Riyad accueille les Jeux asiatiques de 2034 : «tous les athlètes sont les bienvenus»

Le président du Conseil olympique d'Asie (COA), Sheikh Ahmad al-Fahad al-Sabah, et le ministre saoudien des Sports et de la Jeunesse, le prince Abdelaziz ben Turki al-Faisal al-Saud, posent pour une photographie durant la 39e réunion de l'Assemblée générale du Conseil olympique d'Asie (COA) dans la capitale omanaise, Muscat, le 16 décembre 2020 (Photo, AFP/Archives).
Le président du Conseil olympique d'Asie (COA), Sheikh Ahmad al-Fahad al-Sabah, et le ministre saoudien des Sports et de la Jeunesse, le prince Abdelaziz ben Turki al-Faisal al-Saud, posent pour une photographie durant la 39e réunion de l'Assemblée générale du Conseil olympique d'Asie (COA) dans la capitale omanaise, Muscat, le 16 décembre 2020 (Photo, AFP/Archives).
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Publié le Jeudi 17 décembre 2020

Riyad accueille les Jeux asiatiques de 2034 : «tous les athlètes sont les bienvenus»

  • Les Jeux asiatiques se déroulent tous les quatre ans, et constituent l'un des plus grands tournois au monde
  • «Nous avons déjà accueilli de nombreux événements internationaux, avec des participants venus de pays avec lesquels nous n'avons pas de relations diplomatiques»

LONDRES: Le prince Fahd ben Jalawi ben Abdul Aziz a assuré à un groupe d’athlètes que tous seraient les bienvenus en Arabie saoudite pour les Jeux asiatiques de 2034, peu importe leur nationalité.

Riyad a remporté mercredi l'un des événements sportifs les plus prestigieux au monde, à l'issue d'une réunion du Conseil olympique d'Asie dans la capitale omanaise Muscat.

Même les athlètes originaires de pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques avec l'Arabie saoudite peuvent se réjouir de participer. La rencontre sportive continentale risque d’attirer des concurrents de tous les coins de l'Asie.

«Nous sommes dans le domaine du sports, et tous les athlètes sont invités à participer aux événements sportifs en Arabie saoudite», a affirmé le prince Fahd. «Nous avons déjà accueilli de nombreux événements internationaux, avec des participants venus de pays avec lesquels nous n'avons pas de relations diplomatiques».

Le prince rappelle que l'Arabie saoudite est étroitement alignée avec les principes du mouvement olympique moderne. «Depuis ses débuts en 1896, le mouvement olympique repose sur trois bases principales: le respect, l'excellence et l'amitié. C’est le cas depuis 126», ajoute le prince qui est aussi directeur général du comité de la candidature aux Jeux asiatiques.

Les Jeux asiatiques se déroulent tous les quatre ans, et constituent l'un des plus grands tournois au monde. L'édition 2018, qui s'est tenue en Indonésie, a attiré plus de 11000 athlètes de 45 pays, qui ont participé à 465 événements repartis sur 40 disciplines sportives. L'événement aura lieu en 2022 dans la ville chinoise de Hangzhou avant de se déplacer vers Nagoya au Japon puis vers Doha en 2030.

Remporter les Jeux en 2034 est un coup de maître pour l'Arabie saoudite. Le sport est l'un des principaux piliers de la Vision 2030, ce projet exhaustif se veut le catalyseur d’une société dynamique avec une économie diversifiée et prospère.

Les Jeux asiatiques peuvent non seulement inspirer la nation sur le plan sportif, ils offrent aussi des avantages dans d'autres domaines.

«Nous objectif principal reste les jeunes, et notre peuple en général», a ajouté le prince Fahd. «Accueillir ce type d’événement signifie à coup sûr la création de nouveaux emplois, en plus de l’impact considérable sur le tourisme et l’économie».

L'Arabie saoudite guette aussi les bonnes nouvelles du côté de la Coupe d'Asie de football en 2027. Elle a présenté son dossier de candidature à la Confédération asiatique de football à Kuala Lumpur lundi.

«Aujourd'hui marque une étape importante dans nos efforts pour accueillir la Coupe d'Asie de la Ligue des champions asiatique (l'AFC) pour la première fois en 2027», précise le secrétaire général de la Fédération saoudienne de football, Ibrahim Al-Kassim.

«Avec le soutien de notre gouvernement toujours dévoué, du robuste secteur privé, sans oublier celui de nos millions de fans de football, nous n’avons aucun doute que le Royaume dans son ensemble se dresse derrière cette importante candidature. Je suis très fier des efforts de notre équipe (..) et je suis vraiment reconnaissant pour tout le soutien que nous avons eu jusqu'à présent de la part de tous les pays asiatiques».

L'Arabie saoudite est en compétition avec l'Inde, l'Iran, le Qatar et l'Ouzbékistan pour la Coupe d'Asie. La décision sera rendue en 2021.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

 


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.