Maroc: Ebranlé mais pas isolé, la main tendue des pays arabes au lendemain du séisme

Un avion qatari est chargé de colis d'aide d'urgence aux victimes du tremblement de terre marocain dans une base aérienne de Doha (Photo, AFP).
Un avion qatari est chargé de colis d'aide d'urgence aux victimes du tremblement de terre marocain dans une base aérienne de Doha (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mercredi 13 septembre 2023

Maroc: Ebranlé mais pas isolé, la main tendue des pays arabes au lendemain du séisme

  • Des équipes de recherche, en collaboration avec l'Autorité saoudienne du Croissant-Rouge, ont été déployées pour participer aux opérations de secours
  • Les provinces d'Al Haouz et Taroudant, au sud de Marrakech, sont les plus touchées, avec respectivement 1293 et 452 décès

CASABLANCA: Le tremblement de terre qui a secoué le Maroc continue de faire des victimes, et le dernier bilan publié par le ministère de l'Intérieur ce dimanche après-midi est glaçant : 2 681 morts et 2 700 blessés. Les provinces d'Al Haouz et Taroudant, au sud de Marrakech, sont les plus touchées, avec respectivement 1293 et 452 décès. Face à cette tragédie, les pays arabes se mobilisent dans un élan de solidarité qui ne laisse pas indifférents les sinistrés.

L'Arabie saoudite: la main tendue
À la lumière des instructions émises par le roi Salmane et le prince héritier Mohammed ben Salmane, le Centre d'aide humanitaire et de secours du roi Salmane KSrelief a rapidement mis en place un pont aérien. Cette initiative, loin d'être un geste isolé, s'inscrit dans la lignée du rôle humanitaire de l'Arabie Saoudite sur la scène internationale. Des équipes de recherche et de sauvetage, en collaboration avec l'Autorité saoudienne du Croissant-Rouge, ont été déployées pour participer aux opérations de secours et d'aide humanitaire auprès des victimes. Ce soutien témoigne de la volonté mainte fois éprouvée du royaume à se tenir aux côtés des pays arabes en temps de crise.

Charité bien ordonnée
Le Président émirati, Sheikh Mohamed ben Zayed, a non seulement exprimé ses condoléances, mais a également ordonné la mise en place d'un couloir aérien humanitaire. En coordination avec les initiatives de bienfaisance affiliées à Mohammed Ben Rashid Al Maktoum, cette action vise à fournir une aide matérielle immédiate aux sinistrés. Le Vice-Président et Premier ministre Sheikh Mohammed ben Rashid Al Maktoum a également transmis ses vœux de rétablissement aux victimes du tremblement de terre, illustrant ainsi la communauté d'esprit et de coeur qui unit les nations arabes. 

De l'OCI à l'Algérie
Le Qatar, le Koweït, Bahreïn, Oman, l'Algérie, l'Égypte et la Jordanie ont également rejoint les rangs de cette solidarité arabe. Des condoléances aux promesses d'aide humanitaire et médicale, chaque pays apporte sa pierre à l'édifice de l'entraide. L'Algérie a même offert d'ouvrir son espace aérien pour des vols humanitaires et médicaux en direction du Maroc. La Jordanie, l'Égypte et d'autres ont affirmé leur solidarité inébranlable, souhaitant un rétablissement rapide pour les blessés et exprimant leur sympathie pour les familles des victimes.

L'Organisation de la Coopération Islamique (OCI) a également exprimé sa solidarité et son soutien au Maroc. Dans une déclaration, le Secrétaire général de l'OCI, Hissein Brahim Taha, a rendu hommage aux victimes et a affirmé le soutien de l'organisation en ces temps difficiles.

Le Maroc, dans sa douleur, n'est pas seul. Dans le sillage de cette calamité, ces gestes d'entraide et de fraternité rappellent que même dans les heures les plus sombres, subsiste un élan de générosité témoin de ce que d'aucuns ont qualifié de communauté de destin.   


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Short Url
  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
Short Url
  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.

 

 


Les Houthis du Yémen visent à nouveau Israël et entrent dans la guerre au Moyen-Orient

Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois. (AFP)
Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois. (AFP)
Short Url
  • Le groupe rebelle a ainsi ciblé Israël pour la première fois depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran
  • Alors que le trafic maritime mondial est largement perturbé par le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, l'entrée des Houthis dans le conflit pourrait encore aggraver la situation

TEHERAN: Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois.

