Avant la COP28, les Émirats arabes unis accueillent un sommet mondial sur le climat destiné aux chefs religieux

Abu Dhabi accueillera le sommet mondial des dirigeants religieux les 6 et 7 novembre, en amont de la COP28. (Fichier: Reuters)
Abu Dhabi accueillera le sommet mondial des dirigeants religieux les 6 et 7 novembre, en amont de la COP28. (Fichier: Reuters)
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Publié le Jeudi 07 septembre 2023

Avant la COP28, les Émirats arabes unis accueillent un sommet mondial sur le climat destiné aux chefs religieux

  • Les chefs religieux des principales religions du monde discuteront de leurs responsabilités éthiques dans la gestion de la crise climatique 
  • La COP28 aux EAU devrait attirer environ 70 000 personnes, parmi lesquelles des chefs d'État, des responsables gouvernementaux et des dirigeants d'entreprises internationales 

LONDRES: Abu Dhabi accueillera un sommet mondial des leaders religieux les 6 et 7 novembre afin de souligner le rôle essentiel joué par les communautés religieuses dans la lutte contre le changement climatique, a rapporté mercredi l'agence de presse des Émirats arabes unis. 

Ce sommet de deux jours aura lieu avant la 28e Conférence des parties de la convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques (COP28), qui se tiendra à Dubaï du 30 novembre au 12 décembre. 

Il sera organisé par le Conseil des sages musulmans (MCE), en partenariat avec la présidence de la COP28, le Programme des nations unies pour l'environnement (PNUE) et l'Église catholique, et sera placé sous le patronage du président des Émirats arabes unis (EAU), le cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyane. 

Des responsables des principales religions du monde ainsi que des universitaires et des experts en environnement devraient participer à cette rencontre afin de discuter de leurs responsabilités éthiques face à la crise climatique. 

La réunion se penchera également sur la manière dont la foi et la science peuvent fusionner pour combler le fossé entre les preuves empiriques et les enseignements spirituels, sur la manière de faire entendre la voix des chefs religieux pour améliorer la justice climatique et sur les moyens d'impliquer les communautés de base dans le développement durable. 

«Alors que notre monde s’apprête à subir des dommages climatiques irréversibles qui ne pourront être contrés que par un effort collectif, le sommet préliminaire des chefs religieux pour la COP28 intervient à un moment crucial. L'intensification de l'action climatique dans tous les secteurs de la société, l'éradication de l'ignorance sur le changement climatique et la sensibilisation aux questions environnementales sont devenues impératives», souligne le secrétaire général du MCE, Mohamed Abdelsalam. 

Le directeur général de la COP28, Majid al-Suwaidi, précise pour sa part: «L'inclusion est le fondement de la présidence de la COP28. Les communautés et les organisations confessionnelles jouent un rôle crucial en permettant au monde d’affronter le changement climatique.» 

«Notre objectif est de proposer une tribune mondiale pour encourager l'engagement religieux et le dialogue interconfessionnel afin de susciter des objectifs ambitieux et des actions concrètes pour faire face à la crise climatique.» 

M. Al-Suwaidi ajoute que le MCE et le PNUE accueilleront conjointement le Pavillon de la foi à la COP28, le premier du genre dans ce type d’événement. 

La COP28 aux EAU devrait attirer environ 70 000 personnes, parmi lesquelles des chefs d'État, des responsables gouvernementaux, des dirigeants d'entreprises internationales, des représentants du secteur privé, des universitaires, des experts, des jeunes et des acteurs privés. 

Elle procédera au tout premier bilan mondial, une évaluation complète des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs climatiques, conformément à l'accord de Paris. 

 Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.