Le président égyptien rencontre les dirigeants allemand et turc en marge du sommet du G20 en Inde

Les deux dirigeants ont discuté des liens bilatéraux et de la coopération énergétique entre leurs pays. (Twitter : @trpresidency)
Les deux dirigeants ont discuté des liens bilatéraux et de la coopération énergétique entre leurs pays. (Twitter : @trpresidency)
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Publié le Dimanche 10 septembre 2023

Le président égyptien rencontre les dirigeants allemand et turc en marge du sommet du G20 en Inde

  • El-Sisi souligne le besoin urgent de traiter le problème de la dette des pays en développement
  • Les efforts de lutte contre l'immigration clandestine ont également été abordés, de même que les questions régionales et internationales, notamment le conflit au Soudan et la guerre entre la Russie et l'Ukraine

LE CAIRE : Le président égyptien Abdel Fattah El-Sisi a rencontré dimanche le chancelier allemand Olaf Scholz en marge du sommet du G20 en Inde.

Les dirigeants ont discuté des initiatives de coopération économique en cours et à venir, ainsi que des possibilités d'accroître les investissements allemands en Égypte, en particulier dans les secteurs des transports, de l'industrie et de l'énergie, a déclaré le porte-parole du président, Ahmed Fahmy.

Les efforts de lutte contre l'immigration clandestine ont également été abordés, de même que les questions régionales et internationales, notamment le conflit au Soudan et la guerre entre la Russie et l'Ukraine.

Dimanche, El-Sisi s'est entretenu avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, à New Delhi, lors d'une réunion parallèle.

Dans un discours prononcé lors de la séance de clôture du sommet, le dirigeant égyptien a déclaré : « Parler de l'avenir m'amène à souligner les grands espoirs placés dans la transformation technologique pour décupler la productivité et créer de nouveaux emplois pour la croissance et l'investissement. »

« Toutefois, pour assurer un avenir meilleur à l'humanité dans son ensemble, il est nécessaire de combler l'énorme fossé technologique entre les pays afin que le progrès technologique ne devienne pas un facteur supplémentaire d'inégalité. »

« Ce n'est un secret pour personne que les inquiétudes grandissent depuis des années quant à l'impact de l'automatisation et de l'intelligence artificielle sur l'avenir de l'emploi. »

« Cela pourrait avoir un double impact social et économique négatif sur les pays en développement qui dépendent d'industries à forte intensité de main-d'œuvre. Cela pourrait également mettre en péril les progrès réalisés dans les efforts de développement », a ajouté El-Sisi.

Appelant à une coopération multilatérale sur les questions mondiales, il a indiqué : « Nous devons relever rapidement les défis existants avant qu'ils ne s'aggravent et ne provoquent des crises difficiles à résoudre. »

« Il est urgent de s'attaquer au problème de la dette des pays en développement, qui a pris des dimensions dangereuses en raison de son poids élevé, non seulement dans les pays à faible revenu, mais aussi dans les pays à revenu intermédiaire. »

« Cette question nécessite des solutions rapides et décisives pour éviter l'éclatement d'une crise mondiale de la dette. »

« Notre engagement en faveur du programme de développement durable et des objectifs de l'Accord de Paris sur le changement climatique nous impose de garantir la disponibilité des financements nécessaires et d'améliorer le système de financement international et les pratiques des banques multilatérales de développement. »

« Cela peut être réalisé en stimulant leur capacité de prêt, en particulier en fournissant des financements concessionnels, tout en veillant à ce que le financement du climat ne se fasse pas au détriment de celui du développement ».

« En tant que président égyptien de la COP27, je voudrais réitérer l'importance de donner les moyens de mise en œuvre, en termes de financement, par le biais du respect des engagements des pays développés, en plus du transfert de technologie », a ajouté El-Sisi.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.