Crise au Liban: l'envoyé spécial français entame une nouvelle mission

Le Premier ministre libanais Najib Mikati (à droite) s'entretient avec l'envoyé spécial français Jean-Yves Le Drian lors d'une réunion à Beyrouth le 12 septembre 2023. (Photo: DALATI ET NOHRA / AFP )
Le Premier ministre libanais Najib Mikati (à droite) s'entretient avec l'envoyé spécial français Jean-Yves Le Drian lors d'une réunion à Beyrouth le 12 septembre 2023. (Photo: DALATI ET NOHRA / AFP )
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Publié le Mardi 12 septembre 2023

Crise au Liban: l'envoyé spécial français entame une nouvelle mission

  • La visite de l'émissaire du président Emmanuel Macron, la troisième au Liban depuis juin, intervient dans un contexte de blocage politique et d'une crise socio-économique inédite
  • M. Le Drian a au eu mardi des concertations bilatérales avec l'ensemble des forces politiques. Si elles assouplissent leurs positions, il pourrait organiser une réunion globale, selon des sources politiques

BEYROUTH: L'envoyé spécial français au Liban, Jean-Yves Le Drian, a entamé mardi à Beyrouth une nouvelle mission pour tenter de trouver un consensus permettant d'élire un chef de l'Etat dans un pays privé de président depuis plus de dix mois.

La visite de l'émissaire du président Emmanuel Macron, la troisième au Liban depuis juin, intervient dans un contexte de blocage politique et d'une crise socio-économique inédite.

Un bras de fer oppose le Hezbollah pro-iranien et ses alliés à leurs adversaires, aucun camp ne disposant de la majorité au Parlement pour imposer son candidat à la présidence.

M. Le Drian a au eu mardi des concertations bilatérales avec l'ensemble des forces politiques. Si elles assouplissent leurs positions, il pourrait organiser une réunion globale, selon des sources politiques.

L'envoyé spécial a aussi rencontré le président du Parlement, Nabih Berri, le Premier ministre Najib Mikati, qui dirige un gouvernement démissionnaire, et le commandant en chef de l'armée, Joseph Aoun.

A Paris, la porte-parole des Affaires étrangères, Anne-Claire Legendre, a souligné que l'objectif était de faire émerger "une solution consensuelle au Parlement pour sortir de la vacance institutionnelle".

"Nous espérons que les dirigeants libanais entendent l'urgence qui est exprimée par la France", a-t-elle ajouté, précisant que l'émissaire français resterait à Beyrouth jusqu'à vendredi.

La porte-parole a regretté l'"affaiblissement préoccupant des institutions de l'Etat" avec l'absence de gouverneur de la Banque du Liban, dont le mandat a expiré le 31 juillet, et "un Parlement qui ne se réunit plus pour voter les lois indispensables au redressement du pays".

Avant son retour à Beyrouth, Jean-Yves Le Drian a adressé des lettres aux principaux blocs parlementaires, leur demandant quelles devraient être les priorités du futur président et quelles seraient les qualités et les compétences requises du futur chef de l’Etat pour les mettre en œuvre, selon le texte consulté par l’AFP.

Sa mission est menée en coordination avec les Etats-Unis, l'Arabie saoudite, le Qatar et l'Egypte.

Depuis 2020, la France, ancienne puissance mandataire, s'est impliquée dans la recherche d'une solution au Liban, sans parvenir à surmonter les divergences entre les parties politiques.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com