Séisme au Maroc: cinq choses à savoir sur Marrakech, la «ville ocre»

Des touristes se promènent dans la vieille ville de Marrakech, au Maroc, le 12 mai 2022. (AFP/FADEL SENNA)
Des touristes se promènent dans la vieille ville de Marrakech, au Maroc, le 12 mai 2022. (AFP/FADEL SENNA)
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Publié le Mercredi 13 septembre 2023

Séisme au Maroc: cinq choses à savoir sur Marrakech, la «ville ocre»

  • Située dans le centre-sud du pays, Marrakech se classe parmi les cinq premières villes du royaume en termes de population, derrière Casablanca et Tanger, avec environ un million d'habitants
  • Première destination touristique au Maroc, elle accueille chaque année plus de deux millions de touristes, qui viennent visiter la ville et ses environs, mais aussi explorer les montagnes de l'Atlas voisin

PARIS: Surnommée la "ville ocre", haut lieu du tourisme marocain, Marrakech a été frappée par un puissant séisme dans la nuit de vendredi à samedi qui a fait au moins 1 037 morts, principalement dans son arrière-pays rural montagneux et difficile d'accès.

Voici cinq choses à savoir sur cette cité impériale qu'on surnomme encore la "perle du sud".

Pôle touristique 

Située dans le centre-sud du pays, Marrakech se classe parmi les cinq premières villes du royaume en termes de population, derrière Casablanca et Tanger, avec environ un million d'habitants (chiffre d'un recensement de 2020).

Mais c'est surtout la première destination touristique au Maroc: elle accueille chaque année plus de deux millions de touristes, qui viennent visiter la ville et ses environs, mais aussi explorer les montagnes de l'Atlas voisin.

Sa médina, ou vieille ville, est l'une des plus vastes d'Afrique du Nord: elle s'étend sur 700 hectares. Elle recèle des trésors d'architecture comme la mosquée de la Koutoubia et son minaret de 77 mètres de haut. Cette médina est classée depuis 1985 au patrimoine mondial de l'Unesco.

Célèbre place Jemaa el-Fna 

Avec ses dresseurs de singes, ses marchands et vendeurs de jus de fruits, la place Jemaa el-Fna est le coeur battant de Marrakech: en temps normal, des milliers de touristes s'y croisent chaque jour.

Ce lieu, qui avait été touché en 2011 par un attentat, est célèbre pour accueillir toute la journée et une partie de la nuit des conteurs de rues, danseurs, chanteurs arabes ou berbères.

Datant du XIe siècle, Jemaa el-Fna, située à l'entrée de Marrakech, a été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco en 2001.

Des centaines de personnes ont afflué vers cette place pour y passer la nuit de vendredi à samedi, de crainte de répliques du tremblement de terre, selon une correspondante de l'AFP.

Vaste palmeraie

La palmeraie de Marrakech, l'une des plus anciennes du pays (XIe siècle), constitue un autre point d'attraction touristique important.

Située dans le nord de la ville, elle est constituée de plus de 100.000 palmiers, s'étend sur 16.000 hectares et est irriguée par un système complexe de puits et canaux.

Musée Yves Saint Laurent

Le musée Yves Saint Laurent de Marrakech rappelle l'attachement du styliste français pour la ville ocre où il achète en 1980, avec Pierre Bergé, la villa Oasis, dont les jardins ont appartenu au peintre orientaliste français Jacques Majorelle.

Ce musée à l'architecture moderne a été inauguré en 2017, près du Jardin Majorelle qui était le lieu de vie de Saint Laurent au Maroc.

Course aux riads

Inspiré par Yves Saint Laurent et par d'autres célébrités venues en villégiatures dans la cité, de nombreux Européens, Français en tête, ont investi à partir du début des années 2000 dans les riads, ces maisons traditionnelles avec patio central ou jardin intérieur, de la vieille ville de Marrakech.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.


Plus d’un million de Libanais risquent de souffrir de la faim d’ici août, avertit l’ONU

Les femmes et les enfants continuent d’être touchés de manière disproportionnée. (AFP/Archives)
Les femmes et les enfants continuent d’être touchés de manière disproportionnée. (AFP/Archives)
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  • Les récents progrès en matière de sécurité alimentaire ont été anéantis par une forte escalade de la violence, replongeant le Liban dans un état de crise, selon des analystes
  • Cette situation intervient alors que les autorités israéliennes émettent un nouvel ordre de déplacement visant 16 zones du sud du Liban, enjoignant les habitants à se rendre dans la ville voisine de Saïda

​​​​​​NEW YORK : Plus d’un million de personnes au Liban risquent de faire face à une insécurité alimentaire aiguë dans les mois à venir, alors que la violence, les déplacements massifs et les difficultés économiques aggravent une situation humanitaire déjà fragile, a averti l’ONU mercredi.

Cette annonce intervient le même jour où les autorités israéliennes ont émis un nouvel ordre de déplacement pour 16 zones situées au sud du fleuve Litani, demandant aux habitants de se relocaliser dans la ville voisine de Saïda.

Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que ce nouvel ordre accentue les pressions liées aux déplacements à travers le pays, alors que les civils continuent de payer le prix des hostilités en cours.

Les femmes et les enfants restent particulièrement touchés, a-t-il ajouté, avec des rapports faisant état d’une hausse des détresses psychologiques. Beaucoup font face à des difficultés accrues liées au déplacement, à la séparation familiale et à la dégradation des conditions économiques. Les abris surpeuplés augmentent également le risque de violences basées sur le genre, aggravant encore la vulnérabilité des populations déplacées.

« Nous et nos partenaires répondons aux besoins croissants là où l’accès le permet », a déclaré Dujarric aux journalistes à New York, tout en soulignant que les opérations humanitaires restent limitées par un accès restreint aux zones touchées.

La crise est encore aggravée par la détérioration des conditions de sécurité alimentaire. Une nouvelle analyse de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et du Programme alimentaire mondial conclut que les progrès récents ont été inversés par la récente escalade de la violence, replongeant le Liban dans une situation de crise.

Les dernières données de la Classification intégrée des phases de la sécurité alimentaire indiquent qu’environ 1,24 million de personnes — soit près d’une sur quatre parmi celles évaluées — devraient faire face à une insécurité alimentaire de « phase 3 » (niveau de crise) ou pire d’ici août. Cela signifie que les ménages sont contraints d’adopter des stratégies d’adaptation sévères, comme sauter des repas ou vendre des biens essentiels pour pouvoir se nourrir.

Malgré l’ampleur de la crise, le financement des efforts humanitaires reste gravement insuffisant. L’appel éclair pour le Liban n’a jusqu’à présent recueilli qu’un peu plus de 117 millions de dollars, soit seulement 38 % des 308 millions nécessaires pour répondre aux besoins les plus urgents.

Dujarric a averti que sans un soutien financier immédiat supplémentaire et un meilleur accès humanitaire, la situation risque de se détériorer davantage, exposant des millions de personnes à un risque accru de faim et de précarité dans les mois à venir. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com