Avant le sommet du G20 en Inde, Modi appelle à financer la lutte pour le climat

Le sommet du G20 des 9 et 10 septembre est la prochaine grande série de négociations dans un calendrier chargé de réunions cruciales pour l'action contre le réchauffement, avant la conférence de l'ONU sur le climat aux Émirats arabes unis. (AFP).
Le sommet du G20 des 9 et 10 septembre est la prochaine grande série de négociations dans un calendrier chargé de réunions cruciales pour l'action contre le réchauffement, avant la conférence de l'ONU sur le climat aux Émirats arabes unis. (AFP).
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Publié le Vendredi 08 septembre 2023

Avant le sommet du G20 en Inde, Modi appelle à financer la lutte pour le climat

  • Dans un contexte de températures record et meurtrières à travers le monde, les militants pour le climat n'ont de cesse de s'alarmer
  • Lors d'une réunion des ministres de l'Energie du G20 en juillet, ils n'avaient pas réussi à s'accorder sur une feuille de route visant à réduire progressivement l'utilisation des combustibles fossiles

NEW DELHI: Le Premier ministre indien Narendra Modi a déclaré jeudi que les dirigeants du sommet du G20 qu'il préside ce week-end à Delhi doivent aider financièrement et technologiquement les pays en développement à lutter contre le changement climatique.

Dans un contexte de températures record et meurtrières à travers le monde, les militants pour le climat n'ont de cesse de s'alarmer, en particulier pour les pays en développement, si le G20 ne parvient pas à un consensus.

Selon M. Modi, l'Inde a soi-disant pris les rênes du "Sud global", avec l'ambition d'être une tête de pont entre les pays développés et en développement.

"De nombreux pays du Sud se trouvent à différents stades de développement et l'action en faveur du climat doit se poursuivre de façon complémentaire", a écrit M. Modi dans une tribune publiée par plusieurs médias indiens et des quotidiens internationaux, notamment en Grande-Bretagne et au Japon.

Au niveau mondial, les pays riches n'ont pas encore tenu leur promesse de fournir aux pays pauvres, d'ici à 2020, 100 milliards de dollars par an de financement pour le climat, ce qui fait douter que les pollueurs aideront les pays à la fois vulnérables et les moins responsables du réchauffement, à relever les défis du changement climatique.

Le G20 est composé de 19 pays et de l'Union européenne, qui représentent environ 85% du PIB mondial et une part équivalente des émissions de carbone.

"Les ambitions en matière d'action climatique doivent s'accompagner d'actions en matière de financement du climat et de transfert de technologies", a ajouté M. Modi.

"Nous pensons qu'il est nécessaire de passer d'une attitude purement restrictive sur ce qui ne doit pas être fait à une attitude plus constructive axée sur ce qui peut être fait pour lutter contre le changement climatique", a-t-il ajouté.

Lors d'une réunion des ministres de l'Energie du G20 en juillet, ils n'avaient pas réussi à s'accorder sur une feuille de route visant à réduire progressivement l'utilisation des combustibles fossiles, ni même à mentionner le charbon, combustible sale qui reste une source d'énergie essentielle pour des économies telles que l'Inde et la Chine.

Ces deux géants asiatiques comptent parmi les plus grands pollueurs de la planète, mais ils affirment que les pollueurs historiques de l'Occident doivent assumer une responsabilité beaucoup plus importante dans la crise climatique mondiale actuelle.

Le consensus du G20 sur l'énergie et le climat a achoppé sur la résistance de pays qui craignent qu'une transition pour l'abandon des combustibles fossiles ne porte atteinte à leur économie.

"En raison de l'impact du changement climatique, il sera essentiel de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle", a fait valoir M. Modi, précisant que l'une des solutions consistait à "stimuler l'agriculture intelligente face au climat".

"La technologie est un facteur de transformation, mais elle doit aussi être accessible à tous", a-t-il souligné.

Le sommet du G20 des 9 et 10 septembre est la prochaine grande série de négociations dans un calendrier chargé de réunions cruciales pour l'action contre le réchauffement, avant la conférence de l'ONU sur le climat aux Émirats arabes unis qui débuteront en novembre.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.