : La Corée du Nord a tiré tôt samedi plusieurs missiles de croisière au large de sa côte ouest, a indiqué l'armée sud-coréenne.

Un nombre non précisé de missiles de croisière a été lancé vers 04H00 (19H00 GMT) en direction de la mer Jaune, a déclaré samedi l'état-major interarmées (JCS) dans un communiqué, ajoutant que les spécifications des missiles étaient en cours d'évaluation.

«Nous avons renforcé la surveillance et le contrôle et nous maintenons un état de préparation maximal en étroite coordination avec les Etats-Unis», a fait savoir le JCS.

Ces tirs interviennent trois jours après que Pyongyang a lancé deux missiles balistiques à courte portée dans le cadre d'une «simulation de frappe nucléaire tactique» en réaction aux exercices militaires annuels conjoints, Ulchi Freedom Shield, entre les Etats-Unis et la Corée du Sud, qui exaspèrent toujours le pays reclus.

Pyongyang considère ces exercices comme une répétition d'invasion de son territoire, tandis que les deux alliés affirment qu'ils sont de nature défensive.

Mardi, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un s'est rendu à un poste de commandement d'entraînement où il a détaillé ses futurs plans de guerre, y compris des «frappes simultanées très intenses» sur des postes militaires clés au Sud.

La Corée du Nord a procédé à un nombre record d'essais d'armes cette année et effectué la semaine dernière sa deuxième tentative de mise en orbite d'un satellite espion, qui s'est soldée par un échec.

En réponse, Séoul et Washington ont renforcé leur coopération en matière de défense, en organisant des manœuvres militaires conjointes impliquant des avions furtifs de pointe et des moyens stratégiques américains.

Les relations entre les deux Corées sont au plus bas depuis des années et la diplomatie est au point mort après l'échec des tentatives de discussion sur la dénucléarisation de Pyongyang.

Kim Jong Un a déclaré que la Corée du Nord était une puissance nucléaire «irréversible» et a appelé à une intensification de la production d'armes, y compris d'armes nucléaires tactiques.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com