Dubaï accueillera le Forum des entreprises et de la philanthropie sur le climat pendant la COP28

Les Émirats arabes unis accueilleront le Forum des entreprises et de la philanthropie sur le climat ainsi que la COP28 à Dubaï (Photo, AFP).
Les Émirats arabes unis accueilleront le Forum des entreprises et de la philanthropie sur le climat ainsi que la COP28 à Dubaï (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 07 septembre 2023

Dubaï accueillera le Forum des entreprises et de la philanthropie sur le climat pendant la COP28

  • Le forum se tiendra parallèlement à la 28e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui se déroulera du 30 novembre au 12 décembre
  • L’événement vise à «obtenir des résultats concrets», selon le président désigné

LONDRES: Les Émirats arabes unis accueilleront plus de 500 décideurs politiques, chefs d’entreprise et philanthropes du monde entier à l’occasion du Forum des entreprises et de la philanthropie sur le climat, qui se tiendra les 1er et 2 décembre à Dubaï.

L’objectif de la réunion est de faire avancer les progrès intersectoriels vers les objectifs de neutralité carbone et de respect de la nature, a rapporté jeudi l’Agence de presse émiratie (WAM).

Les participants discuteront de priorités clés telles que la garantie d’une transition énergétique équitable, l’accélération du transfert de technologies, la réduction des risques liés aux investissements verts et la mise en place d’investissements efficaces en matière de conservation de la nature, a-t-elle précisé.

Le forum se tiendra parallèlement à la 28e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui se déroulera du 30 novembre au 12 décembre.

«Pour briser le statu quo et résoudre le problème du financement de la lutte contre le changement climatique, il est nécessaire que tout le monde agisse», a déclaré Sultan ben Ahmed al-Jaber, président désigné de la COP28.

«Nous sommes déterminés à faire en sorte que tout ce qui se passe à la COP28 soit entièrement inclusif et nous voulons réunir les principales parties prenantes pour qu’elles travaillent à des solutions collectives. C’est pourquoi j’organise le Forum des entreprises et de la philanthropie sur le climat afin d’obtenir des résultats concrets des secteurs privé et philanthropique qui pourront être présentés aux plus hauts niveaux de la COP28.»

«Les entreprises et les philanthropes doivent jouer un rôle de premier plan dans la réalisation des objectifs de neutralité carbone et dans le développement durable, et la COP28 leur fournira une plate-forme pour y parvenir», a-t-il ajouté. 

Le forum sera présidé par Badr Jafar, représentant spécial de la COP28 pour les affaires et la philanthropie.

«Le secteur privé est le plus prometteur pour accélérer la réalisation de nos objectifs mondiaux en matière de climat et d’environnement. C’est pourquoi la COP28 veillera à ce que les entreprises et les philanthropes soient considérés comme des partenaires essentiels», a souligné M. Jafar. 

Le prochain forum servira de «plate-forme d’action, brisant les cloisonnements entre les secteurs et réunissant les parties prenantes de toutes les régions du monde autour de résultats qui changent la donne et qui reposent sur le programme d’action de la COP28», a-t-il ajouté.

«Ceci est nécessaire pour fournir des solutions évolutives qui peuvent transformer positivement la vie de milliards de personnes.»

Environ 70 000 personnes sont attendues à la COP28 aux Émirats arabes unis, dont des chefs d’État, des représentants du gouvernement, des chefs d’entreprise et des universitaires.

L’un des objectifs de la conférence est de réaliser une évaluation des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs climatiques définis par l’accord de Paris.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".