Leur porte-parole a affirmé dans un communiqué sur X que les Houthis avaient lancé "des missiles de croisière et des drones" en direction de "plusieurs objectifs vitaux et militaires" en Israël.

Le groupe rebelle a ainsi ciblé Israël pour la première fois depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran.

Alors que le trafic maritime mondial est largement perturbé par le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, l'entrée des Houthis dans le conflit pourrait encore aggraver la situation: le groupe avait mené de nombreuses attaques contre les navires commerciaux en mer Rouge entre 2023 et 2025, pendant la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.

En parallèle, l'Iran poursuit ses frappes de riposte, en Israël et à travers le Golfe.

Le port omanais de Salalah, situé à l'extérieur du détroit d'Ormuz sur la mer d'Arabie, a été évacué après une attaque de drones. Ses opérations ont été suspendues pour 48 heures, d'après l'armateur danois Maersk.

Universités américaines menacées 

Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé tôt dimanche de frapper les universités américaines dans la région, après avoir fait état de deux universités en Iran endommagées par des frappes américano-israéliennes.

"Si le gouvernement américain veut que ses universités dans la région ne subissent pas de représailles (...), il doit condamner le bombardement des universités dans un communiqué officiel avant lundi 30 mars à midi", ont déclaré les Gardiens de la Révolution dans un communiqué publié par des médias iraniens.

De nombreuses universités américaines possèdent des campus dans les pays du Golfe, comme l'université Texas A&M, implantée au Qatar, ou encore la New York University, aux Emirats arabes unis.

Les Etats-Unis avaient condamné avant cela "avec la plus grande fermeté" les attaques "perpétrées en Irak par les milices terroristes agissant pour le compte de l'Iran", et notamment celle "contre la résidence privée du président de la région du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani".

Des attaques qui ont notamment pris pour cible l'ambassade américaine à Bagdad.

A Téhéran, de nouvelles explosions ont été entendues dans la soirée de samedi par des journalistes de l'AFP, dans la partie est de la capitale, déjà lourdement bombardée la nuit d'avant.

Préparatifs du Pentagone 

Les efforts diplomatiques se multiplient ces derniers jours pour tenter de mettre fin à la guerre, et des responsables turcs, pakistanais, égyptiens et saoudiens doivent se réunir dimanche et lundi à Islamabad pour des "discussions approfondies".

Les spéculations vont bon train cependant sur le déploiement de troupes américaines sur le territoire iranien.

Selon le Washington Post, qui cite samedi soir des responsables américains, le Pentagone se prépare à des opérations de plusieurs semaines sur le terrain en Iran.

De telles opérations n'iraient pas jusqu'à une invasion à grande échelle de l'Iran, ont souligné les responsables américains sous couvert de l'anonymat, mais impliqueraient plutôt des raids en territoire iranien à la fois par des membres des forces spéciales et d'autres soldats.

Selon le Washington Post, il n'était pas clair samedi si Donald Trump comptait approuver tout ou partie, voire aucun des plans du Pentagone.

L'armée américaine a annoncé samedi l'arrivée au Moyen-Orient du Tripoli, un navire d'assaut amphibie à la tête d'un groupe naval comprenant "quelque 3.500" marins et soldats du corps des Marines.

Et ces derniers jours, plusieurs médias américains ont rapporté que Donald Trump envisageait d'envoyer prochainement au moins 10.000 militaires au Moyen-Orient.

Lourd tribut des civils 

Un mois après le début de la guerre, les civils continuent de payer un lourd tribut.

En Iran, d'après les médias samedi, au moins 12 personnes ont été tuées par des frappes américano-israéliennes dans la nuit dans différentes régions d'Iran.

Onze personnes ont été blessées samedi par des éclats lors de l'impact d'un missile iranien dans le centre d'Israël, ont annoncé les secours et l'armée.

La situation empire aussi au Liban, entraîné dans la guerre dès le 2 mars lorsque le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël.

Trois journalistes libanais ont été tués samedi par une frappe sur leur véhicule dans le sud du Liban, Israël affirmant avoir visé un membre d'une unité d'élite du Hezbollah.

Depuis début mars, les frappes israéliennes ont fait un millier de morts selon des sources officielles et un million de déplacés dans ce pays.